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creusées suivant leur longueur , elles sont garnies à leur base d’une vésicule dans laquelle vient se rendre le venin et qui , dans le moment où l’animal mord, sort de cette vésicule par la seule pre«sion des mâchoires et pénétre dans la blessure par la gouttière dont est creusée la dent.
Le premier effet de la morsure de la vipère est un engourdissement et un gondement de la partie piquée. Si l’accident est arrivé à la main, le bras est bientôt envahi ; la personne éprouve de fréquents maux de cœur , même des syncopes , des vomissements et souvent du délire et des convulsions ; mais l’accident est rarement mortel.
La première chose à faire, aussitôt l’accident , c’est d’établir une ligature immédiatement au-dessus de la piqûre , afin d’empêcher l’arrivée du venin sur les centres nerveux. On fait ensuite saigner la plaie en pressant légèrement sur scs côtés et même en la couvrant d'une ventouse. Si les accidents ofrent une grande gravité, on fait bien de la cautériser soit avec le fer rouge, soit avec le nitrate acide de mercure, ou même la graisse ammoniacale. On doit donner alors plusieurs gouttes d’alcali volatil dans un verre d’eau, et quelques cuillerées d’une tisane sudorifique à laquelle on aura ajouté de la teinture de quinquina 30 grammes ( 1 once ), de sirop diacode. Les Indiens emploient contre la morsure des serpents venimeux en général le suc frais du polygala de Virginie.
VOIX. — Son appréciable que produit en traver. sant le larynx, l’air chassé des poumons ; articulé, dirigé par les mouvements de la langue, des lèvres et des autres parties de la bouche, il constitue ce que l’on nomme : la parole.
La voix humaine présente des différences a sue*