‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 66 sur 197 · EM · texte numérisé non relu

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ovines, si on suppose le poisou passé dans toute l'économie. — Préparations antimoniales, comme l’émétique: eau tiède en abondance; plusieurs tasses d’infusion de noix de galles, de quinquina, de saule, it’écorce de chêne. — Cantharides : eau tiède, eau de graine de lin ; injecter dans la vessie des liquides mucilagineux, mais non huileux, qui dissolvent le principe actif; grand bain, fomentations adoucissantes sut les points douloureux si les cantharides ont été appliquées à l’extérieur. — Irritants végétaux, comme l’anémone, la bryone, la coloquinte, la clématite, le garou, le jalap, le mencenilier, la gomme-gute, le rhus radicans: comme pour les acides concentrés.

2° Poisons stupéfiants. — Ils ont pour symptômes un coma profond, un collapsus des membres avec insensibilité de la peau; les pupilles sont dilatées; la respiration est lente, la peau froide, le pouls petite lent. Les poisons de celte classe n’ont point de saveur caustique, donnent rarement lieu à des vomissements et à des déjections alvines.La douleur qu’ils fort t naître n’existe que peu de temps après leur emploi, et quand elle est intense les malades la rapportent à différentes parties du corps, au lieu de la ressent ii dans le ventre exclusivement.

Suivant la substance spéciale qui les forment ce-, poisons se combattent ainsi : Belladone, jusquiame j laitue vireuse : provoquer le vomissement avec les barbes d’une plt^e, donner ensuite des boissons acidulées avec le citron, le vinaigre; combattre la somnolence par le café à l’eau, les potions vineuses, avalisées, frictions sèches sur les membres ; saignée au bras s’il y a signe de congestion cérébrale. — Opium, acétate de morphine et autres composés : faire vomir, donner la décoction de noix de galles par cuillerée, café à l'eau, potion ammoniacale. — Laurter-serise,

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umandes amères , acide hyilrocyanique, cyanure de mercure : faire vomir, puis faire respirer de l’eau chlorurée, ou ammoniacale, surtout s’il y a convulsion, affusion d’eau froide sur la tète et le iong de l’épine, saignée, synupistnes aux pieds, café à l'eau.

3« Poisons narcotico-acrës, — Les symptémes occasionnés par ces poisons peuvent offrir des différences bien caractérisées : ainsi après !' emploi des uns , tels, par exemple, que la noix vomique, la fève St.- Ignace, la fausse augusture, les sujets sont pris d’une raideur convulsive de tous les muscles du corps, les yeux fixes semblent faire saillie hors des orbites, la ligure se colore, les joues, le nez, les lèvres se gonflent et deviennent livides comme dans les asphyxies, la respiration est comme suspendue ; il y a de la stuneur, l’air est hébété et le regard fixe, le moindre bruit, le moindre attouchement rappellent les mouvements convulsifs ; enfin la mort ne tarde pas à survenir. Du leste, les facultés intellectuelles ne sont pas toujours lésées, le vomissement n’a lieu que très lard, mais les sujets ont toujours éprouvé une saveur très amère.

L'empoisonnement qu’ils occasionnent se combat ainsi : Champignons : faire vomir promptement et provoquer quelques selles par de légers purgatifs ou des lavements irritants ; puis, si les effets continuent, administrer un lavement de tabac; donner ensuite quelques cuillerées d'une potion antispasmodique éthérée , ou quelques tasses de limonade végétale. Les accidents inflammatoires font -ils des progrès.3 eau de gomme ou de graine de lin. Le malade est-il dans un état de somnolence , d'engourdissement ? donner la limonade végétale , puis faire vomir. — JVoix vomique, coque du levant , scilte, aconit na pci, ellébore noir, camphre, colchique , d attiras ira -

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monium, tabac , digitale pourprée : provoquer le vomissement , prévenir l’asplipie en insufflant de l’air dans les poumons. Le poison a-t-il pénétré par une/plaie, on y applique une ventouse si celte plaie est récente, et on cautérise avec le fer rouge si elle est ancienne. — Seigle ergoté : faire vomir et se conduire ensuite suivant le cas. — Gaz des fosses d’aisances (milte, plomb), des égouts , des puisards : avoir de suite recours au grand air, aux aspersions d’eau vinaigrée, à l’inspiration de vapeurs chlorurées; provoquer le vomissement, saigner au bras, bains frais pour calmer les accidents nerveux; frictions sur le corps, synapismes aux pieds.

4° Poisons septiques ou putréfiants. — S'il s’agit d’un poison à l’état de gaz ou de miasme, l’individu peut être instantanément frappé de mort; mais le plus ordinairement il n’y a que suspension momentatanée des fonctions de la vie : delà lassitude générale, abattement profond, respiration lente et difficile, affaiblissement du pouls, syncope; les malades restent longtemps faibles. Lorsqu’au lieu d’être gazeux , le poison est liquide comme le venin de certains reptile-, alors une partie quelconque du corps a été le siège

!J’une blessure ; le malade y éprouve uue douleur aiguë ; cette partie devient le siège d’uue tuméfaction plus ou moins considérable ; elle prend une couleur d’un rouge livide qui s’étend peu à peu aux parties environnantes : des syncopes, des nausées, des vomissements et des mouvements convulsils surviennent, et la mort est fréquemment la suite de l’absorption du venin dont la plaie a été imprégnée.

Ou doit se comporter à l’égard des empoisonnements de cette classe comme il suit : Morsure de vipère : pratiquer une ligature au-dessus de la plaie, la faire saigner, la couvrir d'uue ventouse. Dans

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le» cas graves , cautériser. A l’intérieur, calmant», -odoriGques, boisson» aiguisées par quelques gouttes ''ammoniaque. — Piqibe d’insectes : visiter d’abord la plaie et en retirer l’aiguillon qui pourrait y être imi ’anté. Puis, dans les cas u. linaires, frotter la partie avec un mélange de deux parties d'huile d’amandes

uces et une d'ammoniaque, ou avec l’eau blauclié; boisson légèrement sudorifique. — Substances corrompues : faire promptement vomir et combattre les signes secondaires. — Poissons veineneux, moules, etc.: ces substances sont-elles encore dans l’estomac? les r.spulser à l’aide d’un vomitif. Sont-elles dans l’intestin ? une potion ou un lavement purgatif; calmer les accidents nerveux par des potions étliérées, des limonades végétales, et avoir recours tous les moyens propres à combattre l'inflammation s’il s'en déclarait une.

.Notons bien avant de terminer que lorsqu'on n’est appelé ik secourir une personne empoisonnée que longtemps après l’introduction du poison dans l’estomac, quand le poison a été entièrement expulsée avec la matière des vomissemonts ou des selles , il est complètement inutile, même dangereux de faire usage des antidotes ou des vomitifs. II faut examiner attentivement l'état de l'individu, la nature des sytnptômrsqui se sout développé», le» partie- qui ont été primitivement ou secondairement affectées, etc., et agir différemment suivant qu’il se présente telle ou telle indication à remplir.

ENC1I1FRENEMENT. — On donne ce nom à une sensation incommoda d embarras et de gène dans le nex, caractérisée surtout par une grande difficulté de se moucher.

Cette affection provient ordinairement d’une inflation avec tuméfaction de la membrane interne de; na-

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riues, elle existe toujours dans le rhume de cerveau.

Pour guérir l’enchifrénement il est nécessaire de remonter aux causes qui l’ont produit ; quant au traitement local, on retirera de bons effets des lotions, aspirations, fumigations avec la laitue ou le sureau, ainsi que des onctions de l’intérieur des narines ave< du suif, de l’huile, du cérat, de l’onguent rosat, etc.

( Voir au surplus le mot Rdcme de cerveau.)

ENGELURE. — On donne ce nom à certain engorgement qui affecte particulièrement les chairs des pieds, •les mains, et quelquefois, mais plus rarement, le ne* •t les oreilles. Cet engorgement est tantôt superficiel et peu dur, accompagné d’une légère douleur et de démangeaisons incommodes, surtout lorsque les parties malades sont exposées à la chaleur , tantôt cet engorgement ,’est plus considérable. Il y a de l'engourdissement dans les doigts, les mains, les pieds, des douleurs cuisantes, des vésicules remplies d’uu liquide roussàtre, >a peau devient d'abord rouge, puis violette ou bleuâtre ; a ta fin elle se fendille ou se crevasse et il s’établit de véritables ulcères, plus ou moins profonds.

Les engelures se manifestent plus Souvent chez le» enfants et les jeunes gens qye dans un âge plus avancé. Ou les observe assez fréquemment chez les sujets lymphatiques-scrofuleux; ce qui donne quelques raisons de croire que la disposition à cette affection peut être héréditaire. Elles se manifestent ordinairement en automne, augmentent pendant l’hiver Cl disparaissent au printemps pour reparaître l’année suivante.

Les engelures sont plus douloureuses et incommodes que dangereuses; souvent elles guérissent d’ellesmèines et disparaissent généralement pour ne plus revenir vers l'époque de la puberté. Lorsqu’on eu est menacé, le meilleur traitement préservatif consiste à *e laver souveut les pieds et les muitis avec Quelques

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liquides spiritueux, tels que l’eau-dc-vie, l'esprit de. viii, l’eau de-vie camphrée, le vin chaud, les décodions de quinquina, etc. On ne doit jamais recouvrir ces parties de cataplasmes émollients , ni de linges humides.

Quand les engelures se sont développées, et qu'elles ne sont pas encore fendillées, on les traite par les mêmes moyens que ceux employés pour les prévenir. On peut aussi dans ce cas envelopper les points engorgés avec des compresses imbibées d’extrait de salurne.

Enfin lorsque la peau est crevassée, qu’il s’est établi des ulcères, suivant que cette ulcération est inflammatoire ou atooiqne, c’est au cérat simple, à l'onguent populeum, ou aux pommades plus ou moins stimulantes et aux lotious aromatiques spirîtueuses qu’il faut recourir. Le repas, ou du moins la promenade eu voiture deviennent nécessaires en pareil cas, lorsque ce sont les pieds qui sont le siège du mal.

ENFLURE, Gonflement, Tuméfaction. On désigne sous ces divers noms l'augmentation de volume d’une partie quelconque du corps, produite généralement par un amas de sérosités, une infiltration de lait ou l'accumulation des humeurs vers un point irrité ou enflammé.

L’enflure, de quelque nature qu’elle soit, ne constitue point une maladie par elle-même, mais se rencontre comme symptôme obligé dans diverses affections morbides. (Voyez Abcès, Bouffissure , Fldxioh, llronopist*, I nfi. xsm ATioir , etc. )

ENROUEMENT. — On désigne ainsi une altération de la voix qui est rauque et embarrassée; ce n’est ordinairement qu’un symptôme léger qui se dissipe en peu de jours, et qui se rattache aux rhumes, (y oyez ce dernier mol.)

Lorsque l’enrouement est dô à la fatigue de l’organe

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