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{îles et prus tacilcs à guérir. Le meilleur mode à suivre est de laisser raisonnablement saigner la coupure; cela dégorge les parties voisines et maintient dans de justes bornes l'inllammalion qui résulte de toutes les plaies; puis ou lave la partie blessée avec; de l’eau pure pour enlever la plus grande partie du sang caillé et des matières étrangères qui pourraient s’j être introduites. Knsuite on appliquera l’une contre l'autre , et fort exactement, les deux lèvres de la coupure, et on se bornera à les maintenir en contact avec un petit linge, un petit morceau île tafiVt . d’Angleterre, ou de sparadrap, dans le cas ou le sang coulerait encore, on place- * ail sur la plaie, un peu de charpie, puis une petite lompressc, et on exercerait au moyen d'une bande une pression modérée, mais assez forte pour arrêter l’écoulement du sang. Au bout d’un jour ou deux, ou enlève le petit pansement, et ce temps suffit ordinairement pour cicatriser complètement la coupure. Cette méthode si simple est do beaucoup préférable à tous ces prétendus spécifiques pour la guérison des plaies, tels que baumes, élixirs, vulnéraires, etc., dipit la plupart ne sont bons qu'à trom- >cr la crédulité publique.
COURUATURE. — C’est ainsi que l'on désigne jn sentiment de lassitude et de fatigue douloureuse dans tous les membres.
Les causes de cet état sont ordinairement les exercices violents, les travaux rudes et prolongés, le» excès quelconques, les veilles prolongées, un refroidissement du corps, une suppression brusque de la transpiration ou d’une évacuation habituelle , quelquefois même une, impression morale vive, etc.
La courbature offre ordinairement les symptômes suivants •• les malades ressentons une lassitude gé-
cou
nérale, un abattement extrême, un engourdissement dans toute la machine, des douleurs sourdes dans les bras, les jambes, le dos et principalement dans les organes musculaires , comme si ces parties «vaient été brisées, contusées ou frappées à coups ie bâton ; l’appétit est suspendu , il y a dégoût,' amertume de la bouche, soif, nausées et quelquefois vomissement ; d'autres fois aussi des douleurs tle tôle, des anxiétés plus ou moins vives, une insomnie incommode ; ces symptômes sont presque toujours accompagnés d’un mouvement fébrile plus ou moins- intense, pendant lequel le pouls est ordinairement plein et assez fréquent. Cet état, après avoir duré un où deux jours, tout au plus trois oc quatre, sans accidents plus graves, se termine presque spontanément par un épistaxis (saignement di nez), ou le plus souvent par des sueurs abondantes, en sorte qu’on peut regarder la courbature moins comme une maladie que comme une indisposition éphémère. Cependant il arrive quelquefois qu’elle est le prélude d’une maladie aigue d’une toute autre importance : ainsi les fièvres éruptives, la petite .vérole en particulier, la fièvre maligne ou putride, la fluxion de poitrine sont généralement précédées t’un sentiment de courbature.
Lorsqu’elle ne doit pas son origine à cette derrière cause, la courbature se guérit presque seule. 1 suffit, en effet, que le malade garde le repos, et .c soumette à un régime humectant, à l’usage de aoissons rafraîchissantes et do quelques lavements ^molljcnts. Cependant, s’il était d'un tempérament sanguin très prononcé, et habitué à quelque hémorrhagie périodique qui n’eût point paru à l’époqui srdinaire, il serait convenable de remplacer l’opécation de la nature, en faisant pratiquer une saignée