‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 146 sur 197 · TA.I · texte numérisé non relu

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disparaître, parce que chez eux les forces absorbantes sont plus capables de pomper la matière épanchée.

Le traitement le plus méthodique des laies est celui de l'inflammation qui les occasionne ordinairement ( V oyez Ophthalmie ). Quand on n'a pas réussi à prévenir leur formation, on doit longtemps les respecter, surtout quand elles sont peu étendues, parce qu'elles finissent souvent par disparaître par les seules iorces de la nature. Plus de la moitié d’entre elles sont dans ce cas. Celle vérité reconnue par tous les oculistes de bonne foi, doit rassurer les parents et les empêcher de céder aveuglement aux conseils que chacun ne manque pas de donner sur ce sujet»

(«-pendant quand les taies tie disparaissent pas au bout d’un certain temps, on peut tenter quelques moyens, parmi lesquels on doit surtout placer, I» les immersions souvent répétées de locil dans un bain d eau, dans un demi-kilogramme de laquelle on a fait fondre quatre grammes, ( 1 gros) de sel de cuisine; 2“ l'insufflation sur l’œil d'une poudre composée d'une partie d’ahm et neuf de sucre , ou bien de parties égales de sucre candi , calomel et tuthie ; 3° d’une légère solution de nitrate d’argent, comme il a été dit au mol ophthalmie , à laquelle ou ajoute deux ou trois gouttes de laudanum. La taie disparaît souvent au milieu de la petite rougeur que détermine dans b. eu des cas l’emploi de ces différents moyens; c’est peut-être en cela que consiste toute leur vertu. Un a proposé dans ce.s derniers temps d’enlever avec le bistouri la membrane ou mieux le disque de la cornée qui porte le nuage, et de remplacer la partie par une partie semblable prise sur un animal. Mais celte idée ne s’appuie encore que sur quelques expériences et trompera peut-être l’attente de ceux qui les out tentées.

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TAILLE, béviattors delà taille. — Tout le monde sait qu’on appelle communément taille. la partie postérieure du torse. Comme c’est la colonne vertébrale ou épine dorsale qui en forme la partie essentielle, puisqu’elle en est la base, le point central auquel viennent aboutir tousses mouvements, la plus légère altération dans sa rectitude naturelle entraîne nécessairement une difformité du tronc. Or, les déviations de la taille ne sont autre chose que les courbures de la colonne vertébi ale. Elles sont latérales, antérieures ou postérieures, suivant que le centre de la courbure s’est porté à gauche ou à droite, en avant ou en arrière de la ligne verticale.

Ces courbures s’effectuent sous l'influence de deux ordres de causes bien distinctes dans leur nature, mais venant très souvent se compliquer réciproquement. Les unes consistent évidemment en une action des muscles qui s’insèrent à la colonne vertébrale ou qui la tiennent, d’une manière quelconque, dans la dépendance de leur action ; les autres résident en un changement direct de forme des parties qui composent celte colonne, résultant d’une altération de leur tissu.

Pour se rendre un compte exact des courbures du pi emier ordre, que nous appellerons musculaires ou dynamiques, il faut savoir que les os qui composent le squelette ne sont que des leviers, et les muscles qui s’insèrent à eux des cordes animées qui les font mouvoir. Si l’un de ces muscles agit trop souvent, la portion de la colonne à laquelle il s’attache sera nécessairement attirée de sou côté et se maintiendra d’autant plus inclinée de ce côté que le muscle opposé agira moins. On peut donc rapporter à cet ordre l’ habitude qu’ont tous les enfants et, par suite, presque tout le monde, de se servir d’un membre plutôt que

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de l’autre, les fausses attitudes et même les déviations qui accompagnent les diverses espèces de claudication. On a ajouté récemment à ce genre de cause la coutracture permanente qu’éprouvent certains muscles à la suite d’affections convulsives.

I.es altérations maladives desquelles dépendent les courbures du second ordre , peuvent avoir leur siégé dans les substances ligamenteuses ou dans les fibrocarlilages qui entrent dans la structure de la colonne vertébrale ; mais elles aflectent le plus ordiuairemeti les vertèbres elles-mêmes et sont l'effet de la participation qu’elles prennent au ramollissement des os, connu sous le nom de rachitisme ( voyez ce mol ). Les, déviations qui en résultent s clfecluent le plus souvent en arrière, c’est-à-dire que la colonne vertébrale forme nue courbure dont la convexité regarde en arriére et la concavité en avant, ce qui s'explique par la préférence que donne la maladie à la partie antérieure du corps des vertèbres, où la substance spongieuse est plus abondante.

Mais comme une cause musculaire peut agir sur la rolonue en même temps qu’une cause maladive, ces Jeux causes peuvent se combiner et donner un résultat moyen. Ainsi, une ou deux vertèbres se ramollissent antérieurement, la colonne se courbe directement en arriéré; mais l’individu ne se servant pas moins d’une maiu plutôt que de l’.-utre, la gibbosité, ou a bosse, comme on voudra, «e portera du côté de cette main, étamine c’est ordinairement la main droste, ce sera aussi à droite que la -.ottrbure aura lieu; c’est précisément ce qtr arrive dans la plupart des cas. Bien pius, toute courbure jeiant la partie supérieure du Mips en dehors de. la base de sustentation, la personne fait net**» Afement un effort pour sc retenir, et de h répétition fréquente de cet effort résulte

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