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ou périodes par lesquelles passe ordinairement la maladie : combattre par des frictions sèches , des bains synapisés ou de vapeur, des vésicatoires volants, la glace à l’intérieur , mais en petite quantité, celle de ces périodes que caractérise le froid ; surveiller et favoriser celle dite de réaction , pour cesser toute médication excitante qui porterait bien vite les forces vitales au-delà du rythme normal; combattre les complications, s’il en survient, etc., etc.
CHOLÉRINE. — On désigne sous ce nom le cholé ra qui se présente sous la forme la plus bénigne et se borne aux symptômes de la première période du choléra ordinaire.
CLOu [ou furoncle). — C’est une tumeur inflammtnoire dure, rouge, circonscrite, généralement douloureuse, s’élevant du tissu cellulaire à la surface de la peau , et offrant au centre une saillie pointue, assez semblable à la tète d’un clou, d’où elle a ainsi tiré son nom.
Le clou ou furoncle envahit toutes les parties du corps, cependant il est plus ordinaire de le voir paraître à la marge de l’anus, aux fesses, sur le dos, et, en général, sur les régions pourvues d’un tissu cellulaire abondant et dont la peau présente une certaine résistance.
Les causes du clou sont tantôt locales, telles que ’a malpropreté, 1 application de substances irritantes sur la peau, 1 usage île certaines pommades, un frotlemeut répété, tantôt générales et liées à d’autres maladies, Ainsi on voit des clous survenir à la fin de diverses alfeclions, de la petite vérole par exemple, et très fréquemment ils se développent sous l’inlluence d’un era-
barras gastrique et intestinal, embarras caractérisé prin-
cipalement par du malaise avec mal de tète , par une Douche amère , par une langue chargée d’un enduit
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jaunâtre ou blanchâtre, par Je* envies de vomir, par U perle de l'appétit , parties éructations, des borburygtnes, des vruis, etc. etc.
Le clou est uue maladie sans danger qui se guérit, en général, assez facilement ; le plus souvent môme , on le néglige , ou bien on le recouvre seulement d’ne morceau île sparadrap. Si cependant les clous étaient nombreux, le malade devrait prendre quelques bains simples et boire une tisane rafraîchissante , telle que i!e la dccoc'iou d’orge , de la limonade. Lorsqu'il • xiste de la lièvre et qu’une ou plusieurs tumeurs sont le siège d une vivo intlammatiou , on peut faire dinq • mur rapidement celle ci en incisant la tumeur; si le malade se refuse à celle petite opération, qui est assex douloureuse, on doit alois appliquer quelques sangsues et des cataplasmes émollients ; les bams généraux, f s boissons émollientes acidulées , ne serout pas nou plus négligées. Sur la lin ou facilite la sortie du bourbillon ou de rliumeur, eu appliquant un onguent maturatif, tel que l’onguent de la mere ; lorsque l'appari- ■ ion coïncidé avec un emkai ras gastrique , l’expérience a appris que le meilleur traitement consistait a administrer un léger purgatif ou uii vomitif; l'eau de sedlitz ou le sulfate de soude , sont les plus convenables.
COE L’ R. — Organe principal de la circulation ; il est situé dans la poitrine entre les deux poumons, ni renfermé dans un sac membraneux, nomme péricarde.
L -*5 maladies du ciEiir sont assez nombreuses, les plut fréquentes sont les anévrysmes et les palpitations \V oyez ces mots).
COLIQUE. On désigne vulgairement sous ci nom, une foule de douleurs vives et mobiles, ay.in leur siège dans le ventre. Afin de distinguer entre «■Iles les affections qui déterminent ces douleurs, on a joint à ce mot des épithètes nui en indiquent la na
lure. Les principales coliques sout les suivanles .
Colique venteuse •.Elle est le résultat de l'accumulation des gaz daus le tube digestif : il en sera traité à l'article vents.
Colique stercorale : Cette maladie est ordinairement le résultat de la constipation. (Voyez ce mot ).
Colique bilieuse : On la suppose produite par la trop grande secrétion et la surabondance de la bile. Elle se reconnaît au goût amer et bilieux de la bouche , à l’enduit jaunâtre de la langue, aux nausées , aux vomissements bilieux , au dégoût des boissons, surtout fades et sucrées, à la perle de l’appétit et à des douleurs dont l'intensité et le siège varient sans cesse ; des gargouillements quelquefois très bruyants accompagnent ces douleurs, auxquelles met lin une aboudante évacuation de matières bilieuses, et qui ne se renouvellent que lorsqu’une nouvelle collection biliaire sollicite sou expulsion.
Cette maladie n’est le plus souvent qu’une indisposition que le régime seul doit guérir. 11 suffit, pour la voir disparaître, d’une diète de vingt-quatre ou quarante heures , aidée de boissons un peu acides , comme une légère limonade ou simplement de l’eau avec du sirop de groseilles ou de limon. On applique des cataplasmes de graine de lin sur le ventre, dans le cas où les coliques seraient trop vives ; ou injecterait le quart d un lavement ordinaire fait avec une décoction de. racine de guimauve, et de tète de pavot si, l’anus irrité par le passage fréquent des évacuations, faisait éprouver des épreintes. ( Voyez Diarrhée Embarras gastrique, etc.)
Colique hémorroïdale : On désigne ainsi , les douteurs de ventre qui accompagnent ou précèdent le* ti inorroidcs , ou qui succèdent à leur suppression. Hans la dernière de ces trois suppositions, le mot co-
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lique hémorroïdale est moins convenable que dans les deux autres. Car c’est une maladie du ventre, dans laquelle les hémorroïdes ne jouent un rôle qu’à la manière de toutes les suppressions suivies de maladies. Mou» renvoyons au mot rèmorroïues.
Colique kxkstriîrllk : El le est déterminée chez les personnes du sexe, par l’approche ou la suppressiou Iles règles. ( Foyer ce mot. )
Coliqcf. nerveuse : Elle survient sans cause, comme rhez les personnes dont l'imagination est vive, faciles à s'affecter, à la suite d'une forte émotion de plaisir su de peine , ou après une grande contention d'e-prit. ' La face devient pâle, des douteurs vives parlent de l’estomac et parcourent tout le ventre , il survient des sueurs froides; le p mis est petit et inégal; il y a des défaillances. l,a durée de cette colique est courte, quelques heures suffisent pour la faire passer sans laisser des suites. Les antispasmodique* en potion et principalement l'éther, suffisent pour la dissiper comme par enchantement. Si le mal se prolonge, ou fait prendre quelques tasses d'une infusion chaude de fleurs de tilleul , de feuilles d'oranger ; ou administre des lavements émollients ; ou pratique des fomentations sur le Tcntre, et on le couvre de cataplasmes mucilngineux. Enfin , si les douleurs ne s'amendaient pas et qu’on n'eût pas à craindre de troubler la dige.-tion , l’immersion du corps dans un bain tiède pendant un temps assez, prolongé sera fort utile.
Colique de plomb, saturnine, métallique, des peintres : Tous ces noms ont été donnés à une espèce de colique violente , qui se manifeste chez les individus qui travaillent le plomb, ou qui font usage de ses préparations : tels sont les peiutres , les plombiers , les potiers d elain , les doreùra , les fabricants et les broyeurs de céruse; chez les personnes qui boivent de
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l’eau qui a coule Jans des conduits de plomb qui font usage d’uslensiles de plomb , qui boivent des vins frelalés avec de la litliarge qui n'est autre chose qu’une préparation de plomb.
L’invasion prochaine de la colique de plomb, s annonce par la constipation , la durelé des matières évacuées, et par quelques douleurs obscures et passagères dans le ventre. Ces symptômes s’accroissent chaque jour d’avautage, mais avec assez de lenteur pour permettre au malade de continuer ses travaux pendant quelques jours, et quelquefois meme pendant quelques semaines.
Après cette première période, les douleurs deviennent plus intenses et quelquefois si violentes qu’elles arrachent des cris au malade et lui font prendre les attitudes les plus bizarres ; puis elies s’appaisent et ne consistent plus qu’en un resserrement douloureux des parois du ventre , jusqu’à ce qu’un nouvel accès les réveille. Plus violentes la nuit que le jour, elles parcourent le ventre, se faisant sentir de préférence vers le nombril et la colonne dorsale, et s'accompagnent assez souvent de vomissements, mais plus fréquemment de nausées et d’échappement de gaz. Au reste . uous bornons là l’exposé des caractères de cette maladie, pour passer à son traitement.
Ce traitement , pour ainsi dire empyrique , repose sur la combinaison des purgatifs et des narcotiques. Celui qu’on suit depuis bien des années à l’iiôpilal de la charité, a trop de succès pour qu’on puisse songer a en découvrir un plus efficace : le voici tout entier.
l,r Jour: eau de Cassé avec les graius , tisane sudorifique simple, lavement purgatif le matin, lavement calmant le soir et thériaque 30 grammes (1 once), opium, 5 centig. ( I grain). 2e Jour : eau bénite, tisane sudorifique simple, lavement purgatif, lave-