‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 143 sur 197 · SPA · texte numérisé non relu

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se livrer h des actes knlellccluels qui leur sont habituellement complètement étrangers , il y a un espace immense que la raison conseille de ne pas franchir. Quant au somnambulisme communique, de deux choses l'une : ou il existe et ne peut donner plus de faculté que n’en aurait une personne somnambule naturelle , ou il n'est que simulé , ce qui est le plus ordinaire , et il devient le prétexte des plus audacieuses jongleries. Au reste, naturel ou non le somnambulisme n'étant pas à proprement parler une maladie, nous n’avons pas besoin de nous en occuper plus au long. Le seul conseil que nous puissions donner, et qu'indique le simple bon sens, c’est de surveiller les somnambules naturels afin qu’ils ne puissent pas être exposés h mettre leurs jours en péril sous l’inlluence de cet état.

SPASMES. — On appelait autrefois du nom de spasme toute espèce de convulsions; mais ajourd’hui ce mot exprime simplement une contraction ou tension musculaire indépendante de la volonté et qui dans quelques cas dispose h la convulsion , et qui presque toujours la précèdent , quand celle-ci doit arriver. Un connaît deux genres de spasme suivant que les facultés intellectuelles sont ou ne sont pas lésées. Celui dans lequel les muscles seuls sont affectés, se divise lui-méme en deux selon que les muscles lésés sont ceux qui sont soumis h l’empire île la volonté ou ceux qui ne le sont pas. Dans le premier de ces deux derniers cas.ce sont presque toujours des mouvements brusques , inégaux et soudains des bras, des jambes, de la télé, de la mâchoire inférieure , des lèvres , des yeux, auxquels les malades se livrent malgré eux, et par conséquent dont ils ne peuvent mesurer la force et l'étendue , ni maîtriser le dévclopperaeut. Daus le second cas ce sont ordi-

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nairement l’œsophage, le pharynx, le diaphragme, ou le cœur qui sont affectés. Quand c’est le diaphragme , l’affection se trahit par le hoquet; quand c’est le cœur il y a palpitations ( Voyez ce mots ). Quant au spasme avec lésion des facultés intellectuelles, il constitue, à vrai dire, une variété de l'a. liénation mentale qui sera étudiée ailleurs.

Les spasmes généraux ou locaux, qui n’ont qu’une existence passagère et résultent de l'action d’une cause accidentelle, sont presque toujours combattus avec succès par les antispasmodiques administrés à l’intérieur, mais surtout par le camphre. Les vésicatoires comme moyen révulsif trouvent fréquemment leur application lorsqu'ils dépendent de la faiblesse de la constitution , d'habitudes vicieuses contractés dans l’enfance . d’une éducation défectueuse , ce n’est pas seulement à des moyens passagers et aux ressources de la pharmacie qu’il faut avoir recours, mais il faut faire appel à tous les soins hygiéniques, à ceux surtout qui auront pour but de rétablir l’équilibre rompu entre le système nerveux et le système musculaire.

SPLEEN. — Maladie noire, Mélancolie. — ( Voyez Hypoconurie.)

SQl’IRRHE. — (Voyez Cancer.)

STÉRILITÉ. — Ou entend par ce mot un état des parties ou des individus qui rend l’union des sexes improductive, bien qu’elle puisse s’effectuer ; différant en cela de l’impuissance dans laquelle un vice de conformation apparent ou caché rend cette union impossible.

! S’il est assez souvent possible de constater les causes de l’impuissance (Voyez ce mol ), il n’en est pas de même de la stérilité, tant il existe de causes souvent inappréciables qui peuvent l’occasionner. On an «U

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1» plupart du temps réduit à de pures conjecture* ; boniment reconnaître , par exemple, si l'infécondité provient du fait de la femme plutôt que de celui du mari. Combien de femmes , qui avaient été stériles pendant un grand nombre d'années , sont devenues mères après dix, quinze, vingt et môme vingt-cinq «ns de mariage , sans avoir jamais trahi la foi conjugale. Combien de femmes n’ont pas d’enfants avec an premier époux et en ont facilement et un grand nombre avec un seoond. On voit aussi des individus ne pas avoir d'enfants pendant toute la durée d'une longue union, se séparer et en avoir l'un et l'autre en contractant de nouveaux rapports.

L'antipathie, le dégoût même, sont loin d'étre des causes de stérilité, puisqu’on a vu des femmes violées concevoir; bien plus les femmes qui se livrent avec beaucoup d'ardeur aux plaisirs vénériens sont souvent infécondes. L'irritation continuelle des parties génitales, les pertes en blanc, les déplacrmeuts de la matrice, un extrême embonpoint produisent souvent le même résultat. On ne peut donc établir de règles applicables à la stérilité : un changement complet dans les habitudes des époux, les voyages ont souvent réussi .à la faire cesser. Les propriétés qu'on a cru reconnaître à cet égard à cerl ir.es eaux minérales pourraient bien ne s’expliquer que comme cela ; les recettes secrètes vendues par quelques individus sont des pièges tendus à la crédulité et n’ont la plupart du temps aucun résultat, ou si elles réussissent, c’est qu’il devait en être ainsi.

STRÀIIISME. — (Voyct Louche.)

SUETTE. — On appelle ainsi une maladie épidémique caractérisée par des sueurs abondantes , un état fébrile plus ou moins grave , et souvent une éruption de petites vésicules, ce qui constitue alors

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la fièvre miliaire dont nous avons déjà parlé ( Voyez Miliaire ).

La suette attaque de préférence les adultes , et plus souvent les femmes que les hommes , et sévit avec plus d'intensité sur les populations indigentes et dans les localités les plus malsaines, surtout dans les plus basses et les plus humides. Elle règne même d’une manière habituelle dans quelques lieux. Elle se présente sous deux formes : bénigne et maligne.

La suette bénigne estparfois annoncée par de la lassitude et de la céphalalgie sus-orbitaire, du dégoût pour les aliments. Dans d’autres cas , et quelques heures seulement avant l’apparition des sueurs , le malade éprouve la sensation d’une chaleur ou plutôt d’une vapeur qui parcourt tous les membres, accompagnée de resserrement à l’estomac ; d’autres fois enfin les sueurs débutent d’emblée; seulement la langue est jaunâtre et la respiration un peu embarrassée. Cet état persiste avec de légères variations les deuxième , troisième ou quatrième jours. C’est l’un de ces jours, ordinairement le troisième, que se fait souvent sur la peau une éruption miliaire dont la marche est celle que nous avons déjà décrite.

Bien plus constantesque l’éruption, lessucurs, toujours abondantes, sonld’une odeur fétide particulière et continuent à s’exhaler sans interruption sous la forme d’une vapeur épaisse pendant toute leur durée, sans être toutefois accompagnées d’une grande chaleur à lapeau. La desquammation ou soulèvement de l’épiderme commence au bout do dix à douze jours : les vésicules, quand il y en a, s'affaissent, l’épiderme se fronce, se ride et se détache tantôt par de fines écailles farineuses, d’aulros fois par de grandes plaques. Le ssucurs cessent alors ou ne se montrent plus qu’à de rares intervalles ; la convalescence commence.

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