‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 53 sur 197 · DEN · texte numérisé non relu

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Gciclle la matière n’est rien, tout consiste dans sa confection et son ajustement. Reste à connaître la matière dont les dents elles-mêmes doivent être faites. Il n’y a que deux substances utilisables pour cela, les dents naturelles et les dents de pâle minérale , îspèce de porcelaine tout à fait inaltérable cl qui a sur les dents humaines l'avantage non seulement de se conserver plus longtemps , mais de ne pouvoir inspirer aucun dégoût. Enfin , les pièces artificielles composées doivent être fixées par des crochets renlus invisibles et ne jamais être placées sur des genjives malades.

DENTITION. — Ilien qu’on ait souvent exagéré les dangers de la pousse des dents chez les enfants, on 11e peut cependant méconnaître que depuis le huitième mois de leur naissance jusqu’au trente ou trente-quatrième à peu près , que s’exécute cette pousse , ils ne soient sujets à diverses maladies qu’il est impossible d’attribuer à une autre cause. La plus fréquente de ces maladies est le dévoiement ; quand il est modéré, on le rbgarde généralemeut comme avantageuse, aussi fait-on bien de le respecter; mais si les aliments et les boissons de l’enfant passent sans avoir été digérés, si les selles sont liquides, vertes, séreuses et accompagnées de vomissements et que le ventre soit balloné, ou simplement douloureux, on doit avoir recours aux fomentations émollientes . aux sangsues appliquées au fondement, sucrer les boissons avec le sirop de gomme, de coing, de grande consolide, mettre Tentant à la diète, donner des quarts de lavement avec l’eau de riz, ou une eau simple dans laquelle on aura fait dissoudre 1111 jaune d’oeuf, une euillérée d’amidon.

Il n en est malheureusement pas des convulsion» ipn surviennent à cette époque comme du dévoie-

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ment. Si c*. deruier est, eu général, assez facile a arrêter, le* premières comprometteut souvent la vie dt l'enfant. Si on était bien sur qu’elles fussent matériel* lement occasionnées par la difficulté qu’éprouvent les deuts a percer les gencives qui les recouvrent , il suffirait pour les faire cesser de faire sur les gencives de simples mouchetures, on même de véritables débride ment* ; mais pour un cas dans lequel ce moyen réussit, il échoue dans dix autres. Aussi peut-on établir , en principe, que l'incision des gencives ue doit être faite i |ue lorsqu’elles sont visiblement tendues, et comme soulevées par les dents sous-jacentes. Eu dehors de cette circonstance, il est prudent d’avoir recours aux sangsues appliquées derrière les oreilles, aux bains de pieds sy us pisés, aux lavements purgatifs, et même aux vésicatoires appliqués derrière le cou ou sur le trajet de la ciilonue vertébrale. On seconde avantageusement l'action de ces moyens par des potions antispasmodiques, comme le sirop de pavot blanc étendu dans l'eau de tilleul, dansles rapports de 32 grammes ( une once) par verre d'iufusiou , donné par petites cuillerées d’heure en heure.

Quant aux maladies que détermine la deuxième dentition, qui a ordinairement lien de six ou sept ans i douze ou quatorze, sans compter, bien entendu, les dents de sagesse qui ne sortent que de dix-huit a vingt-cinq ans, elles sont toujours moins graves anb celles de la première. Ce sont tantôt de légères >on- .eations sanguines, des hémorrhagies par le nez, une abondante salivation, l’engorgement des glandes do cou, une rougeur des yeux et des éruptions soit h lu lace, soit a la tète; toutes choses qui disparaissent assez souvent d’clles-mèmes avec la cause qui les a occasionnées. Mais ce qu’il importe de bien savoir, c’est que ie travail d'éruption des dents de remolace-

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