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n'est guère que lorsque (a maladie semble avoir épuisé son action, que les moyens du second ordre trouvent leur application. Ce sont ou des exercices gymnastiques, ou des appareils mécaniques, dont on a dans ces derniers temps vanté outre-mesure les avantages, niais dont on a malheureusement détourné bien des personnes par l’exagération même de leur efficacité, et surtout par la forme que chacun des défenseurs réciproques de ces deux ordres dè moyens a cru devoir donner au développement de ses opinions, (t'oyez Orthopédie , Taille. ) Quand la maladie a porté son action sur les jambes et les a courbées, l’espoir de le redresser au moyen de bottines à tuteurs est rarement fondé, parce que la couslriction qu’ils exerçenl sur les parties n’est propres qu’à diminuer l’action des muscles et à laisser les os sans soutien.
RAGE. — Cette épouvantable maladie, commune à certains animaux chez, lesquels elle se développe spontanément, comine le chien, le loup, le renard, le chat, et qui la transmettent à l’homme, est caractérisée chez ce dernier par un sentiment d’ardeur et de constriciiou à la gorge, une horreur des liquides, une vive exaltation des organes des sens, des convulsions, des accès de fureur, et sa prompte terminaison par la mort.
De quelle nature est le principe de la rage et même en quoi consiste-t-elle ? c’est ce qu’on ignore complètement; l'observation a seulement constaté que (e virus qui la représente n’existait que dans la bavé îles animaux enragés ; car on a injecté de leur sang dans les veines d’autres animaux sans qu'on parvînt à la leur communiquer. Dans l'immense majorité des cas, la rage est communiquée à l’homme par la morsure du chien; les herbivores, qui ne deviennent jamais enragés spontanément, sont impropres à la trans-
meure, «l'abord à cause «le la conformation de leurs mâchoires et de leurs dents, ensuite parce «pie chaque auimal eu ragé ne cherche, dans les accès de la maladie, qu’a exercer ses moyens habituels J'«itta<|ue et «le défense: ainsi, tandis que le chien, le loup, le 1enanl mordent, le clics, il frappe du pied, la vache et la chèvre se ruent de la tôle, etc.
La première chose à faire pour constater l'existence de la rage dans notre espèce, c’est de bien s’assurer si le chien qui a mordu est lui-méme enragé, tir, un chien affecté <le cette maladie est ordinaire-ment triste, abattu et hargneux ; il cesse de manger et de boire, et reste couché; su voix s’altère, devient rauque, il grogne souvent et éprouve de temps à autre des soubresauts. Jusque là il recouuait encore son maître; il est seulement indocile, irascible , mais il s'approche déjà Jos étrangers et cherche à les mordre. bientôt il abandonne son habitation et fuit en affectant une allure parliculière , tantôt languissante, tantôt précipitée ; il porte la tête basse, a l’«eil fixe et brillant, la gueule beauté et remplie d’une bave écuineuse qui s'écoule eu dehors; son poil est hérissé, sa queue serrée entre ses jambes, bientôt arrive un accès de fureur pendant lequel il te précipite sur tout cm qu'il rencontre , mord les hommes et les animaux. C'est alors qu’il méconnaît son maître, «pie la vue de l'eau, des corps polis et lu «Hauts, l'action de la lumière deviennent des causes qui occasionnent sa fureur cou- «ubive. Quand une fois l’accès est terminé, il survient un temps île calme qui pourrait en imposer, puisque l'animal peut manger et même boire; mais un nouvel accès reparaît bientôt, et la murt survient ordinairement le troisième ou au plus lard le quntiième jour.
Le moment on la rage communiquée à l’homme sc
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1 déclare est tort incertain; il est rare cependant qu’elle survienne avant quinze juins, môme trois semaines et 1 un mois, tandis qu’on l’a vue ne se déclarer qu’au 1(1 bout de six mois et môme au delà d’une année ; mais ** ce qui semble bien avéré, c’est que la peur en avance ' a le développement. Quand elle est confirmée, c'est-àdire quand les convulsions, l’envie de frapper bien ‘j*’ plus que celle de mordre, qui est assez rare, l’horreur '* des liquides sont déclarées, le malade est voué à une *34 mort presque certaine, quoiqu’on puisse faire pour If llr*> sauver. Aussi fàut-il prévenir le mal. Or, dès qu’uni “!» personne a été mordue par un chien qu’elle supposi enragé, voilà ee qu'il faut faire ; ou s’empresse d'entre lever la partie des vêlements par lesquels la bave de m l’animal a pu pénétrer dans les chairs, on fait saigner ni les plaies en les comprimant légèrement dans tous les u- sens et en les couvrant de ventouses; on les lave ent» suite , d'abord avec de l’eau simple, puis avec de ilt, l’eau de savon ou de l’eau salée, puis on y plonge : et hardiment, et à plusieurs reprises, un fer rougi à » blano qui 'doit parcourir toutes les sinuosités de la <i blessure, préalablement agrandie et débrider, si toute » sa profondeur na pouvait Cire atteinte sans cette opé- « ration préalable. Quand la plaie est trop sinueuse . u. qu’elle est dans le voisinage d’un gros vaisseau ou d’un f- gros nerf, enfin que la personne est assez pusillanime r> pour craindre le fer rouge, on emploie le cautère lit- quide qui est souvent de l’ammoniaque, mais mieux r- du chlorure d’antimoine; et, dans tous les cas, il vaut mieux cautériser trop que pas assez, et ne pas oublier i< que si le plus tôt possible est le meilleur, il vaut aussi mieux tard que pas du tout.
Comme il n’est pas de département dans lequel- ne se trouvent quelques personnes prétendant posséder i un secret contre la rage, nous devons déclarer que ce
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sont aillant d'impostures d’autant plus blâmables, qu’elles détournent de l’emploi de la cautérisation, le seul moyen assuré; qu’on l’exécute franchement ou entouré d’un appareil mystérieux, le résultat est le même.
RÈGLES. — L’éruption mensuelle à laquelle les femmes sont sujettes de quatorze ou seize ans jusqu’à quarante ou quaraiite-ciiiq, offre trois choses à considérer : sa première apparition, les soins auxquels elle assujetti les femmes dans le moment où elle a lieu ; les moyens par lesquels on peqt la rappeler quand elle s'est artèlée, l’augmenter quand elle est trop faible, et la modérer dans le cas contraire
Nous sciions de dire que cette éruption mensuelle, habituellement appelée aussi règles ou menstrues , apparaissait ordinairement de quatorze à seize ans; mais elle peut être retardée pour deux causes: parce que l'économie manque du degré de vitalité, d'énergie, nécessaire à ('accomplissement de celle fonction, qui est généralement le thermomètre de la santé des femmes: ou bien parce qu'il y a excès de celte vitalité, et que, trop dissemiuce, elle ne se concentre pas suffisamment sur les organes voulus. Le premier état constitue la chlorose, on les pâles couleurs que l’on combat, comme il a été dit à ce dernier mot, par les toniques, les préparations ferrugineuses auxquels on associe les bains Irais, les lavements laudanisés, s’il y a prédominance nerveuse, et que l'on seconde par l'armoise, la ruej la Sabine, et même quelques sangsues au haut des cuisses dès qne l'économie se reveills. Le second état , qui se reconnaît a la coloration hahiluellcde la face, à un sentiment d'étonffement ou de gêne dans la respiration , à des coliques intenses, à de fréquent* maux de tête, à dis saignements de nez, ne cède qu'aux saignées générales, aux bains lièdes, à une nourriture lactée nu végétale, et, quand
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tout annonce que l’éruption veut avoir lieu , aux sangsues appliquées aux cuisses, aux bains de pieds sinapisés, aux lavements d’abord émollients, puis rendus légèrement irritants par un peu de savon ou une infusion de séné.
Une fois, bien établies, les règles sont sujettes a se supprimer, ou à couler trop abondamment. Leni suppression tient-elle à la grossesse, ce qu’on reconnaîtra aux signes indiqués à ce mot, ou se gardera bien de rien faire; mais tient-elle à une cause accidentelle, on combattra celte cause ou par des toniques, des antispasmodiques, si l’économie porte l’empreinte d'une grande faiblesse, ou par des sangsues , mais mieux une saignée générale, des bains tièdes , comme nous l’avons déjà dit, s’il y a des signes de pléthore , que la plus légère cause transformerai! eu inflammation, (juant à l’écoulement immodéré des réglés, il peut tenir aussi ou à une détérioration de loute l’économie, ou à un excès de vitalité générale. Dans le premier cas, qui rentre dans ce que nous avons appelé perles passives au mol hémorrhagie , un ranime toute l'économie par des toniques, auxquels on joint les astringents à l'intérieur, comme la décoction de ralhania, de grande consolide, sucrée, avec le sirop de cachou ou de coing, et les injections de décoction soit d’écorce de chérie, soit de. quinquina ou de grenadier. Dans le second cas , les saignées faites au bras, mais par une petite ouvert lire , l’immersion des bras dans l'eau chaude, des ventouses appliquées sur les reins, des injections d’eau froide, des boissons acides , sont les moyens que la prudence conseille d’employer; mais ce geme d’écoulement immodéré des règles tient 1res souvent à une maladie des parties qui en sont le siège, et de l’existence de laquelle il est toujours bon de s’assurer. „.2
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REINS (.Ma/ Je). — Lieu que, dans i« langage medical, on ne donne le nom de Reins qu'aux organes chargés de préparer l'urine qui vient se déposer dans la vessie, pour être rendue par le causi del’urêlie,, on appelle cependant communément de ce nom la partie du torse qui occupe 1rs deux cotes de la popiium inférieure de la colonne vertébrale, lieu qui coces— • pond en effet extérieurement aux reins. Celte partie peut cire le siégé d'affreuses douleurs, dont la cause e>t la plupart du temps rhumatismale, et que, dans> l’espèce, les médecins nomment lombago. Ces douleurs, d'après la setisulioudes malades, sunt perçantes, déchirantes et saccadées, augmentant par la flexion et IVxlemion du tronc; elles peuvent occuper les deux , cotés a la fois, ou être bornées à un seul. Le marche, encore possible, quoique pénible, quand leuial est modéré, est complètement impossible quand il a acquis une certaine intensité. Les douleurs lombaires qui se déclarent dans certaines fièvres, surtout celles qui dm veut être suivies d éruption a la peau ( Voi/ez Couit ittTURE ), et celles qui accompagnent les maladies des organes intérieurs , pourraient bien être conloudues avec le lombago ou le mal de reins rhumatismal ; mais la difficulté qu'on éprouvera de contrarier les mincies lombaires sans réveiHer tout à coup celles qui nous occupent, suffiront pour les faire reconuaire.
Quoi qu'il eu soit, le mal dont il est ici question est-
leger.on se borne au repos, à l’emploi des liains tièdes, des cataplasmes émollients, ou bien ou a rerours aux frictions, soit sèches, soit faites avec un linga •inhibé d’uue huile opiacée, au repassage de la parue souffrante avec un fer chaud, appliqué sur une flanelle imprégnée d'kmle camphrée ou de tout aulre liquide ■ aimant. Dca ventouses sèches appliquées trois ou quatre fois dans la journée ont aussi souvent donné de
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très bons et de tiès prompts résultats. Le mal au contraire est-il intense et la douleur par laquelle il se trahit très prononcée, on fait très bien d’en venir à une saignée générale, si le sujet est très sanguin et que le pouls soit fort et fréquent; dans le cas contraire, les sangsues peuvent suffire.
On eulève aussi quelquefois très vite le mal de reins par l’application sur le lieu douloureux d’un vésicatoire simple ou saupoudré de quelques grains d’acétate de morphine. Si le mal est sujet à récidive, les bains de vapeur ou les douches de même nature soûl très convenables. C’est dans ce cas que les habitants des campagnes se trouvent très bien de s’exposer les parties douloureuses à la fumée résultant de la combustion du sarment de vigne.
RETENTION D’URINE. La suspension du libre cours des urines se présente sous trois degrés, suivant : que l’urine est seulement notablement diminuée dans le jet qu’elle forme dans l’état habituel, ou qu’elle ne coule que goutte à goutte, avec ardenr ét douleur, ou bien enfin qu'elle ne coule pas du tout. En examinant avec attention les circonstances au milieu desquelles se déclare une rétention d’urine , on reconnaît bien vite que cette incommodité, quelquefois si grave, est plutôt un symptôme de maladie qu’une maladie proprement dite.
La rétention d’urine peut en effet tenir à trois or lires de causes bien differentes, selon la diversité des organes qui sont son point de départ. Ainsi elle peut dé pendre d’une maladie des reins, dans laquelle la i sécrétion de l’urine est troublée , comme la gravelle fc l( Voyez Gravelle), d’une maladie de la vessie, comme la paralysie , ou la présence d’une pierre dans sa ca vite ( Voyez Pierre), ou bien d’une affection du canal ide l’urètre ( Voyez Rétrécissement.)