SOM
elle paraît seule, ou comme symptôme dominant, et semble nôtre que l’expression d’une excitation anormale et accidentelle des papilles de la langue, du palais et de l’arrière-gorge.
L’usage des boissons acidulés, et surtout froides, semble au premier abopil le moyen le plus sur de calmer la soif, mais on ne tarde pas à reconnaître que plus on en boit plus on en veut boire, parce que leur introduction dans la bouche est suivie d’une réaction qui suffit elle-même pour faire naître le besoin qu'on a eu l’intention de satisfaire. Le lait froid, les boissons mucilagincuses mais non pas sucrées, sont un moyen plus sùr, les grands bains réussissent aussi. Dans tous les cas, il faut bien savoir que si on ne sait pas résister à la soif quand elle est incessante , on ne parvient que difficilement à l’appaiser ; aussi fait-on bien de chercher à lui faire diversion par quelques occupations propres à fixer fortement l’imagination. On a vu des personnes tourmentées par une soif de '.ouïes les minutes, ne pas meme y songer pendant les les quatre et mèmesix heures que durera Ou spectacle attrayant pour elles.
SOMNAMBULISME. — On appelle de ce nom l’état dans lequel se trouvent certaines personnes qui, quoiqu’endormics, peuvent encore se livrer à quelques actes intellectuels ou physiques propres à la vnillc; ou pour mieux dire le somnambulisme est un état intermédiaire entre la veille et le sommeil, dans lequel la mémoire, l’imagination et les sens sont dans une sorte d’exercice imparfait ou d’activité partielle sous l’inllucnce de laquelle on peut faire certaines choses que l’on fait habituellement dans le cours de scs occupations. Mais de cet état bien caractérisé et journellement constaté en conclure que les somnambules peuvent prédire l’avenir,