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de la peau ; les seconds , parce que le défaut de propreté fait que la matière de la trauspiration s’amasse sur les parties extérieures du corps, yséjourne trop longtemps et les irrite.
La démangeaison est aussi l'un des symptômes les plus constants de toutes les maladies de la peau : mais il n’est jamais plus intense que dans la gale et le prurigo: chez quelques personnes la démangeaison même est si vive qu’on en a vu se déchirer le corps avec leurs ongles, quelques unes même ont eu recours au suicide.
Les remèdes propres h combattre les démangeaisons ne sont pas toujours les mêmes, il faut généralement remonter aux causes pour en guérir les résultats. En effet , les bains fumigatoires sulfureu> et les frictions avec diverses pommades sttlfuro-alcalines qui font cesser la démangeaison de la gale, augmentent ceilcs du prurigo. Les onctions et frictions de toutes espèces exaspèrent plutôt qu'elles ne calment la démangeaison produite par une cause interne, etc.
La démangeaison qu’on observe autour des plaies des ulcères, des fractures dépend presque toujours de la malpropreté et du contact des pièces de l’appareil ; de simples lotions d’eau tiède suflisent pour y remédier. Celle que détermine l’application de certains emplâtres ou cataplasmes irritants, ainsi que l’application des sangsues, est souvent accomp gnée de boutons plus ou moins gros et dispar aussi par l’emploi des bains, des lotions.
La démangeaison que l’on ressent dans une plaie qui est sur le point de se cicatriser , reconnaît cour cause l'abord du sang dans les vaisseaux restés jusque lh obstrués ou divisés; elle cesse quand la circulation est rétablie, et quelques lotions d'eau tiède
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produiraient île wons effets si la dèmangea*on était trop forte, mais le mieux est Je ne rien faire.
Il est eutiu un moyen qui, en général, réussit sinon à faire disparaître pour toujours la démangeaison , au moins à l’apaiser momentanément et à la rendre supportable, c’est l'immersion dans l’eau à la température de 23 h 30 degrés. Ce moyeu a de plus un giand avantage sur tous les autres, c’est qu’il ne l*i’ u t nuire dans aucun cas
DÉMENCE. — On désigne par ce mot un état dans lequel les facultés intellectuelles ne peuvent atteindre le degré nécessaire à la conservation de l'individu et J» la moralité de ses actes. Cet état est originaire, c'est-à-dire de naissance, ou accidentel. Dans le premier cas, qui forme ce qu'on nomme communément idinlitme , l’absence des facultés intellectuelles est en général plus complète, parce que l'arrêt de développement a porté sur l’instrument direct de ces fa mités, le cerveau ; la simple démence frappant sur îles individus qui ont joui de leur intelligence, qui l'ont perdue progressivement, mais qui, le plus ordinairement, on conservent encore des traces.
L'idiotisme est incurable, on le prévoit de suite; tout ce qu’on peut faire à l’égard des malheureux frappés si cruellement , c’est de rendre leur triste sort plus supportable, et aucun moyen ne nous semble plus propre a atteindre ce but, que leur dépôt dans une maison spéciale : cette séquestration nous parait tellement nécessaire, qu'on doit être étonné qu’elle ne soit pas légalement obligatoire, car ces malheureux, dépourvus de tout instinct de conservation, ne sachant mémo pas éveiller l’affection au même degré que certains animaux domestiques, ont bien vile épuisé la sollicitude de ceux qui les entourent, ne recueillent souvent que railleries ou brutalités, au
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lieu des soins qui leur sont souvent si nécessaires, et deviennent toujours dangereux, pouvant faire le mal par pure imitation et par ignorance complète du bien. D'ailleurs ils ne trouvent pas seulement au sein des établissements spéciaux, les soins et la surveillance si impérieusement exigés par leur position, mais on y réussit quelquefois à améliorer leur état moral.
Résultat ordinaire de toutes les causes qui impriment au cerveau des secousses brusques, profondes mais fréquemment renouvelées, comme un travail intellectuel exagéré, des chagrins profonds, les excès vénériens, l’abus du mercure, des boissons alcooliques ou des substances narcotiques , la démence se montre quelquefois isolément, mais le plus souveni elle est précédée ou compliquée de désordres qui portent sur l’intelligence ou sur la faculté de mouvoir, tels que la manie, la monomanie, l’épilepsie, les tremblements nerveux. Elle débute quelquefois d’une manière brusque, mais dans la plupart des cas , elle est annoncée par des signes qui consistent surtoui dans des congestions de cerveau répétées, une attaque d’apoplexie, par un état maniaque ou par des chanchements remarquables survenus dans les goûts, les habitudes, le caractère de la personne , changements portant particulièrement sur la fixité do ses idées et la force de son raisonnement. De toutes leurs facultés qui tendent à déchcoir, la mémoire est celle qui offre les modifications les plus saillantes, sa perle porte surtout sur les faits récents. Le malade conserve l ien encore le souvenir de certaines choses élémentaires qu’il a apprises dans son enfance; mais les idées sont rares, disposées sans ordre et souvent éloignées du but pour lequel elles semblaient avoir été sollicitées. Enfin, tôt ou tard, surviennent des signes de paralysie, triste prélude d’une fin prochaine.
Quand la démence est parvenue à un certain degré, il est dillicilc non seulement de la faire dispaaltre, mais même d’en arrêter la marche. Les saignées, l'application des vésicatoires aux jambes, les aulères ou les sétons à la nuque sont les moyens auxquels on a généralement recours , mais qui ne réussissent que bien rarement à arrêter le travail de désorganisation dont le cerveau est le siège. Bien plus, quand ils échouent, ils ne font souvent que hâter la terminaison fatale de la maladie par les secousses qu’ils impriment à l’économie et la faiblesse qu’ils entraînent ordinairement après leur emploi ; ai»-si faut-il les mettre à contribution dès le début, et, dans le cas où ils semblent ne donner aucun résultat favorable, nourrir convenablement le malade et lui prodiguer les soins que requièrent les malheureux idiots dont il ne diffère plus.
DENT. Quand on réfléchit à l 'importance des dents, seulement sous le rapport de la masticationdes aliments et «le l’articulation do la paroi . , on doit être étonné du , peu de soin qu'on prend en général de leur conservation. Ces soins sont pourtant bien simples puisqu’ils consistent uniquement : 1° à les frotter chaque matin avec une brosse simplement trempée dans une- «au légèrement aromatisée par l'addition de quelles gouttes d'eau de Cologne, ou chargée soit d'une poudre de charbon bien porpliiriséc, soit d'une autre poudre dans la composition de laquelle n’entrât au-cun acide ; 2° à se rincer la bouche après chaque repas, et h se débarrasser les dents au moyen d'un cure-dent de plume, de baleine ou de bois llexiblc,, de toutes les particules alimentaires qui pourraicn1 séjourner entre elles; 5° à ne jamais chercher à casser avec ses mêchoires des corps durs, et à soustraire , autant que posiib e , sa bouche aux enange— ment» nrusfjues île lempéiatiire des aliments.