‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 34 sur 197 · CH A · texte numérisé non relu

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À Lmiu recouiiailrc la maladie qui l'a déterminée pour >ouvoir la combattre par un remède couvenable.

Quelquefois la cécité existe de naissance, c’est ce que les médecins appellent cécité congèniale , c’est-ècliie originelle; mais ordinairement elle se manifeste par les progrès de fige , à la suite d’une lésion particulière de l'oeil ou après une affection générale de l'eeononne. Elle peut aussi résulter d'une cause externe ou interne , ne durer qu’un certain laps de. temps ou persister toujours. Il serait sans doute utile d'entrer ici dans quelques détails sur les causes infin i meut varices de la cécité , mais nous préférons cependant reuvoyer aux Jivers articles relatifs aux maladies des yeux , ou on les trouvera amplement exposées ainsi que leur mode de traitement ( Voyez

CATARACTE, GOUTTE SERKINr.).

CEI’Il ALALG1E. — Douleur de télé. C’est un svinplômc plutôt qu'une maladie spéciale. ( I oyez mioraikeJ.

CHARBON (ou pustule maligne ). — Tumeur produite par une inllaiiunation gangreneuse du tissu cellulaire sous cutané.

Les signes de cette affection sont les suivants : on obsi rvc une douleur cl une démangeaison avec une tache rouge, puis noire , bientél surmontée d’nue vésicule qui ne tarde pas a devenir à son tour nuiràlre; le membre sur lequel cette inllammation se manifeste est douloureux, quelquefois affecté de secousses convulsives. Bientôt il survient des symptômes alarmants de fièvre violente , les traits du visage l’ allèrent, et le malade meurt, s'il n'est secouru as sel oroiaptemcnt.

One maladie ne suit pas constamment cette même mat rhe ; il ne survient pas toujours des vésicules; la tache u’est pas toujours aussi noire ; quelquefois elle

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est brune et désorganise promptement la partie afcctée et les chairs sous-jacentes. Quand le malade ne succombe pas , l’escàrre qui s’était formée se détache 11 en résulte alors une perle de substance plus ou moins grande, et la plaie se guérit ensuite insensiblement.

Les causes du charbon et de la pustule maligne sont ordinairement la contagion communiquée par des substances animales , par le toucher d’animaux atteints de cette maladie, aussi c’est une affection à laquelle sont particulièrement axposés les vétérinaires, les pâtres, les cquarissours qui souvent touchent sans précaution les animaux atteints di: maladies charbonneuses.

Le traitement doit être des plus actifs h cause de la rapidité de la marche de la maladie. Il faut aussitôt que l'on aperçoit lès signes du charbon ou de la pustule maligne, pratiquer des incisions sur le point affecté afin d'arrêter les progrès de l’inflammation ou même détruire le point gangreneux avec le fer ou le feu. Cette opération n’a rien de douloureux, car les chairs sont mortes et par conséquent privées de sentiment. 11 faut continuer de brûler jusqu'à ce que l'on sente de la douleur partout; ensuite on traite l'ulcère comme les autres brûlures. Si ce mal n’attaqàie que les téguments on peut se contenter d’appliquer dessus des corrosifs ou des caustiques; on en applique de p us ou moins énergiques, selon la grandeur du mal ; mais quel que soit le médicament qu’on emploie, il doit, pour produire un bon effet, séparer promptement les chairs mortes des saines, autrement c’est une preuve que le mal est plus fort que le remède, et l’on ne doit pas différer de recourir au fou. A l’intérieur on ne doit donner que des boissons émollientes; car si on traite cette inflammation par les stimulants, il est à

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craindre qu'oo ne l’exaspère, et les exemples de succès obtenus par ces moyens sont si rares qu’ils ne sauraient autoriser à y avoir recours.

CHOI.ÉRA-MORIH'S. — Ou désigne sous ce nom . auquel se rattachent de si tristes souvenirs, deux ma ladies qui, l ien que marquées au coin de plusieui * symptômes semblables, offrent néanmoins, quant à la nature de leurs causes, à leur marche et surtout à leur gravité, des caractères assez différents pourétreétudi ces séparément : l'une est le choléra sporadique , qui régné isolément et eu tout temps, duns nos climats, sous le nom de flux bilieux, l’autre est le choléra épidémique qui a exercé nuit de ravage depuis une viuglaine d'anuées qu’il a franchi les limites de l’iudc, où il était resté concentié depuis bien des siècles.

De tout temps , on a attribué le choléra sporadique ou ordiuaire à l'usage de certains alimeuts, de certaines laissons ; par exemple, à des boissons glacées, prises inconsidérément, à des viandes salées, fumées ou gâtées, aux œufs de certains puissons , comme ceux du brochet, du barbeau , aux huîtres, aux moules gélées ou d’une nature particulière, aux champignons , aux melons ou tout autre fruit froid pris eu quantité, à l’abus des purgatifs ou des vomitifs: on l'a vu aussi su manifester sous l'influence d'une impression morale vive : toutes causes qui paraissent agir a la lois sur les systèmes nerveux cl digestifs.

Plus coramuue dans les moments de l'aunée où la chaleur du jour se mêle à 1 humidité des nuits, connut eu août et septembre, celle maladie débute ordiuai rci lient d’une manière subite et instantanée, et pendant

nuit. La personne éprouve tout à ooup des crampes douloureuses dans le ventre, bientôt suivies de nau »ees et d'abomlans vomissements. Quelques heures se sont à peine écoulées que tous cc6 phénomènes s’ag-

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gravent; l'envie d’allet à la garde-robe se prononce et devient incessante ; la langue se pointillé , la soif est ardente, les lèvres sèches et brûlantes; les matières vomies, de muqueuses qu’elles étaient, sont bilieuses, verdIUres et même noirâtres, les matières rendues par les selles glaireuses, filantes et d’une horrible fétidité. Le pouls est petit, fréquent, serré , la respiration courte, la parole faible et brève. L’état du malade est d’autant plus dangereux que les symptômes nerveux sont plus prononcés, et rien ne fait plus présager une issue funeste que la succession brusque d’une sueur poisseuse, ou froide et visqueuse, à la chaleur brù-' lante de la peau.

Dans le choléra épidémique, tous les symptômes que nous venons d’énumérer existent , mais portés à un degré généralement beaucoup plus élevé , et il vient s’en ajouter plusieurs autres d’une extrême gravité, comme la coloration de tout le corps en bleu violet, des moments d’agitation qui simulent des accès de rage et sont suivis immédiatement d’un moment de torpeur, la rétraction du ventre coulre la colonne vertébrale, des vomissements et des selles de matières liquides ressemblant à une décoction de riz ou à du petit lait, l'effacement du pouls qui, quelques instants avant, battait jusqu’à bien quatre-vingt fois par minute : en in mot, le corps se cadavérise . Si tous ces accidents , tugnientent au lieu de diminuer, les malades périssent le quelques heures à trois ou quatre jours , mais toujours subitement, et sans râle , quoique la respiration soit plus accélérée. Quand, au contraire, ces accidents s’amendent, alors commence une période qu’on appelle de réaction , et qui s’annonce surtout par le retour de la chaleur normale, la décroissance progressive de la teinte bleuâtre du corps et un aspect moins eifrayant, moins hagard de la figure.

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