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vessie ; celte douleur qui se manifeste surtout eu finissant d’uriner, s’étend aux reins, au périnee, à l’extrémité du canal de l’urètre. Cette maladie dure ordiuairement de vingt à trente jours , mais elle passe fréquemment à l’état chronique, lorsqu elle a été mal traitée dans le principe ; les symptômes soni alors les mêmes, sauf que les douleurs sont moins violentes , mais la maladie n’en est pas moins grave , elle se prolonge ordinairement pendant plusieurs années, et peut même tourmenter, jusqu'à leur dernière heure , les individus qui en sont affectés.
Le traitement du catarrhe vésical aigu se fonde , comme le pronostic, sur la nature de ses causes et de scs complications, sur l’intensité de ses symptômes, sur l’àgc et la constitution du sujet. La première indication à laquelle on doit s’arrêter, c’est de calmer l’irritation plus on moins vive fixée sur la vessie , et de s’opposer à l'extension des phénomènes inllammaloires. Dans celte vue, si les symptômes sont violents, et qu’on ait aflaire à un tempérament sanguin ou pléthorique, on doit débuter par les saignées ou les applications de sangsues plus ou moius répétées; puis on appliquera des fomentations émollientes sur le bas ventre. On aura recoursaux bains, aux lavementsémollients, -à une diète absolue ; on administrera des boissons adoucissantes, en grande abondance , comme 1 eau de graine de lin pour délayer l’urine et la rendre moins acre , et par conséquent moins irritante pour la vessie malade. Si l’urine s’accumule dans la vessie , et que les accidents s’opposent à sa sortie naturelle, l’introduction d’une sonde devient alors indispensable ; mais nette opération, quoique simple en apparence, doit être pratiquée ici avec beaucoup de circonspection , c’est-à-dire qu’on ne doit point trop enfoncer l’instrument, dont "le contact pourrait augmenter l’irritation
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de U membrane muqueuse. Après avoir donne issue aux. urines, on fera bien de pousser doucement dans la vessie une injection uiuciiagineuse, telle qu'une décoction de graine de lin, ou de racine de guimauve. On retient cette iujeclion pendant quelques minutes , on n’en laisse sortir qu'une partie , et l'on conserve Tau tredans la vessie, pour dimiuucr l'Arrêté des urines. Eusuite on relire la soude qui s erait encore une cause de douleur et d'irritation , et on la réintroduit toutes les trois ou quatre heures, ayant soin de faire chaque lois uue injection adoucissante. Si la maladie dépendait de la présence d’un calcul dans lu vessie, il faudrait alors en faire IY\trar(ion.
Lorsque le catarrhe est passé à l’état chronique , mi emploiera encore les boissons douces et abondantes, les bains, les cataplasmes , les lavements; lorsqu il n’y a plus de symptômes d'irritation , on relire quelque avantage delà tliérébenlhine, du baume, de copatm , des injections d'eau de goudron , ou d injections', d'abord émollientes, puis animées avec de l'eau de Rarcge, ou de Balarue, ou de l’eau de Coutard ; mais le plus souvent tous res moyens sont sans résultat et le malade conserve son catarrhe.
I n point très important, que l’on doit prendre en considération durant le traitement, c'est l’état des organes qui président aux fonctions digestives ; il convient de les soutenir et même de stimuler leurs forces dans la plupart des cas par l’administration des substances amères, stomachiques, comme l'ccorce du l'érou , la thériaque, le vin vieux, etc. etc. On doit aussi faire concourir au même but un exercice modéré, l'habitation de lieux secs et élevés, le séjour de la campagne , l’usage continuel de vêlements de laine appliqués sur la peau, et autres moyens indiqués par l'hygiénc.
CAUCHEMAR. — On a donné ce nom à uue espèce parliculiere de songe, dont le caractère principal consiste dans la sensation d'un poids qui comprime la poitrine ou la région de l’estomac : la personne qui est atteinte de cauchemar s’imagine qu'un fantôme ou un monstre, placé sur son estomac, cherche à l’étouffer, qu’elle est poursuivie sans pouvoir fuir , qu’un précipice est creusé sous ses pas, etc.
Cet état qui ue peut pas être cqnsidéré comme une maladie, parait dépendre de la situation qu’on garde endormant, d’une digestion pénible , d'une pléthore ou réplétion qui gêne la circulation du sang, etc. 11 n'y a doue pas de traitement fixe à cet égard , il varie selon les causes qui donnent lieu à cette affection. Comne traitement général, cependant, il est bon de se préserver de tout ce qui émeut le sentiment et l’imagination d’une façon effrayante ou triste et de sa préparer, au contraire, au repos par des lectures oiï des conversations agréables, de ue point manger trop ou trop lard et surtout des aliments indigestes , de se livrer pendant le jour il uu assez grand exercice , de se coucher le corps incliné du côté droit , la tôle et les épaules élevées, des considérations anatomiques et physiologiques recommandent cette posture. Toutes les lois qu’on le pourra il faudra provoquer le réveil lorsque le trouble de la respiration , l’expression d'auxiélé du visage , la sueur du corps annoncent la présence du cauchemar. Après quoi on s’empressera de calmer 1 esprit, si Ion a affaire à des sujets jeunes et impressionnables.
CÉCITÉ. — Privation complète de la vue. Lorsque i» cécité n'intéresse qu’un œil , on dit de la personne atteinte de cette alfectiou qu’elle est borgne. Souvent la cécité n’est qu'un symptôme, une foule d'affections peuvent la produire. Il faut donc avant ltf-.it s’étudie’