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on administre des bains de pieds ; si la gorge est douloureuse, des gargarismes adoucissants, des lotions émollientes sur les paupières lorsque les pjstules y produisent une irritation trop vive. Si l’éruption est retardée ou arrêtée dans sa marche, on doit donner des boissons sudorifiques, comme la lleur de bourrache, ou bien faire prendre un bain, mais sur tout un bain de vapeurs. Les purgatifs doux, comme la manne, l'huilë de ricin, le sirop de chicorée sont souvent utiles à l’époque de la suppuration quand il existe soit vers le cerveau, soit vers la pjitrme, une congestion s’annonçant par l’assoupissement , des convulsions, ou par une gêne très prononcée de ij respiration.
Quelques médecins, dans le but de faire avorter l’éruption, ont conseillé de cautériser avec la pierre infernale les pustules de la face. Mais l’expérience a prouvé que cette méthode n’avait d'avantages réels que pour celles qui se développent sur le globe de l’œil ou sur les paupières. Quant aux moyens de prévenir les cicatrices difformes, le meilleur consiste à ouvrir avec soin chaque pustule, pour en faire sortir doucement le pus et h empêcher ensuite, au moyen de fomentations émollientes, que les croûtes ne séjournent trop longtemps. Les lotions d'eau froide , conseillées par quelques personnes, ne peuvent qu’être extrêmement dangereuses; au contraire, vers la fin de la maladie, les bains tièdes, donnés avec les précautions nécessaires, favorisent la chute des croûtes et diminuent la tendance qui existe au développement de furoncles, de pustules et d’abcès sous ia peau.
La convalescence de la variole exige les plus gran. des précautions contre le froid, l'humidité, les écarts du régime, Quelques bains tièdes, (tes aliments doux
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et de facile digestion, des purgatif» peu irritants comme la manne, des frictions légères sur la surface du corps seront encore des moyens précieux h mettre en usage pour rétablir et consolider la santé. Enün le» amers, les toniques, les analeptiques, les stimulants, seront prescrits avec prudence toutefois, aux sujets faibles et languissants, mais chez lesquels le tube digestif n'aura ressenti aucune/atteinte de l’altération plus ou moins profonde qu’éprouve quelquefois toute l'économie.
VÉNÉRIENNE (maladie). Mal véttc'rien, vérole, viphili r ou maladie syphililii/ue. — On désigne par res dilférents nom» une maladie très variable dans sa forme et dans ses complications, qui paraît piocéder d'une seule cause, d'un virus qui se transmet d’un individu à un autre , le plus habituellement dans des rapjiorls sexuels Kxaminons-la dans ses divers mode* de transmission , dans le* principales formes sous lesquelles elle se présente, dans le traitement approprié a chacune de ces formes , et enfui daus son traitement général.
Si le moyen le plus commun de propagation de la maladie en question est incontestablement, comme nous venons de le dire, celui des parties génitales dans le rapprochement des deux sexes, c’est parce que c’est dans ces parties que le virus , à la présence duquel lient la maladie, siège le plus communément ; que ces parties sont presque toujours humectées; que l’épi-, derme qui les recouvre est tendre et mince ; (pie le» organes restent en contact. Cependant ce moyen est loin d'ètre le seul : le virus peut s’introduire par toutes les membranes muqueuses et par la plus légère écorchure faite à la peau. C’est ainsi qu’il se communique très souvent par un baiser, par l’application des levrea d'un enfant sur le sein d une femme infectée »' xéci*
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toroquement ; un verre, une cuiller, une pipe, communs à plusieurs individus, peuvent aussi être de» intermédiaires de contagion ; mais il faut que le contact ait lieu immédiatement de l’un à l’autre, en un mol que l’objet soit encore imprégné, pour ainsi dire, encore clmud.
Les yeux peuvent aussi être infectés directement par un baiser humide sur les paupières. Le pus qui jaillit d’un bubon en suppuration, quaud on en a fait l'ouverture, et qui va frapper l’œil, peut donner la syphilis et occasionner dans cet organe les plus graves désordres. Quoi qu’il en soit, la maladie vénérienne *e montre le plus souvent sous l’une ou sous plusieurs à lu lois des cinq formes suivantes : écoulements, ulcères, tumeurs ou abcès , excroissances, boulons et taches à la peau.
'i° Écoulements. C’est sous le nom vulgaire de chaude-pisse ou sous l’expression scientifique de blennorrhagie ou de gonorrhée, qu’on désigne les écoulements muqueux ou puriformes qui ont lieu par les organes génito-urinaires et qui suivent de plu» ou moins près les rapports sexuels. Ces écoulements se gagnent ordinairement dans la cohabitation avec une personne qui en porte un semblable. Ceci n’est cependant pas absolu, car on voit des femmesqui, en apparence, n’ont absolument rien et qui néanmoins transmettent des écoulements, taudis que d’autres en ont do très virulents et ne communiquent rien.
Ce» écoulements paraissent après un temps qui varie du deuxième jour au huitième, d’autres disent même au quinzième et plus. Ils s’annoncent, clreï l'homme, par une légère démangeaison à l' orifice de l’urolre et un sentiment d’ardeur dans son trajet. Les envies de pisser deviennent plus fréquentes, l’urine semble réellement plus chaude ; eu pressant le gland
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on peut en faire sortir quelques goutte* de sérosité incolore, filante, qui des le deuxieme ou le troisième jour devient plus abondante, colle les lèvres du canal, et ne larde pas à prendre une leiute jaune. Du sixième au dixième jour ces symptômes atteignent leur plus haut degré d'intensité, si l'écoulement doit être léger. Mais s'il doit être suraigu, tout augmente de violence jusqu'au douzième, quinzième et même vingtième jour: la douleur devieut plus vive, l'écoulement passe a une teiute verdâtre; les envies d’uriner sont plus fréquentes, les érections horriblement douloureuses et la tension du dessous de la verge dans ce moment montre que tout le canal est envahi : c’est ce qu’on nomme chaude-pisse cordée.
Malgré toutes les recherches qu'on a pu faire à ce sujet, un ne connaît aucun moyeu de distinguer sûrement un écoulement simple ( échauffemeni ) , d’un écoulement syphilitique (chaude-pisse). La violence des symptômes rii’est pas un signe spécifique. La certitude d avoir gagné la maladie en cohabitant avec uue personne évidemment malade, doit cependant fortement faire craindre que l’écoulement ne soit vénérien , et l'ap|>arition d'autres symptômes en meme temps que ce dernier ne doit laisser aucun doute.
Dans tous les cas, les méJecins sont tous d'accord aujourd'hui sur la nécessité d’arrêter les écoujumenls oleuuorrhagiqucs le plus tôt possible. Pour cela ou peut, des le premier, le second ou au plus tard le troisième jour, faire, matin et soir, une injection avec uu liquide composé d’une dissolution de deux à cinq centigram. (d’uu demi a un grain) de nitrate d’argent cristallisé dans trente centigram., ou une once d'eau ; distillée; mais en suspendre l'usage des que la douleur est sensiblemeut augmentée ou que la matière rendue devieut sanguinolente. Or- en seconde l'effet
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jar l'emploi du baume de copalxu ou du poivre cubèbe ; le premier à la dose de quatre grammes (un gros) dissous dans un peu d’alcool, et pris matin et soir dans une tasse de tisane de graine de lin ; le second délayé dans une tasse d’eau pure en commençant par deux grammes (un demi-gros) matin et soir et en augmentant progressivement.
Quand ces moyens ne réussissent pas, et que l’inflammation fait des progrès, qu’il y a par exemple ce que nous venons d’appeler chaude-pisse cordée , il faut la traiter par les moyens ordinaires : des sangsues au pe'rinée, mais quinze ou vingt ; bains émollients et rendus calmants par l’eau de pavot , cataplasmes de même nature; boissons de graine de lin, légèrement nitrées; abstinence complète de liqueurs et de vin, nourriture légère et peu stimulante ; mais bien se garder de chercher à rompre la prétendue corde qui retient la verge courbée, comme certaines personnes croyent le faire.
Dans tous les cas, il est très prudent de soutenir les bourses par un suspensoir pour éviter que le froissement du testicule par la marche, n’y attire l’inflammation et ne produise ce qu’on appelle chaude-pisse tombée dans les bourses. Si cet accident arrive, le malade doit rester couché sur le dos et tenir ses bourses relevées à l’aide d’un petit coussinet placé entre les cuisses; il faut couvrir le testicule de glace pilée ou avoir recours à l'application de 20 ou 30 sangsues SHr la tumeur, que l’on fait suivre de cataplasmes émollients ou de compresses trempées dans l’eau de de guimauve et fréquemment renouvelées ; on y joint ia diète absolue, les boissons délayantes et laxatives ; ordinairement les symptômes les plus graves cèdent & ce traitement. Si cependant il n’en était pas ainsi, en admettant que les accidents inflammatoires aient été