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es! souvent le seul signe par lequel il révélé son existence ; mais un phénomène inhérent à sa nature, c'est la facilité avec laquelle il passe d’un lieu à l'autre et l'irrégularité de sa marche. Il prend différents noms suivant les parties qu’il occupe : on le nomme torli~ colit quand il se montre an rdh, lombago quand il siège dans les reins, pleurodynie quand il est fixé sur les muscles qui recouvrent la poitrine.
Considéré, avec beaucoup déraison, par plusieurs praticiens, bien plutôt comme une affection nerveuse quecouune une inflammation, leihumatisuie musculaire demande rarement le traitement énergique que réclame souvent si impérieusement l’articulaire; aussi l’enraiet-011 dans sa marche souvent par des vésicatoires volants, des fiiciions soit mercurielles, soit opiacées, des linimeuts volatils camphrés. Quand il passe à l’état chrouique, les bains ou les douches d’eaux minérales sulfureuses chaudes; les violents purgatifs, comme le sirop de colchique, la poudre de scille composée ; le» onctions avec le savon acétique camphré, la pommade phosphorée , canlharidéc , sont toujours employés avec avantage. Une fois terminé, le rhumatisme, quel qu’il soit, est, de toutes les maladies, la plus sujette ài réridiïe; aussi les personnes qui en ont été atteintes doivent s'attendre à la voir reparaître pour la moindre cause et, d'autant plus sûrement qu'elles mèneront 1 une vie moins sobre, qu'elles croiront pouvoir se dispenser de se couvrir de laine et qu'elles éviteront! moins toutes les causes d’excitation, surtout celles qui porleronl sur les parties qui ont déjà souffert.
RHUME. Rhume de poitrine. — On désigne ainsi rmllammatioii légère des conduits respiratoires; c’est Ve degré le plus faible du catarrhe pulmonaire dont nous avons déjà parlé ( voyez ce mol); aussi n’auronsnous que peu de choses à dire ici.
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Tout le monde sait que le rhume se développe sous i’inüuence du froid, el que c’est la maladie la plus rommune pendant l’hiver et le printemps; on l’observe aussi l’été chez les personnes qui , étant en sueur, ne craignent pas de se mettre dans un lieu frais ou dans un courant d’air.
Considéré en lui-même , et indépendamment de toute autre affection, un rhume est un accident très léger et qui n’a d’autre inconvénient que sa durée ; mais lorsque l’inflammation bronchique est très étendue, elle peut aoquérir, chez certains sujets, une très grande gravité et donner lieu à l'inflammation du poumon et à la phthisie pulmonaire. C’est eu ce sens qu’il faut entendre ce qui se dit dans le monde sur les rhumes négligés.
Le traitement du rhume est le même , à l’énergie près, que celui que nous avons décrit pour le catarrhe pulmonaire ( voyez ce mot}. Il suffit le plus souvent de boire quelques tisanes adoucissantes.de sucerdes pâtes de guimauve, de jujubes, etc., de diminuer la quantité d’aliments et surtout d’éloigner les substances excitantes, le vin pur, le café, les liqueurs, etc. Souvent cependant lorsque le rhume commence, qu’il est léger, qu’il n’y a que peu ou point de fièvre, on pouira avoir recours avec avantage à un verre de punch ou de vin chaud biep sucré. Il n’est pas rare, en effet, de voir un rhume enlevélrès rapidement ]iar ce moyen; mais il faut que le malade soit bien constitué, peu irritable, ait un bon estomac et soit peu disposé aux inflammations ; car avec un pareil remède on joue plus que quitte ou double.
RHUME DE CERVEAU. — Cette affection . qu’en terme médical on nomme coryza, est, eu général , si peu grave et tient si souvent à une inflammation de la gorge ou des voies respiratoires, que bien des personnes
l'abandouueut a elle-même. Elit* peut cependant, ou étreassez intense, ou surveuir assez positivement indépendante de toute autre maladie pour mériter quel • <|ue attention. Ce rnume débute , comme la plupart des autres inQammations des membranes muqueuses, par un sentiment général de malaise et de lassitude souveut accompagné de frissons et de courbature dans les membres ; il s’y joint, surtout au-dessus de la racine du nez, un tnal de tête qui est plutôt une pesanteur qu'une douleur aigue. Les narines sont le siège d'une démangeaison fort incumntode qui occasionne de frcqucuts éteruuments , un larmoiement continuel des yeux, avec tintement dans les oreilles, battement des tempes et abolition complète de l’odoiat. A mesure que la membrane , siège du inat , se gonfle, l’air pénètre avec plus de peine dans (es fosses nasales, et force le malade à respirer par la bourbe; le pourtour du nez et la lèvre supérieure se gonflent sous le contact d'on mucus aqueux, incolore, qui coule sans cesse des narines et force le malade à sè moucher continuellement. Au bout de deux ou trois jours, les phénomènes généraux s’amendent, mais le munis tiazal devient plus épais, prend une teinte jaune verdàlre. Enfin la durée totale de celte maladie est généralement de quatre à huit jours.
Si des signes bien connus de celte légère maladie, nous passous à ses causes, nous trouvons qu'affectant plus particulièrement les jeunes sujets, les femmes et les hummes à tempérament lymphatique, elle se développe presque toujours sutts l'influence d'un refroidissement, surtout à la tète et aux pieds. L’action du soleil donnant sur la tôle est encore une de ses rauses actives ;il en est de même de l'inspiration de vapems irritantes, de l’usage du tabac pour ceux qui n’v son I pas habitués. Quelque peu intense que -oit un rhume
de cerveau, il serait toujours prudent d'en abréger la durée en gardant la chambre , dans une température douce et tempérée; mais Comme peu de personnes se trouvent assez gravement indisposées pour interrompre leurs affaires, elles doivent se vêtir chaudement, prendre de fréquents bains de pieds sinapises et, dans la période de sécheresse, diriger des fumigations émollientes dans les narines. La maladie est-elle plus intense , on est obligé de garder le repos et même de se tenir au lit, de se mettre à l’usage des boissons chaudes, de se couvrir fortement la tête. Plusieurs personnes croient amende! la marche de la maladie, en se frottant le dessous du nez avec un peu de suif, c’est une erreur : ce corps gras n’a d'autre effet que d’empêcher que le mucus nazal n’irrite la lèvre supérieure sur laquelle il coule sans cesse. Aussi le cérat frais, le beurre de cacao, la pommade de concombres seraient-ils préférables au suif, qui est toujours mal propre. Mais de tous ces moyens, le meilleur, dans les cas ordinaires, pour calmer un rhume de cerveau et abréger sa durée, c’est de s’envelopper de suite les pieds de chaussettes de laine et de les recouvrir d’une enveloppe de toile cirée.
ROUGEOLE. — La rougeole est une affection inflammatoire de la peau, caractérisée par l’éruption de petites lèches rouges, distinctes d abord et légèremeut saillantes, mais se réunissant bientôt pour former ça et là des plaques demi-arrondies qui se terminent eu quatre, cinq ou six jours au plus, et sont ordinairement suivies d’un dépouillement écailleux de la peau.
Susceptible de se transmettre par la plus légère communication, la rougeole n’affecte généralement qu’une seule fois le même individu, attaque de préférence leenlants, surtout après la première dentition, règne couvent d’une manière épidémique, et se montre plu-