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vante, elle varie surtout suivant sa force et son appétit. De l’attention qu’on apporte à cet égard dépend souvent non seulement la santé de l’enfant, mais le développement complet de ses organes, la régularité de ses formes et, partant, l'harmonie et le libre jeu de ses fonctions. Tous les enfants, disons-le, puisque cela est vrai, ne supportent pas le sevrage sans quelque incommodité ; la plus fréquente est le dévoiement. On modère alors la nourriture, ou donne des quarts de lavement avec l’eau de guimauve et l’amidon, auxquels on ajoute quel quefois deux ou trois gouttes de laudanum.
2° Pour la femme. Une femme qui cesse de nourrir son enfant, ne devant plus faire les frais de la secrétion à laquelle elle s’était soumise, doit nécessairement diminuer à mesure la quantité de ses aliments, et ne faire usage que de ceux qui nourrissent le moins. Elle fera aussi usage, comme celle qui, après être accouchée, juge couvenable de ne pas nourrir ( Voyez Fievue d* nrr), de boissons mirées; elle garnira ses seins pour les préserver de l’action du froid, sans toutefois y entretenir trop de chaleur; enfin si les seins se gonflaient trop , elle ferait bien de prendre de deux jours l’un , pendant une semaine, un léger purgatif, comme un, même deux verres d’eau de Sedlili, et dans les jours d’intervalle , de provoquer des sueurs par l’usage de quelques plantes sudorifiques, comme la fleur de sureau. Ces différents moyens suffisent ordinairement pour empêcher le lait soit de se reproduire, soit de faire irruption sur quelque autre organe, et pour prévenir ce qu'on nomme communément dépôts de lait.
SOIF EXCESSIVE. — La soif excessive, le désir irrésistible de boire, est presque toujours un état qui tient à une maladie , particulièrement à une maladie inflammatoire ; mais dans quelques cas cependant,