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Suffisamment combattus, il faudrait ators avoir recours aux topiques résolutifs et envelopper le testicule de cataplasmes arrosés d'eau blanche de laudanum, puis chercher .H rappeler l’écoulement du canal, dont la réappaiition absorbe ou diminu l'inflammation du testicule. Pour peu qu’on ait du doute sur la nature d’un écoulement, il est prudent dejoiudre au moyens que nous venons d’indiquer un traitement spécifique dout nous parlerons après avoir traité des divers états sous lesquels se manifeste ordinairement la maladie vénérienne.
UixÉRts. C’est sous le nom de t hantres qu’on lé signe ordinairement les ulcères pai lesquels se trahit la maladie vénérienne, dont ils son ; l'expression la plus irrécusable et la plus habituelle Ces chancres peuvent se manifester dans toutes les j irties extérieures du corps qui peuvent être mises d sus un contact immédiat et un peu durable avec d’au'res parties infectées. Chez l'homme, c’est la couronne du gland et ’e frein du prépuce, où l'humeur viru'ente peut plus aisément être retenue et échapper aux soins de propreté, qui en sont le siège le plus habituel ; chez la femme, c’est la fourchette de la vulve où sont souvent des déchirures et des écorchures, puis aux grandes et aux petites lèvres. Dans les deux sexes, on les voit fréquemment aussi à la marge de l’anus, à la bouche, sur les lèvres, à la langue, au gosier et à la voûte du palais qu’ils arrivent quelquefois à percer complètement et à faire communiquer avec les fosses nasales; enfin sur tous les points de la peau accidentellement dépouillée de son épiderme. Leur nombre varie de un à douze ou quinze, et ils paraissent soit simultanément, soit, ce qui est plus commun, les uns après les lutres-
Y a-t-il un moyen certain de distinguer un chancre
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de toute . u(re ulec ration pouvant survenir aux même» parties? ies médecins croient à celte possibilité, et ils affirment que le chancre, indépendamment du soupçon que doit donner de sa nature un coït douteux, se reconnaît à sa forme ronde, à la découpure de ses bords taillés à pic, à son fond grisâtre, à ses bords calleux et indurés, enfin parce qu’il succède ordinairement à une petite pustule. Ces caractères sont cependant douteux, et il faut une grande habitude pour les établir. Mais comme il y aurait plus de danger à prendre pour de simples ulcérations de véritables chancres , qu’à appliquer à ces derniers le traitement qui leur est spécialement approprié, il est presque toujours utile d’en venir à cette dernière déterminaison. Or voici le traitement des chancres :
Dès qu’on s’aperçoit de leur apparition, il est toujours prudent de les cautériser avec la pointe d'un crayon de nitrate d’argent ; mais si les symptômes inflammatoires se sont déjà développés, le mieux est de les couvrir d'un bourdonnet de charpie recouvert d’un cérat opiacé, et de les laver cinq et même sir fois par jour pour empêcher que te pus qu’ils four Dissent, et qui est le véritable virus vénérien, ne séjourne et n’augmente l’infection générale. Cette période inflammatoire passée, au cérat on substitue le vin aromatique, puis la pommade mercurielle, et quand la cicatrisai ion se fait avec un grand développement de bourgeons charnus , on les réprime avec la pierre infernale ou nitrate d'argent; puis on en vient au traitement général afin d’éviter, ici comme ailleurs, les suites consécutives du mal.
3° Tumeurs et Abcès. Les tumeurs et abcès qui se montrent comme symptômes ou comme signes de la maladie vénérienne ont été nommés par les médecins kubam h cause de l’aine dans laquelle ils se
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développent le plus ordinairoracnl , et par les gens du monde poulains par la gène qu’ils occasionnel!' dans la marche. Les hommes y sont plus sujets que les femmes. Ils se déclarent d’emblée ou .à la suite d'un chancre , d'un écoulement ; marchent quelquefois avec beaucoup de rapidité et se terminent alors promptement par suppuration ; d’autrefois , au contraire , ils marchent lentement , sont peu douloureux et n’ont aucune tendance Jt suppurer.
Les bubons s'annoncent ordinairement par un Sentiment de gène , de tiraillement et de tension douloureuse dans l’aine. La personne n'y voit d’abord qu'un résultat de la marche, mais dès que la persistance de la gène l’engage h y porter la main, elle s'aperçoit qu’une ou plusieurs glandes sont gonflées et douloureuses h la pression ; puis, l'irritation augmentant, il en résulte bientôt une tumeur plus ou moins volumineuse, dure, adhérente, oblongue dans le sens du pli de l’aine, gênant beaucoup la marche. Il s'y développe des douleurs pulsatives et par suite il s'y forme un véritable abcès.
Distinguer les bubons vénérions de ceux qui no le sont pas est une chose difficile, et on ne peut guère se laisser guider à cet égard que par les circonstances au milieu desquelles ils se sont développés. S’ils sont survenus à la suite d'une violence dirigée sur l'aine, d'un ongle entré dans les chairs , de l’introduction d'une bougie dans l’urètre, on doit être rassuré sur leur nature ; mais quand ils se déclarent après un coït douteux, et qu’ils sont précédés de chancres ou d'un écoulement, il y a tout lieu de croire h leur nature vénérienne.
La première chose K faire dans le traitement de» bubons estde chercher h arrêter la marche de la maladie, faire avorter l'inflammation et empêcher la »np
juiation.On y pâment quelquefois soit en couvrant 0 tumeur directement h son début de glace pilée et fenouvelée pendant vingt-quatre et même quaranteluit heures, soit en exerçant sur elle une compres Mon méthodique avec une compresse solide assez large pour envelopper toute la tumeur et maintenue par une bande un peu large mais excessivement longue ou même avec un bandage herniaire. Mais la méthode la plus simple et la plus sage consiste dans l’emploi des sangsues, des émollients et du repos; si le bubon est à son début, souvent le repos et lot cataplasmes de farine de graine de lin seront suffisants pour faire avorter l’inflammation. S’il y a de la rougeur à la peau, des douleurs un peu vives , une ou plusieurs applications d'une vingtaine de sangsues chaque, placées non dessus mais autour de la tumeur , produiront du dégorgement et devront être employées. On mettra aussi en usage los bains tièdes prolongés, les cataplasmes émollients et même laudanisés , les frictions mercurielles faites sur la partie interne de la cuisse du même côté, les boissons adoucissantes et le séjour au lit.
Par ce traitement la tumeur diminue en général, et la maladie tend h disparaître. Si malgré cela la formation du pus n’a pu être empêchée, il faut lui donner issue dès qu’on s’aperçoit de sa présence, et ne pas attendre qu'il s'amasse en grande quantité. L’abcès ouvert, on continue quelque temps les cataplasmes émollients, puis on panse comme une plaie simple. Quelques médecins veulent que ce soit par une simple incision qu’on ouvre la tumeur, d’autres conseillent des ponctions multiples. Tout dépend à cet égard de la çrainte qu’on peut avoir que le pus, en séjournant , ne décolle la peau et ne produise des clapiers souvent très difficiles h {guérir.
Quant aux bubous indolents on doit tâcher de les faire fondre soit en les couvrant d’un emplâtre d« savon mercuriel, de ciguë, soit en faisant sur eux des frictions d'Iiydriodatc de potasse, de deutolodure de mercure ou d’un liniment ammoniacal.
4e Excroissances. Les excroissances de nature vénérienne peuvent se présenter sous des apparences très variées; de là les diverses dénominations sous lesquelles on les a désignées, comme poireaux, verrues, choux-fleurs, crêtes de coq, condilomes, etc. De toutes , celles qui affectent la forme de chouxlleurs sont les plus tréquentes ; ce sont en effet des espèces de tubercules pédiculés et dont la surface est comme coupée et pointillée. Après ell ;s viennent les crêtes de coq dont le nom seul rappelle assez la forme. Ces excroissances surviennent ordinairement sur les membranes muqueuses, mais presque toujours à l’endroit oit celte membrane s’unit à la peau comme au pourtour de l’anus, sur le gland et sur le prépuce. Le traitement généralement applicable à la maladie vénérienne les fait quelquefois se flétrir cl tomber d’clles-mêmes, mais le plus habituellement, surtout quand elles ont acquis un certain volume , on est obligé de les enlever soit avec le bistouri , soit avec des ciseaux courbes sur le plat , puis on cautérise.
50 Boutons et Tacnes. Les boutons et les taches qui tiennent à la maladie vénérienne, peuvent aussi présenter des formes très variées. Pour les premiers, ce sont tantôt des vésicules remplies de sérosités comme celles de la gale, tantôt des bulles ; d’autres fois des pustules , des espèces de dartres avec desquamation de la peau, ou bien enlin des tubercules. Pour les taches on les reconnaît aux caractères suivants : elles sont généralement artondics, quelque-
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iûis cependant ovales et irrégulières, ayant un diamètre qui varie de deux à quatre centimètres. Elles sont communément peu nombreuses, d’un rouge-cuivre, parfois d’une teinte brunâtre, noirâtre, surtou* chez les vieillards. La pression du doigt ne les fai disparaître qu’imparfaitemenl , et elles ne s’accompagnent ni de démangeaisons, ni d’écaillemcnt de la peau. Ces taches siègent particulièrement au visage, surtout au front ; mais elles peuvent cependant se montrer sur le tronc et sur les membres. Elles existent souvent avec d’autres symptômes vénériens , mais elles ne se déclarent généralement qu’à une période déjà avancée de la maladie.
Comme on regarde généralement les boutons et les taches syphilitiques comme la preuve la plus certaine d’une affection vénérienne invétérée , on prévoit de suite que le traitement général trouve à leur égard une plus opportune application que dans tous les autres cas. Il n'arrive que très souvent même qu’ils ou qu’elles résistent aux traitements les mieux combinés et que les malades ne peuvent trouver du soulagement qu’en faisant usage d’opium à des doses successivement croissantes. C’est ce qui arrive souvent aussi pour le gonflement vénérien des os, connu sous le nom d’exos/ose, qui occasionne quelquefois d'horribles douleurs, surtout pendant la nuit.
Nous n’avons jusqu’ici envisagé le traitement de la maladie qui fait le sujet de cet article que dans |es soins que réclament à l’instant même le» symptômes par lesquels elle manifeste le plus ordinairement son existence; mais ces symptômes, marchassent - ils sous l’iufluence de ces soins , vers une prompte disparition , que les effets de l’imprégnation générale de l’economie par le virus qui fait l’essence même de la vérole , ne seraient point dé-
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trusts , et que la pcrsonno aurait ton de se croire ï l’abri de tout accident consécutif. L'art possède , tout le monde le sait, un remède efficace contre ce Tirus. c’est le mercure; or donc, dès qu’un des accidents précédemment décrits peut être -rapporté a la vérole, il no faut point hésiter, quoiqu’on ait pu dire dans ces derniers temps à cet égard, à se soumettre à un traitement mercuriel.
Le mercure dans ce cas s’emploie de deux manières : i l’intérieur ou h l’extérieur. A l’intérieur, il est donné h l'état liquide ou à l’état solide; ài l'état liquide il constitue ce qu’on nomme communément soit la liqui.ur de WaruviiUn, qu’on prend matin et soir , à la simple dose d’une cuillerée à bouche dans un verre de lait ou d’eau ordinaire ; chaque cuillerée contenant uu quart de grain environ de mercure ; soit le sirop de cuisinier , qu'on prend par cuillerée , trois par jour environ.
A l’état solide , le mercure sc prend en pilules. La composition de ces pilules variant beaucoup , il fautsavoir que celles qu'on appelle Lieues, de même , que celles de Belloste, contenant le mercure à l’étal métallique peuvent se prendre à raison de trois et même quatre par jour , deux le matin et autant le soir ; tandis que celles qui contiennent le mercure il l’état de sublimé corrosif, étant inliniment plus actives et plus dangereuses, ne sc prennent d’abord que par deux chaque jour et rarement au-dessus de trois. Cette manière de prendre le mercure convient surtout aux personnes qui veulent 6e guérir secrètement ou en voyageant.
Extérieurement le mercure s’emploie en frictions ou en bains; les frictions se font avec la pommade connue sous le nom d 'onguent napolitain , qu’on emploie à la dose de 2 à 4 grammes (1 12 gros à 1 gros)