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beaucoup le niveau de la peau, leur siège el le danger qu’elles peuvent faire courir par la moindre lésion, en exposant à une hémorrhagie souvent difficile à arrêter, sont telsqu’ilest quelquefois indispensable de les faire disparaître. Leur traitement appartient alors à la chirurgie et consiste à les comprimer, à les lier, à les emporter avec l’instrument tranchant, ou bien enfin à faire la ligature du vaisseau sanguin principal dont elles reçoivent le sang. L’emploi de la cautérisation contre elles peut faire craindre des accidens assez graves pour qu'on ne soit pas tenté d’y avoir recours,
EPILEPSIE: — Vulgairement appelée haut mal, mal caduc, mal de Saint-Jean , maladie sacrée, l’épilepsie se présente sous trois formes différentes , qui ne sont que trois degrés du même état : le grand mal , dans lequel la perte de connaissance est complète, la chute instantanée, les convulsions violentes ; le vertige épileptique , dont le malade prévoit l’arrivée , dans le cours duquel il netombe pas et ne perd même pas complètement connaissance ; l'extase épileptiforme, qui n’est qu’un trouble passager , qui force seulement la personne à s’arrêter un instant.
L epilepsie attaque tous les âges, mais est si rare dans la vieillesse et si commune dans l’enfance qu’on lui a donné le nom de mal des enfants ; aussi peut-on dire que la facilité à la contracter est en raison inverse de l’âge. Les femmes, plus impressionables, semblent aussi y être plus sujettes. S’il est vrai que des sujets parfaitement constitués puissent être atteints d épilepsie, l’observation démontre cependant cependant que parmi les personnes qui deviennent épileptiques, un grand nombre apportent en naissant une conformation défectueuse du cerveau. Les idiots et les imbécilles de naissance y sont très sujets. La transmission par voie héléditaire n’est auiourd’hui contestée par personne;
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elle est plus commune daus Tes classes inférieures de la société. On accuse bien des causes à l’épilepsie, mais de toutes les causes, la frayeur est sans contredit la plus puissante ; après elle viennent la masturbation, les abus et les maux vénériens, et en général toutes les fortes secousses morales. L’expérience démontre qu’elle se transmet par pure imitation.
Quelque soit la forme de l’épilepsie, son traitement est toujouisle même; il diffère seulement dans l’énergie de son application. En voici les principales régies: les causes de la maladie, si elles sont connues, ayant été écartées ou combattues, autant que cela aura été possible, on se bornera , pendant les accès, à empêcher le malade de se blesser contre les corps environnants, et on s’abstiendra de lui faire respirer des sels et toute substance odorante, comme on le fait généralement dans tous les cas de délaillance. Si le sujet est jeune, pléthorique, une saignée au bras peut lui être pratiquée avec succès. On lui appliquera, de temps à autre des sangsues au fondement; on pourra lui établir un cautère à la nuque, surtout dans les cas où il y aurait eu suppveesion d'hémorrhoides ou rétroces-, sien d'une dartre.
Quant au traitement spécial, malgré toutes les recherches, ce sont encore les antispasmodiques, et surtout les plus odorants, qui comptent le plus de réussite; comme la valériane, le musc, l'assafœtida , le castoréum, l’oxyde de zinc, l’huile animale de dippel , celle de térébenthine, le sulfate de cuivre ammoniacal, les préparations camphrées. On a aussi employé avec quelques avantages le galvanisme, l’électricité , les bains de surprise , surtout froids, et affusions de même nature sur la tête , l’extrait alcoolique de belladoue , de datura- stramonium , l’acide hydronanique et h morphine: mais ce sont des substance*
trop énergiques , et surlout d'une action trop incertaine pour eu tenter l’usage en l’absence d’un homme de l’art.
Au demeurant , quand on cherche à se rendre compte de la manière d’agir de la plupart de3 médications recommandées contre l’épilepsie, ont est forcé de reconnaître qu’elle3 n’ont, en général , d’autre résultat bien marqué que d’imprimer de violentes secousses à l’économie , et surtout au système cérébrospinal. Mais malheureusement cette terrible maladie sera longtemps encore le désespoir des malades, l’écueil des médecins consciencieux, et le point de mire des charlatans.
ÉRUPTION. — Le mot éruption est une expression générique applicable à toute maladie qui survient tout h coup à la peau, sous l'orme boutonneuse , comme la variole, la rougeole , la miliaire ; mais on s’en sert généralement pour désigner une sortie soudaine de petits boutons ou de pustules, soit sans cause connue, soit à la suite de l’application de corpi, irritants sur la peau, ou d’ingestion dans l’estomac de certains aliments âcres ou détériorés, comme des moules et des huîtres à certaine époque de l’année.
Quand elle survient sans cause appréciable , son traitement est des plus simples : la diète , le repos , des boissons d’orge, de chiendent , des bains, des fomentations émollientes , suflisent ordinairement. Si elle tient à uue cause intérieure , c’est vers cette dernière que doit particulièrement être dirigé le traitement. Par exemple, si elle survient à la suite d'un repas fait avec des moules, on fera bien de débarrasser l’estomac par cinq centigrammes (1 grain) d’émétique donné dans un demi-verre d’eau , etc. ( Voir au sur— plus les mois Dartre , Ecuaüffement de boctoxs , eczéma, etc.
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ERYSIPÈLE. — Caractérisée par une tenue rouge loncée de la peau , avec chaleur et tuméfaction, cette affection, extrêmement commune, occupe toujours une Mirface assez étendue , même dans quelques cas très rares , peut devenir générale. Toutes les parties du corps peuvent eu être atteintes , mais la face et les membres en sont plus particulièrement le siège.
L’érysipèle peut se développer sous l'influence de -anses aussi nombreuses que variées. En premières s» présentent les irritations locales, comme l’action d’un soleil trop ardent, le contact ue certaines substances caustiques , pulvérulentes , etc., la vaccine , des frictions rudes, les piqûres de sangsues. Plus frequent dans le printemps et en automne, plus commun chez les femmes que chez les hommes, il règne souvent épidémiquemont, surtout à la suite d’une longue sécheresse et de grandes chaleurs. Certaines localités humides favorisent son développement ; l’expérience prouve aussi que non seulement il est très fréquemment la suite de la suppression d'une perte habituelle , mais qu’il peut se déclarer immédiatement après une vive émotion, comme la colere et la frayeur, et à la suite d’un repas tropcopieux, ou composé d'aliments trop stimulants.
Quand l’erysipèle n’envahit que la peau et n'est pas très étendu , il disparaît assez ordinairement sous Tin— Uuence de la dicte et des boissons délayantes. S'il est accompagné de fièvre, et qu’il ait son siège à la face, su cuir chevelu, on fait bien, surtout chez les sujets «unes et vigoureux , de faire pratiquer une ou même plusieurs saignées au bras , de donner des bains de pieds, des lavements purgatifs. Si la personne a la langue sale, la bourbe amère, on doit débarrasser l’estomac de scs salaires au moyen de l’émétique. C’est un (•rejugé nuisible de croire qu’il faille absolument employer les lotions froides excepté pour requ'on nomme
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un coup de soleil , elles sont généralement plus défavorables qu’utiles. Les cataplasmes, même lièdes, ont aussi le grand inconvénient de congestionner la partie et d'augmenter l’inflammation ; mais on fait très souvent avorter des érysipèles en pratiquant sur les parties affectées des onctions douces avec la graisse mercurielle double. Le coton cardé, placé sous un morceau de taffetas très mince , et maintenu par un bandage légèrement serré, convient encore dans les cas simples. <l’est par un vésicatoire qu’on fixe un érysipèle voiant , et qu’on rappelle celui qui aurait disparu trop subitement.
Nous n’avons parlé ici que des cas dans lesquels l’inflammation se borne à la peau ; mais elle peut envahir les parties sous-jacentes, et constitue alors l’érysipèle phlegmoneux , qui exige un traitement énergique, comme les saignées et les sangsues, la diète absolue, les bains locaux émollients très prolongés. Si ces moyens échouent, il faut se hâter de faire opérer le débridement des parties tuméfiées , afin d’éviter non seulement la suppuration, mais ia gangrène ou la mortification. Si déjà du pus existe çà et là dans tes mailles du tissu cellulaire , on pratique encore le débridernent ou des incisions dont le nombre, l'étendue et la profondeur sont en rapport avec l’état des parties. Ce précepte est surtout de rigueur quand l’érysipèle phlegmoneux occupe le cuir chevelu. La compression a aussi quelquefois fait avorter cette maladie affectaut des membres.
ESQU1NANCIE. — Mal dégorgé, et angine pour lies médecins. Cette maladie, une des plus communes qui existent, survient le plus habituellement à la suite -d'un refroidissement, surtout des pieds, affecte de préférence les adultes, les personnes sanguines, et se déclare ordinairement au printemps et à l’automne.