‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 40 sur 197 · CUR · texte numérisé non relu

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borner à l’usage des boissons chaudes mucilagineuses, comme celles de mauve , de coquelicot , auxquelles on ajoute le soir un peu de sirop de pavots; oustraire l’enfant au froid et à l’humidité et, dans Je cas de fièvre intense, faire. une application de angsucs derrière les oreilles ou sur les eûtes de la poitrine. Aussitôt que les accès de toux deviennent secs, saccadés, suffoquants, on trouve le plus grand avantage à faire prendre à l’enfant tous les matins un grain (5 centigr,) d’émétique dans un djemi-verre d’eau, surtout si une tendance aux congestions vers le cerveau ne le contre-indique pas. Après les vomitifs auxquels on associe souvent avec succès les purgatifs, mais surtout la manne, le sirop do rhubarbe, les médicaments les plus appropriés sont les préparations d’opium, ou mieux encore l'extrait de Belladone donné à la dose de un à deux centigrammes et associé à la valériane. On s’est aussi trouvé très bien de faire respirer pendant les quintes de toux, des vapeurs éthérées, ou des fumigations faites avec le benjoin, le styrax et les fieurs de lavande. On ne doit en venir aux vésicatoires que lorsque, la coqueluche affecte plutùt une forme catarrhale que nerveuse. Sur la fin de la maladie, on le sait très bien, l’état d’épuisement où sont quelquefois les enfants impose assez souvent l’obligation de substituer les infusions amères, comme la petite centaurée, le lichen d'Islande, aux boissons simplement mucilagineuses, les pûtes de jujubes , les pastilles soufrées conviennent aussi , et sont aisément acceptées des enfants.

COR. — On donne ce nom h une excroissance lure, plate en forme de clou, qui se développe sur différentes parties du pied^ mais principalement aux doigts

con

i.f's personnes dont la peau est sensible, délicat* « I line soûl plus exposées aux cors et en souffrent davantage que les autres. Ces excroissances de IV— pidertne ont toujours pour cause des chaussures trop • ourles ou trop étroites et dont le cuir est dur et peu élastique. Habituellement les cors croissent l’uoe manière lente et graduée, et, dans les commencements ils ne donnent lieu qu'à un peu de gene, tuais, à mesure qu'ils prennent de l'épaisscui *'t de l'étendue, ils causent des douleurs qui quelquefois deviennent tellement vives, que les individus no peuvent ni marcher ni se tenir debout. Ce ne .-••ut point les cors eux-mémes qui sont douloureux, ils n 'agissent que comme corps étrangers sur les parties sur lesquels ils reposent. Habituellement, dans Us temps chauds, ces parties deviennent plus rouges, plus gonflées et en même temps plus sensibles; dans les temps humides, au contraire, le cor se i.<Hille comme tous les corps hygrométriques, augmente en volume et exerce une pression plus forte. Ue là, dans l'un et l'autre cas, les souffrances plus grandes qu'il occasionne et qui ont leur siège non btus sa substance tout inerte, mais bien dans iea parties qu'il comprime et qu’il froisse.

Les cors ne sont point généralement dangereux, mais ils constituent une inlirmité si incommode pour les personnes obligées de marcher beaucoup, qu'on ne doit pas négliger les moyens capables de les faire disparaître : et l’on y parvient d'autant plus facilement qu’on les attaque à une époque plus rapprochée de leur apparition ; car lorsqu'ils sont volumineux et qu’ils ont poussé de profondes racine*, il est en général fort difficile de les guérir.

Le meilleur moyen de guérit les cors consiste, strés a\oir écarté les causes qui avaient provoqué

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