‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 55 sur 197 · UES · texte numérisé non relu

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d- Lai chute du rectum est-elle récente et peu cou* sidérable, et n’a-t-elle lieu au’au moment des selles ? Missitôl (pie rcs dernières sont rendues, ou opéré ,.i - réduction avec les doigts enveloppés de linge fin. Mais le mal est-il abandonné à lui-mème, le bourrelet muqueux acquiert-il un volume tel que sa réduction soit devenue sinon impossible, du moins difficile et dou- • ureuse? ou doit chercher à faire rentrer la lumcui par des bains de siège, par des onctions avec la pommade belluduuisée. Si on échoue, il faut avoir recours a des moyens plus actifs , parce que la membrane muqueuse de l'intestin, sans cesse exposée au contact de l’air, au frottement des vêtements, devient fongueuse, s’ulcère et peut se gangrener. Ces moyens sont la cautérisation, la ligature, l’excision et le déliridement, qui uc peuvent être pratiqués que par uu humilie de l'art .

4 Dans les descentes delà matrice deux indications soûl à remplir : la première c'est de remonter l’organe a sa place; la seconde de l'y maintenir. Avant de cher ■ ber à remplir la première, si la descente est simple, la femme jeune et bien constituée, on emploie le repos, la position horizontale ; on emploie ensuite les inieetious légèrement astringentes, comme la décoction de bois de chêne, de quinquina , de feuilles de noyer, les bains froids à l'eau courante, les douches >ur les reins et sur les aines. Si les parties sont enflammées, on met d'abord en lisage les bains et topiques émollients, puis ou procèJe à la réduction. Pour cela, la personne étant couchée sur le dos, les jambes flé- , cliies sur les cuisses et celles-ci sur le bassin , la tète légèrement inclinée en avant, et le siège soulevé puis appuyé sur un coussin : on refoule la matrice à l’aide de un on deux doigts enduits ae beuire ou decérat et introdoits dans le ranm. S: la tumeur résiste» on ia

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«omprime doucement et on la retoule peu à peu danr le bassin en agissant de bas en haut.

On la maintient ensuite au moyen d’un pessaire de gomme élastique qti’on introduit perpendiculairement et dans le sens de son petit diamètre s’il est oval; pub quand il est arrivé à l’drgane on rabaisse par un de ses bouts pour qu’il se place à plat , et forme ainsi un plancher sur lequel portera cet organe. Enfin, une femme dans celte position devient-elle enceinte, elle fera bien de garder le repos les trois ou quatre premiers mois de sa grossesse , de se tçnir couchée quelque temps avant son accouchement, et d’averlii de sou état la personne qui l’assistera, afin que la ma trice soit solidement maintenue au moment du passage de la tète de l’enfant. Après l’accouchement, de grandes précautions et un long repos seront nécessaires.

DÉVOIEMENT. — - On désigne par ce mot, synonirae de celui de Diarrhée, un besoin plus ou moins répété d’aller à la selle, suivi d’excrétions intestinales plus fréquentes et plus liquides que de coutume, et presque toujours accompagné de lièvre et de coliques.

Les causes de cette affection sont très nombreuses. Les principales sont : les écarts de régime , l’usage des fruits verts et acerbes, les boissons mal fermentées , les liqueurs échauffantes, la transition subite d’un état d’abstinence à l’usage de mets succulents et copieux, les vicissitudes atmosphériques, les fatigues excessives, les affections morales, la frayeur, la colère , etc.

Habituellement cette affection s’annonce par un sentiment de lassitude dans les membres et dans les reins, un malaise général, de la chaleur à la peau et des frissons dans le dos. Il y a douleur de tête et inaptitude aux travaux de l'esprit.

bientôt apparaissent de la tension du -rentre, (les gargouillements , des coliques auxquelles succèdent desbesoins irrésistiblesd’aller h laselle. Chaque selle est suivie d’un état de mieux être ; mais au bout d’uic temps assez court les coliques reviennent ainsi que *e malaise, et de nouvelles évacuations ont lieu. Cet état cesse ordinairement de lui-même au bout du quelques jours, souvent même plus tôt; il n’olTre en général de gravité que lorsqu’on l'exaspère par des écarts de régimo ou en restant sous l’influence des causes qui l'ont produit.

Le traitement de celte affection est des plus simples : diminuer la quantité de ses aliments, choisir ceux qui ne produisent pas sur le canal intestinal d'irritation spéciale : employer des lavements d’eau simple, d'eau de guimauve ou de graine de lin; des boissons mucilagincuses et émollientes, et spécialement l’eau de riz édulcorée avec le sirop de coing , se nourrir de substances qui fournissent peu de matières excréraentitielles, comme les œufs frais. Tels sont les moyens qui en triomphent à peu près constamment.

Le dévoiement ou la diarrhée accompagne souvent une foule de maladies dont il n’est alors qu'un symptôme ou phénomène ; nous n'avons rien de spécial à en dire ici, si ce n’est qu’avec la maladie principale le dévoiement disparaîtra presque toujours.

DIARRHÉE. — ( Voyex Dévoiemext ;.

DOULEURS. — On donne vulgairement ce nom À des sensations pénibles qui parcourent certaines régions de la tète, de la poitrine, du dos ou des membres; elles sont ordinairement le résultat d'affections serveuses ou de rhumatismes. ( Voyez ce mot.)

Le meillour mode de traitement est d’avoir ro- *>urs aux soins hjgiéniqucs : un régime de vie solie

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