‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 44 sur 197 · OH A · texte numérisé non relu

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plus ou moins copieuse suivant les circonstances; de même, s'il y avait embarras dans les voies, digestives, un vomitif ou un purgatif remédierait cllicacemcnt à cet état.

CRACHEMENT DE SANG. — Le sang qu’on peut rendre par la bouche en même temps que les crachats, et par conséquent sans vomissement, vient ou de la bouche ou du poumon ; c’est de ce dernier cas que nous voulons nous occuper ici. Désignée en médecine sous le nom (l hémoptysie , abstraction faite de celle qui résulte d’une blessure faite h la poitrine , cette perte de saug que caractérise son état spumeux qui dénote son mélangé avec de l’air, est essentielle ou si/mptonuitirjue , c’est-à-dirc qu’elle résulte ou d’une exhalation sanguine à la surface de la membrane qui tapisse les conduits aériens, ou d’une maladie directe du poumon dont elle ne serait alors qu’un moyen d’expression. Cette dernière étant liée à la maladie dont elle dépend , comme h une lluxion de poitrine, à une apoplexie pulmonaire, h la phthisie, à la rupture d’un anévrysme dans les voies aériennes, nous renvoyons pour elle à ces divers mots, concentrant pour le moment toute notre attention sur le crachemeul de sang essentiel.

C’est celui qui se déclare principalement chez des sujets jeunes , vigoureux, pléthoriques ou nerveux, irritables, adonnés à des travaux sédentaires, à des veilles répétées , à des excès de table , à des écarts de-régime. Les ellorts de voix, de chaut, la déclamation longtemps soutenue, l’abaissement brusque de la température le produisent souvent ; il rentre alors dans la classe des hémorrhagies actives (voyez ce mot) , par opposition à celui qui semble n’être qu’une sorte de transsudation du sang à travers les parois des vaisseaux pulmonaires, et qui tient aux

hémorrhagies passive* , affectant de préférence les personnes faibles, usées, scorbutiques.

Quand le crachement de sang doit être abondant, est souvent annoncé par une chaleur h la poitrine svko oppression derrière le sternum , palpitations , anxiété , fréquence et dureté du pouls , chaleur au tronc, mais refroidissement des extrémités. Au moment où le sang afflue dans les bronches, il les remplit subitement, et met un si grand obstacle à la respiration, que les muscles de la poitrine se contractent d'une manière convulsive. Pousse alors rapidement dans la bouche, il s’en échappe par flots. Dans les cas, fort heureusement tc-s plus communs, *>ù la quantité de sang exhalée est peu considérable, il remonte peu h peu jusque dans le larynx, sans même provoquer de toux, et part au dehors au moyen d’un simple effort de crachement.

Dans les cas ordinaires, l’hémorrhagie pulmonaire ou bronchique, comme nous l’envisageons, diminue

assez promptement;.mais les phénomènes qui 1 avaient

précédée ou accompagnée ne cessent pas toujours d’une manière complète : la personne conserve souvent pendant quelques jours de la chaleur à la poitrine, un peu d'oppression et quelques secousses de toux, et tout cela est d’autant plus prononcé que la naladie, car c’en est une, a été abandonnée aux seuls ifforls de la nature et non combattue par les moyens appropriés. Aussi, dans ce cas, est-elle fort sujette à revenir; on la voit même assez souvent alors apparaître à des époques déterminées et remplacer «es pertes habituelles avec la suppression desquelles son irruption a coïncidé.

Arrêter le crachement et prévenir son retour, sont nécessairement les deux choses qui se présentent à faire dans l’hémorrhagie pulmonaire. Si elle s’est dé*

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