‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 49 sur 197 · DEL · texte numérisé non relu

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c oinme le sulfate de ..oude, l'eau (le scdlitz, pinson arrive aux bains alcalins, aux douches de vapeur aqueuse, simple ou sulfureuse. Pendant le cours du traitement on peut employer, pour calmer les démangeaisons, l'eau de sureau, de moi elle, de jusquiame, do belladone. Les onctions avec les pommades de calomel, d'oxide de zinc, de goudron , de précipité rouge, camphrées ou non, sont aussi très avantageusement employées. Malgré ces moyens on ne parvient quelquefois h guérir une dartre qu'en changeant son u‘ode d'iidlammalion qu'on ramène de l’état chronique à l’état aigu, en cautérisant légèrement sa surface au moyeu de la pierre infernale ; mais il est toujours prudent dans ce cas d'appliquer un cautère ou un vésicatoire au bras, et d’administrer fréquemment des purgatifs. Les pommades souffrées ont longtemps été considérées comme un spécifique contre les dartres; mais l’expérience prouve qu’elles ne réussissent guère mieux que les substances que nous venous d'énumérer. Les anciens médecins et beaucoup encore de nos jours attribuant les dartres à l'iereté des humeurs, les attaquaient par un traitement interne qu’ils appelaient dépuratif, et qui consistait eu purgatifs altérant avec les tisanes de barilane, de patience, de fumeterre, de chicorée, da scabicuse, de houblon, et surtout de douce-amère mais l'expérience prouve que ces moyens n'ouî i u’un effet bien secondaire, et qu’il est prudent da île s'ea rapporter aux moyens que nous avons précédemment indiqué-, (logea Eczéma, Méistagre, Lin répandc. )

DÉLIRE. — On Appelle ainsi un état d’exaltation des fonctions intellectuelles avec perte plus ou moins «rroplète de la raison.

délire se présente sous deux iormes que J'ou

d signe sous les noms de délire aigu et de délir, r I ironique . I.e premier s’accompagne de lièvre , le second est toujours sans lièvre. Nous ne nous Occuperons que du premier ; l’autre rentre dans la foie ■lent il constitue l’essence, et nous lenvovons à ce mot ce que nous avons à en dire.

Les causes déterminantes du délire aign sent presque toujours physiques , promptes et appréciables. Les .mouvements fébriles démesurés ou de nature pe nicieuse. en sont la cause la plus fréquente ; que te cerveau s’alîecteprimitivement ou coin écutivemcnt à quelque autre organe qui réagit sur lui, c’est tou |ours sa souffrance que le délire manifeste. Les causes du délire, qui n’est qu’un symptôme, sont d’ailleurs aussi variées que celles des maladies qu’il vient compliquer, car il n’est essentiel que dans l’encéphalite et la frénésie vulgairement appelée fiertés cérébrales. Cependant quelquefois une émotion forte peut déterminer un délire passager non fébrile que sa courte durée distingue de la folio. On ne confondra pas non plus avec elle le délire avec ou sans fièvre, que provoquent parfois de violentes douleurs, notamment sur les personnes très nerveuses. C'est ainsi qu’on l’a vu iét erminé par des maux de dents, des coliques, etc.; enfin., le trait le plus généralement distinctif du dcii c aigu et du délire chronique, c’est que le prefnier ne s’offre que comme un symptôme accidentel de ma ladies variées presque toujours fébriles et accompa gtiées de beaucoup d’autres désordres, tandis que 1< second caractérise et constitue à lui seul la maladif dite mentale , à cause de l’état sain que présenter! communément les fonctions du corps. Il est aisé di pressentir la différence qui existe dans le présage di durée de ces deux espèces de délire. On doit s’at tendre ii voir le délire aigu cesser avec la maladi

{ni l'a précédé et lui a donné naissance, tandis qua :elui de la folie n’a point de terme prévisible qui se base snr les désordres physiques inappréciables ; la présomption de sa fin reste vague ou ne se fonde que iur l'expérience générale qu'on a des aliénés.

Nous n’essaierons pas de décrire le délire aigu qui peut être bruyant, taciturne, gai, triste, paisible, furieux : nous serions entraînés trop loin par le ta bleau de ses prodigieuses nuances. Le délire est ci général un signe inquiétant ; il indique un très haul degré dans les maladies aiguës, et une fatale ternn liaison rapprochée dans les affections chroniques. 1 est moins grave chë* les sujets très sensibles , mobiles et irritables ; de même quand il est provoqué par des douleurs nerveuses qui ne doivent avoir ellesmêmes ni gravité ni durée. Le délire gai ou paisible est do meilleur augure que celui qui est triste ou furieux. Ce dernier , qui cesse subitement sans amélioration des autres symptômes , doit faire craindre une mort prochaine. Accompagné de tremblement, de mouvements convulsifs , le délire est très redoutable ; le danger plus grand , si dans cet état le sujet parait dormir les yeux ouverts ; la mort est presque cor laine , si on ne peut le rappeler de cet assoupissement. Le délire prompt, et bientôt suivi d'une hémorrhagie nasale , est souvent terminé par cetti crise. Il est toujours très bon que l'attention des malades puisso être facilement fixée et détournée des idées délirantes, ou que le sommeil rappelle la rectitude des sens et de l'esprit. Le délire cesse quel quefois subitement* par une espèce de déplacée. e de la douleur de la tête dans quelque autre paili plus ou moins éloignée. Les urines colorées, sédnueu teuses, jointes b l’an-endcment d’autres symptom e* aunoncent souvent la (in du délire.

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Reconnaître, comine nous l'avons fait, que le délire n’est qu’un symptôme, c'est annoncer implicite-ment que son traitement ne peut être séparé de celui des maladies dans lesquelles on l'observe ou, en d’autres termes , qu’il n'admet pas de méthode curative entièrement spéciale. Mais il est au moins des précautions qui conviennent dans tous les cas , et celles-là nous devons les exposer. Lorsque dans les maladies , le mal de tête se déclare ou augmente, qu’en même temps le visage rougit, que le malade accuse des tintements, des bourdonnements dans les oreilles, qu'il se plaint du moindre bruit, de la vivacité de la lumière , de l’insomnie , d'uu commencement d’exaltation et de désordre dans ses idées, il faut craindre le délire. Dès ce moment, éloigner scrupuleusement de lui tout ce qui pourrait impressionner vivement ses sens, sa sensibilité ou son intelligence; point de bruit, de lumière vive, d'odeurs fortes, point de nouvelles émouvantes, point d’affaires, repos des sens, du cœur et de l’esprit avant tout. En même temps , élevez lui la tête légèrement couverte ou nue ; entretenez la chaleur aux pieds ; faites prendre un lavement si le vontre n’est pas libre. Le délire ayant éclaté nonobstant ces précautions , il faut les continuer avec encore plus de soin, mais en outre, ne plus perdre de vue un seul instant le malade qui pourrait se porter à des actes extravagants à l’égard de lui— meme ou des autres. Si l’on est obligé de le contenir, que ce soit avec le plus de ménagements et de douceur possible. On pourra, dès le début, essayer par des discours calmes , bienveillants et concis de rectifier ses idées fausses ; mais ii. ne faut pas insister sans succès , la controverse, la discussion ne feraient qu’ajouter au délire. Alors on surveille, on

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• «route, on agit à propos , parlant très peu ou sans mot dire. Les ménagements de la sensibilité et du moral auront besoin d’élre continués dans les premiers temps de la cessation du délire , il no faut ras oublier que le cerveau se relève d’une épreuve

• edoutablo qui pourrait amener la mort, ou au n, oins passer à l’état de folie.

DÉMANGEAISON. — On donne ce nom à une sensation pénible propre au système cutané et qui, comme toutes les autres sensations de cet organe , réside essentiellement dans le corps papillaire , c'est-à-dire dans cette portion de la peau formée par l'épanouissement des nerfs et recouverte pat l'épiderme seulement.

La démangeaison est généralement moins douloureuse qu’insupportable ; un (roltement léger la fait disparaître et la remplace même par un sentiment de bien-être, taut il est vrai que la douleur tient de bien prés au plaisir.

Mais si une sensation agréable, produite par l’irritation lé'gère des papilles, fait taire la démangeaison, ce n’est souvent que momentanément, et l’impression première ne tarde pas à se reproduire et nécessite un frottement nouveau. 11 n’est personne sans doute , qui n’ait éprouvé ce besoin et qui ne sache que plus on lui cède, plus il devient impossible de lui résister, jusqu'à ce qu’enfin un mal plus grand en ait fait oublier un plus faible, c'est-à-dire que ce qui n’était d’abord qu’une sensation incommode, se change en une véritable douleur.

Les vieillards sont plus sujets aux démangeaisons que les jeunes gens, les pauvres plus que les riches • les premiers, parce que chcx eux la transpiration s'établit très difficilement à cause de l'inertie des vaisseaux exhalants , et surtout du raccornissemeni

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