‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 41 sur 197 · COR · texte numérisé non relu

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leur apparition, à enlever en dedolant, avec un instrument bien tranchant , tel qu’un bistouri ou un rasoir, leurs couches les plus superficielles ; à me sure qu’elles sont ainsi emportées , on voit les plus profondes , qui cessent d’être pressées avec une égale force contre la peau , ressortir en quelqu' sorte et se présenter successivement h l’opération Il est alors souvent possible, à l’aide d’une aiguille solide et à pointe mousse, d'isolei la racine du eo des parties saines en grattant à l’entour avec la pointe de l’aiguille, de manière à la détacher entièrement et à l'extraire sans la plus légère douleur. Le pansement consiste ensuite à remplir ce petit trou aver de la graisse de mouton et recouvrir la partie d’un emplâtre de savon ou de diachylon. Les bains de pied que l’on emploie habituellement pour facilitei la section des cors ne sont pas toujours aussi utilet. qu’on le croit : ils ramollissent et gonflent l’épiderme et s’opposent 3 ce qu’il soit aussi exactement coupé que lorsqu’il conserve sa résistance normale. D’ailleurs les racines des corps ainsi ramolies ne peuvent presque jamais être détachées et extraites de la cavité quelles se sont creusées. El cependant c’est là qu’est toute la guérison.

( La cautérisation est également un bon moyen d’obtenir la guérison des cors. On peut la pratiquer d un grand nombre de manières. Toutes ne sont pas indifférentes, et il en est quelques unes de fort dangereuses. Celle qui est préférable consiste à couper autant que possible du cor sans le faire saigner te sans causer de douleur ; puis à mettre le pied dans de 1 eau chaude pendant un quart d’heure ou vm^i minutes: alors, après avoir bien essuyé la partie, on passe sur la surface du ‘cor le nitrate d’argent (pierre infernale). Quelques heures après, la surface

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r-n noirp et sèche, el celle espece de croûte tombe an bout de 6 à S jours, quand on a soin de mettro souvent les pieds dans l'eau. Lorsqu'on a appliqué la cautérisation, il est prudent de r.e pas se livrer à la marche peu de temps après; car alors la moindre tatigue ou la moindre pression sur l’endroit fraîchement cautérisé peut donner lieu à des douleurs excessivement vives, à la formation d’un abcos et & l'impossibilité de marcher pendant fort longtemps. Il est donc bon de n'avoir recours à la cautérisation que le soir en se couchant : le repos de la nuit sullit ordinairement pour mettre à l’abri des accidents. On a employé aussi la potasse caustique (pierre à cautère), le beurre d'antimoine , l'eau lorte, l'huile de vitriol, etc. Mais ces moyens violents exigent beaucoup de précautions et sont fort difliciles à manier; ils occasionnent même fort souvent de graves accidents, des inllammations, la dénudation des tendons et même des os, l'ouverture des articulations, des accidents tétaniques, etc. Le nitrate d'argent n’a, au contraire, aucun de ces accidents, et nous pensons que c’est un moyen dont on peut essayer sans crainte , en agissant toutefois avec prudence, et en prenant les précautions que uous avons indiquées.

Outre les divers modes de traitement rationnel que nous venons d'indiquer, il existe encore une multitude de remèdes plus ou moins bons; quelquesuns peuvent apporter un soulagement momentané, mais presque jamais n'amèneront la guérison : telle est, par exemple, l'usure du cor au moyen de la pierre-ponce, ou des limes dites sulfuriques, clin— maniées, aimantées, etc., etc., qui consistent uniquement dans une petite pièce de bois sur laquelle ou fixe, au moyen de colle-forte, de la poiidre d’é-

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n.eri , de limaille de fer ou de verre pilé. Ces irxsimnieals ont l’avantage d’user le cor sans pouvoii blesser les parties saines qui sont trop molles pou. être attaquées par la lime. Les emplàlies de savon de mucilage, de gomme ammoniaque, de galbanum, des différents sparadraps, etc., sont sans doute des moyens peu efficaces, mais comme ils sont sans inconvénients et que, réunis à l’habitude de porter des chaussures convenables , ils peuvent être suivis dt> bons effets, on fera bien de les essayer. Nous en dirons autant des feuilles fraîches de joubarbe, ou de lierre, d’une lame de baudruche, ou de coton en bourre; mais pour ce qui est des secrets et des prétendus spécifiques préconisés avec emphase par le charlatanisme, il faut s’en méfier beaucoup, parce que le plus souvent ils ne se bornent pas a être insignifiants , ils sont encore dangereux : presque toujours ce sodI des substances très-énergiques qui , n’étant pas employées avec les précautions convenables, peuvent produire les accidents les plus dangereux.

COUP DE SANG. — On donne ce nom à une des formes de l’apoplexie, dout elle constitue le degtè moins fort. En effet, il y a alors seulement forte congesiinu, ou accumulation de sang vers le cerveau; mais la substance de cet organe n’est pas altérée ni déchirée.

Les individus d’un tempérament fort et sanguin, disposés à la colère, adonnés aux boissons excitantes y sont prédisposés. Toutes les passions fortes, les plaisirs vénérieus, la joie extérieure, la colère, le désappointement, un violent chagrin, etc., peuvent y donner lieu , ainsi que l’usage de cravates ou de vêtements trop serrés.

Les signes sont à peu près les mômes que ceux

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ie l'apoplexie; les individus éprouvent des éblouis- -emenls , des étourdissements, puis, souvent tout :i «oup, ils tombent sans connaissante; il y a paralysie ■ve tout le corps , le pouls est fort et plein , la respiration gênée , la face rouge et gonflée. Au bon d'un temps plus ou moins long, le malade reprend connaissance, il se plaint de douleurs de tête, d'obscurcissement de la vue, de bourdonnements d'oreilles, de fourmillements des membres; ces accidents vont en diminuant, cl souvent le lendemain il u'en reste aucune trace.

Le traitement si ici parfaitement indiqué par la nature de la maladie : il s’agit do s’opposer h ce que le sang se porte au cerveau et , lorsqu’on u'a pas prévenu cet accident , à débarrasser l’organe de la congestion dont il est le siège. Les moyens les plus propres à y parvenir sont les saignée^ générales et locales, les bains de pieds, les applications froides sur la tête, etc , etc. ( Voir pour plus de renseignements l'articlo Apori.t xn: , dont le traitement est absolument le même que celui du coup de sang). Il en est de même des préceptes hygiéniques , du régime et de la manière de vivre, fort utiles dans l'un :omme dans l’autre cas.

COUP DE SOLEIL. — On donne ce nom h une icrte d'inflammation superficielle qui donne à la aeau une couleur rouge érysipélateuse, et qui reconlait pour cause l'action trop vive et trop prolongée d’un soleil ardent sur les parties découvertes de orps.

Les personnes dont la peau est fine et délicate, et qui sont peu lia’hituées à l’exposition prolongée au granit air et au soleil , y sont plus disposées que d’autres. Une rougeur vive avec gonflement de la peau , sentiment de chaleur et de prurit brûlant ,

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sensibilité extrême au toucher, quelquefois mal de iéte, mouvement fébrile même, tels sont les symptômes habituels du coup de soleil.

Le traitement de cette affection est bien simple: an bain tiède , plutôt frais que chaud , des lotions fraîches sur la partie enllammée, des onctions avec la crème, l’huile fraîche, le cèrat simple, etc., suffisent habituellement pour dissiper la douleur que le malade éprouve] cependant il est souvent nécessaire de pratiquer une saignée chez les personnes sanguines. Ordinairement cette légère maladie ne se prolonge pas plus de deux à trois jours ; pourtant on l’a vue quelquefois donner lieu à une affection dartreuse, un érysipèle véritable, une inflammation du cerveau et d’autres maladies plus ou moins sérieuses ; heureusement cela n’arrive presque jamais.

COUPEROSE. — C’est une espèce de dartre pustuleuse qui attaque spécialement les joues, le nez, le front , et qui se manifeste par une couleur rosacée, de laquelle elle a tiré son nom.

Toutes les fois que la couperose se déclare , la peau du visage s’enflamme et rougit avec plus ou moins d'intensité ; en voit alors naître et se développer çà et là , ou par groupes, une multitude de petits boutons de forme conique, et qui sont plus ou moins proéminents sur la peau. Presque toujours ces boutons ne disparaissent, au bout d’un certain lemps , que pour faire place à d’autres qui se comportent de même, et il s’établit ainsi une éruption continuelle aussi incommode que désagréable.

Les personnes atteintes de’ couperose éprouvent dans les parties malades une sensation de chaleur et de tension assez forte; souvent il s’y joint des picottements ou de la démangeaison ; elles ressentent fréquemment des bouffées de chaleur qui leur

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