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ou enfin une véritable paralysie du nerf auditif. C’est donc par la destruction de ces différentes causes que doit commencer le traitement de la surdité, car d’elle seule dépend le retour de la faculté d’entendre.
Ainsi, pour ce qui a rapport aux causes du premier ordre, et qui sont de véritables causes physiques, y a-t-il oblitération du conduit auditif par une inflammation de la membrane qui le tapisse? on traite cette inflammation connue nous l'avons dit au mot OnEiLLK Y a-t-il accumulation de cérumen ; re qui est assez commun? on ramollit le bouchon qu’il forme par des injections d’eau tiède ou d’huile ; puis, au moyeu d'une curette ou d’un cure-oreille ordinaire, on le relire par portions ; quand la totalité ne vient pas à la fois. Enfin y a-t-il des corps étrangers ? ou pratique leur extraction à l’aide de pinces ou de curettes appropriées, de crochets, de tiges de haleine flexibles garnies d'un léger tampon de colon enduit de miel ou de glu. Si ce corps étranger est un polype, des divers moyens chirurgicaux conseillés contre ces productions accidentelles, l'excision et l'arrachement sont les seuls applicables dans l’espèce. Quant à l’épaississeiut't>t de la membrane du tympan, il est assez difficile h établir; le seul moyen de remédier à ses conséquences serait de perforer celte membrane. Reste enfin l’obstruction de la trompe d’Eustache à laquelle ou obvie par le cathétérisme ou introduction d une sonde, suivie d'une injection soit de liquide, soit d’air.
Le traitement de la surdité qui dépend de la deuxième cause , et qui est une cause nerveuse , est loin de reposer sur des bases aussi rationnelles que celui que nous venons d'exooser, parce que sa nature échappe. Il est généralement réduit h d«ix méthodes : dans la première figurent les poudres sternutatoircs, les purgatifs drastiques répétés, l’état de l’estomac et
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de l’intestin le permettant. Dans la seconde sont tous les dérivatifs comme le cautère, le moxa, les ventouses sèches ou scarifiées souvent répétées, et appliqués derrière l’oreille, ou un seton à la nuque. Quant à l’électricité et au galvanisme, malgré les essais multipliés qu’on a fait à leur égard, peu de succès en ont été obtenus. On a conseillé de seconder l’action des moyens que nous venons d’énumérer par les infusions d’arnica, de valériane, les préparations martiales ou ferrugineuses. Mais depuis qu’on est parvenu à placer l’introduction d’une sonde dans la trompe d’Eustache au nombre des opérations habituelles de la chirurgie, on a substitué, d’une manière un peu banale, mais assez souvent fructueuse cependant , les injections d’air ou de vapeurs soit aqueuses soit étbérées, à la plupart des moyens dont nous venons de faire dénumération.
SYNCOPE. — ( Voyez Evanouissement ).
TAIE. — On donne ce nom à une tache blanchâtre qui s’est formée sur la cornée ou miroir de l’oeil, et qui, lorsqu’elle se trouve en face la pupille, gêne ou empêche même complètement la vision, par l'obstacle quelle met au passage des rayons lumineux.
Cette affection, qui est un cas malheureusement très fréquent de cécité, est presque toujours le résultat d’une vive inflammation des enveloppes de l’œil, et consiste uniquement rn une sorte d’infiltration entre les feuilles de la cornée d’une matière sémi-purulente ou lymphatique, qui en trouble la transparence. Les taies sont infiniment plus communes chez les enfants que chez les adultes, parce qu’ils sont plus sujets aux inflammations des yeux; mais par une heureuse compensation, elles sont aussi plus disposées à