‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 144 sur 197 · SUE · texte numérisé non relu

SUE

La suette cesse d’avoir ce caractère bénin sous l’in- (lueuce de divers accidents: tantôt c'est l'inflammation de l’eslouiac et de l’intestin qui acquiert beaucoup ^d'intensité; tantôt c’est celle du poumon ou de la vessie ; ou bien eucore un état nerveux caractérisé par I de l’assoupissement, du délire ou même des couvuljsions, niais qui est souvent assez promptement mortel.

Le traitement réclamé par cette affection est le même que celui de la rougeole et de la scarlatine. Le traitement des divers symptômes doit être simplement hygiénique : ne pas provoquer les sueurs, par exemple, ne pas les supprimer, est ce qu'il y a de mieux à faire, On profitera des intervalles où elles paraissent se modérer pour fajlre le lit du malade, le changer de linge .ivec. précaution , l’essuyer soigneusement avec des serviettes bien chaudes. Si la douleur au creux de l’estomac est 1res prononcée, on y appliquera avec avantage des sangsues. Enfin, suivant les ras, vésicatoires révulsifs, narcotiques. C’est surtout dans les cas où des phénomènes nerveux se déclarent que ccs derniers moyens ont de l’efficacité. Dans tous les cas, les lavements émollients sont utiles, car il y a toujours plutôt constipation que relâchement.

SUElFvS. — - Les sueurs sont uu symptôme dans un grand nombre de’ maladies , comme dans la suette , dont elles fout le principal caractère, et dans la plupart des maladies iuilammatoires profondes, affectant ce qu’on nomme des organes parenchymateux, comme le poumon, le cerveau, l'intestin. Dans ces divers cas, elles ne méritent pas de fixer l'attention parce qu’elles cèdeni aisément à l'amendement et mieux à la destruction de la cause. Mais en considérant les sueurs comme 1 un effet purement physiologique simplement un peu i exalté, ou peut, on doit même prévoir combien leur suppression brusque peut être nuisible. Ce sont les '

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sueurs des pieds qu’il est surtout important de ne pas laisser arrêter, parce que cette cause, légère en apparence, peut avoir lès plus grands dangers. Ces sueurs doivent donc être respectées si elles sont anciennes : on se borne, contre leur incommodité, à des soins de propreté et, si elles sont plus abondantes que d habitude, à quelques révulsifs sur la peau ou sur l’intestin, comme un vésicatoire pour la peau et quelques purgatifs pour l’intestin. Se sont-elles supprimées, soit par le refroidissement subit, soit par toute autre cause connue où inconnue? On s’empresse d’envelopper les pieds d’un morceau de flanelle recouvert d’un taffetas ciré, ou de cataplasmes très chauds, etc.

SURDITÉ. — On donne ce nom à l’abolition ou à l’affaiblissement du sens de fouie.

La faculté d’entendre repose sur ces deux conditions, que les vibrations sonores qui constituent le son puissent arriver jusqu’au parties intérieures de l’oreille, auxquelles elles doivent aboutir en dernier lieu , et que res dernières soient dans les conditions nécessaires pour les recevoir et transmettre au cerveau l’impression qu’elles en ont éprouvée. De là deux causes principales de surdité, qui, toutes deux, sont ou congéniales ou accidentelles. La première peut consister en une imperforation et oblitération du conduit auditif, en son rétrécissement, en l’ accumulation du cérumen dans quelques points de sa longueur, en la présence dans son intérieur de corps étrangers, à l’épaississement de la membrane du tympan sur laquelle les sons viennent frapper, enfin à l’obstruction de la trompe d’Eustache, ouverture débouchant dans l’arrière-gorge et destinée à laisser pénétrer dains l’intérieur de l’oreille l’air nécessaire à l’audition. La seconde cause de surdité est, soit un» atrophie ou une compression, soit un affaiblissement

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