‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 135 sur 197 · RÊT · texte numérisé non relu

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RÉTRÉCISSEMENT DE L’URÊTUE — De soutes le» causes qui s’opposeut au libre cours de 1’urine, et constituent ce qu’ou appelle sa rétention, aucune u’est plu> commune que le rétrécissement du canal parlequel ce li quide est rejeté en dehors de l’économie. Ce rétrécissement peut être ou inflammatoire, c’est-à-dire représente par un gouflement accidentel ; ou nerveux, c'est -à-dirt déterminé par un véritable spasme ; ou organique i c'est-à-dire consistant en un obstacle résultant d’ur changement de conformation ou de structure qu’au--) rait éprouvé le canal, et qui serait devenu permanent. Chacun de ces trois cas exige nécessairement ur traitement différent.

Le rétrécissement inQammaloire peut être détermine par une loule dératises; les pi iucipales sont de: riiutes sur le périnée ou des violences exercées sur lt trajet du canal , la présence sur un de ses points quel conques d’un corps etranger, l'injection de liquides ir ritauls, l'introduction d un virus, etc. Cet état inflammatoire, quand il est aigu , s'accompagne toujours d'une augmentation de seusibilité et d'un resserrement convulsif contre la pénétration des corps étrangers. Le plus léger contact de l’urine sur le canal ains rnllamrué le brûle, eu quelque sorte, et provoque lt contraction de toutes les puissances musculaires environnantes: de la uu jet mince , filiforme, lent, souvent interrompu. Si on cherche alors à vaincre l’obstacle par une sonde ou une bougie, la douleui devient excessive, et du sang vermeil s'échappe abondamment par l’urètre ou par l’ouverture de la sonde.- Le pouls est ordinairement fréquent et serré ; la peau : est chaude, le. bas-ventre douloureux et tendu, la verge et le dessous des bourses chauds et douloureux. Cet état, on le prévoit de suite, exige un traitement prompt et énergique, dont ici saignées générales, les sangsues,

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les bains tièdes, la dièle, les boissons émulsionnées, dans lesquelles entre le sel de nitre,font la base.

Les rétrécissements de la seconde espèce , et que nous avons nommés nerveux ou spasmodiques, affectent ordinairement les hommes nerveux , irritables, susceptibles d’excès vénériens. Chez ces personnes, le moindre changement d'habitude , une marche forcée, quelques instants d’équitation, une affection morale vive, un seul verre de liqueur alcoolique, suffisent pour bouclier le canal et opposer à l’instant même au cours de l’urine un obstacle contre lequel vient échouer la sonde la plus fiue et la plus adroitement présentée, mais qui disparaît quelquefois comme par enchantement. Ce genre de rétrécissement, beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit communément, se combat par les bains tièdes, les lavements émollients, les frictions faites au périnée avec line pommade dam laquelle entrerait l’opium, mais mieux la belladone. L'application sur le périnée d’un linge trempé dam l’eau froide le fait souvent cesser à l’instant même ; mais ce qu’il importe de savoir, c’est que, quand ia cause en est dans des excès vénériens , ce n’est qu’eu y renonçant qu’on peut en faire cesser l’effet.

Enfin les rétrécissements organiques de l’urètre, les pluB communs de tous, sont le triste apanage des personnes qui ont eu de fréquents écoulements, et se reconnaissent à l’absenc» des signes qui caractérisent les deux autres espèces, et surtout à l'introduction d’une sonde nu bougie, qui vient heurter contre l’obstacle. sans faire éprouver de grandes douleurs. Ils consistent, soit en un simple épaississement de la membrane qui tapisse l'urètre, soit en callosités ou végétations, soit en brides ou cicatrices vicieuses. Us se traitent par la dilatation, la cautérisation , l'incision ou scorilication. La Jila'alion est le moyen le plus gé-

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néralemcnt usité; il cou-iste dans l' em j tloi de bougies de cire ou de gomme élastique, successivement introduites dans le canal jusqu'au delà du rétrécissement , en commençant par les plus fines qui puissent entrer et en allant ainsi jusqu’à celles qui égalent le canon d’une forte plume d’oie , représentant à peu prés les dimensions ordinaires de l'urètre. La cautérisation , qui a eu beaucoup île vogue dans ces deiuières années, est moins employée aujourd’hui parce que l’expérience a démontré que si elle agrandit assex vile le canal , ce n’est pas toujours précisément sur l'obstacle quelle porte, et qu'elle est souvent suiviede cicatrices fort irrégulières. Enlin la scariücation, qui compte encore peu de partisans , peut cependant cire d’un secours fort utile lorsque le rétrécissement consiste en callosités ou en une induration circulaire <lc la membrane muqueuse, sur lesquelles la dilatait on ne fait que peu de chose et que la cautérisation iliaque trop irrégulièrement.

RHUMATISME. — On désigne sous ce nom deux genres de maladies ou plutôt deux variétés de la même maladie , aujourd'hui plus commune que. jamais , et qui consistent dans une inllammatiou d'une nature particulière soit des tissus articulaires, soit des muscles proprement dits. De là le rhumatisme articulaire et le rhumatisme musculaire. Ces deux états maladifs ont cela dg commun qu’ils affectent plutôt les jeunes gens et les adultes que. les enfants et les vieillards et plus souvent les hommes que les femmes, qu’ils sont infiniment plus communs dans les pays froids et humides que dans les climats chauds et secs, qu’ils se transmettent assez, évidemment par vote d’hérédité , qu'ils abandonnent aisément une place pour se porter sur une autre. Mais ils ont des, caractères particuliers utiles â connaître.

Le rhumatisme articulaire offre , dans la plupart des cas, tous les caractères de l'inflammation, c’està-dire la douleur , la tuméfaction , la chaleur et la rougeur. La douleur offre une infinité de degrés; si parfois elle est légère, la plupart du temps elle est atroce, mais elle a cela de différent avec celle qui accompagne les autres inflammations qu’elle disparaît souvent avant les autres signes de la maladie. Le gonllement résulte bien certainement d’un fluide épanché dans les articulations; la chaleur est la plupart du temps aussi appréciable des assistants que du malade ; et la rougeur , quand elle existe , annonce le summum de la maladie , car pour qu’ayant son point de départ dans l'intérieur de l’articulation, élis vienne se trahir à l’extérieur, il faut qu’elle soit portée à un bien haut degré. C’est dans le cours de ce genre de rhumatisme qu’on observe assez souvent dee palpitations, des étouffements qui ne laissent aucun doute sur un envahissement du cœur par la maladie.

Quelque certain qu’on puisse être que cette maladie ne soit pas une inflammation franche, l’expérience n’en prouve pas moins que pour peu qu elle soit intense et surtout que le sujet soit jeune et sanguin, elle doit être attaquée par de larges saignées du bras, de nombreuses applications de sangsues, des cataplasmes émollients, la diète, le repos, les boissons légèrement sudorifiques. Si ces moyens échouent on peutavoirrecours aux vésicatoires, aux frictionsmercurielles, à l’opium à l’intérieur, aux bains de vapeurs.

Le rhumatisme musculaire est bien loin d’offrir les caractères inflammatoires que présente quelquefois à un si haut degré le rhumatisme articulaire. L st rarement annoncé par des signes précurseurs; la chaleur ne s'y développe pas toujours ; le gonlleuient et la rougeur s’y observent rarement ; la douleur

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