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Les médecins sont bien loin d'élre d'accord sur le traitement du choléra , même de celui qui se montre isolément et qui est infiniment moins grave. Chacun d'eux a apporté dans ce traitement l'empreinte des idées préconçues qu'il s’était faites de la nature toute particulière de la maladie Ceux qui n’ont voulu y voir qu’une violente inflammation des voies digestives ont préconisé les saignées et les sangsues, et ont eu contre eux l'expérience, qui n’a pas tardé à prouver que leur opinion était mal fondée. Ceux qui n’ont voulu y reconnaître qu’une affection nerveuse ont prodigue les narcotiques, mais n'ont pas été plus heureux. La médecine symptomatique a été, en définitive, celle qui a toujours compté le plus de succès. Ainsi, il convient de prescrire, dés le début , une légère boisson mucilagineuse tiedr , mais donnée seulement par quart de serre, pour calmer la soif et rendre moins douloureuses les contractions de 1 estomac , d’administrer quelques lavements faits avec la graine de lin et la tète de pavot. A ces premiers moyens , on ajoute les boissons qu’on sucre avec le sirop diacode, ou auxquelles on ajoute quelques gouttes de laudanum ou un peu d’extrait gommeux d’opium, les emplâtres de thériaque, et même un large vésicatoire sur le creux de l’estomac. .Mais un moyeu trop rarement employé est le bain tiède dans lequel il ne faut pas craindre de tenir le malade plusieurs heures.
La nécessité d’une médecine symptomatique se fait encore bien plus vivement sentir dans le choléra épidémique, contre lequel le désir bien naturel de ne pas rester spectateurs impassibles de la plus horrible scène a porte les médecins à diriger les traitements les plus contradictoires , mais que leur courage a bien démontré ne pas être contagieux. C’est dans ce cas surtout ou’il faut soicneusement observer les diverses phasca