‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 163 sur 197 · VER · texte numérisé non relu

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VERS. — On fait généralement jouer à la présence des vers dans l’intestin un trop grand rôle sur ia production des maladies propres à l’enfance ; mais, d’un autre côté aussi il est impossible de méconnaître, sans repousser l’évidence , que souvent les vers intestinaux donnent lieu à de nombreux et graves symptômes qui disparaissent comme par enchantement sitôt qu’on peut parvenir à en débarrasser les malades.

Les signes qui annoncent la présence de ces animaux sont si vagues et si irréguliers que ce n'est qu’en les groupant qu’on peut en tirer parti pour en arriver à connaître l'état maladif qu’ils occasionnent. Ces symptômes sont locaux ou généraux; les premiers, qui ont lieu dans le tube digestif, sont des coliques sourdes ou plus ou moins vives dans la région ombilicale, souvent tendue, ballonnée et douloureuse à la pression. Les selles sont assez souvent liquides et accompagnées, surtout chez les enfants, de matières glaireuses, sanguinolentes et de couleur vert-jaune ; dans quelques cas, et c’est le symptôme le plus important, ces selles contiennent des vers ou des débris' de vers. La langue est ordinairement blanchâtre un saburalle; la salive, plus abondanle est épaisse et acide, fhaleine est fade ou sent l’aigre; les malades éprouvent souvent des nausées, des vomissements de matière» muqueuses, ou un sentiment de picotement à la gorge. Dans le plus grand nombre des cas l’appétit est cul ou de beaucoup diminué; parfois cependant il est plus vif que de coutume. Enfin dans les cas propres à certaines espèces de vers, il y a démangeaison, quelquefois môme vives douleurs et ténesme à l’anus.

Les signes généraux ou sympatiques auxquels peuvent donner lieu les vers intestinaux sont nombreux et très variables; les plus constants sont l’amaigrissement, la teinte pâle ou plombée du visage, l’aspect

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terne des yeox, l'extrême dilatation de* pupille*, les paupières cernées. Assez souvent, mais non aussi constamment qu’on le croit, une démangeaison plus ou moins vive, revenant même par accès, se fait sentir fers l’orifice des fosses nasales. On a aussi remarqué chez quelques enfants affectés de vers, de l’agitation at o. ciné du délire et des convulsions.

Les vers, ouïe sait, sont infiniment plus communs chez les enfants qu’à aucune autre époque de la vie, et semblent affectionner de préférence les constitutions lymphatiques et scrofuleuses, ou les enfants affaiblis par de longues maladies; ils se lient très souvent à hoc mauvaise nourriture, comme à l'usage trop fréquent des farineux, du laitage, du fromage, des boissons acidulés fermentées. Ils sont infiniment plus fréquent- dans les pays froids et humides que partout «illeurs; on les y voit qutlquefois sévir sur un très grand nombre d’enfants en même temps, et constituer une véritable épidémie vermineuse.

Taut qu'on n’est pas parfaitement convaincu de : l'existence des vers.on doit être très prudent sur l’emploi des moyens qui ont la propriété de les détruire. Mais lorsque les signes que nous avons indiqués précédemment se trouvent corroborés par l'expulsion de quelques uns, il n’y a point à hésiter. Les moyens appropriés sont de deux sortes : les uns ont la propriété de les faire périr, les autres de les expulser de l'iutestin. Les premiers sont l'eau dans laquelle on a l'ait bouillir le mercure métallique, le mercure doux ou ralomélas,

( que contiennent les biscuits préparés à cet effet ) .'a valériane, la mousse de Corse , le semen-contra, l’absinthe, l’armoise, la racine de fougère mâle, la racine fraîche de grenadier, la tanaisie, le brou de noix, l'ail, le camphre, l'huile de pétrole, l’essence de térébenthine, l'éther, la suie, le fiel de hu-iif. De tous

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