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e-rveau de la portion qui lui est nécessaire pour remplir ses fonctions. De ce genre sont les pertes de sang, soit spontanées, comme les hémorrhagies nasales , utérines, celles de la poitriue, du canal iutesti nal, etc., ou produites par la rupture d'uu vaisseau sanguin, soit artiGcielles , comme celles qui résultent d’une saignée ou d'une plaie. Dans tous ces cas, on voit la circula lion du sang s’arrêter d’abord, et les autres phénomènes survenir successivement. Les causes secondaires ou indirectes sont les douleurs aiguës, les vives émotions morales, certaines odeurs, la vue d’objets effrayants ou désagréables : ces causes, sans diminuer la masse du sang, agissent de manière à suspendre les mouvements du cœur par l’iiilermédiaire du cerveau , et, une fois ce mouvement suspendu, arrive la défaillance ou l'évanouissement. Certaines maladies du cœur déterminent aussi très souvent cet état , parce que la circulation du sang se trouve troublée, et que ce Quide est retenu eu trop grande quantité dans cet organe. Il est tellement vrai que l'évanouissement dépend de la trop faible quantité de sang, ou au moins de la difficulté de son ascension au cerveau que , quand une personne placée dans la situation verticale tombe eu syncope sous l'influence d’une saignée ou une perte de sang quelconque, il suffit presque toujours de la coucher horizontalement pour dissiper l'évanouissement. Dans ce cas, on ne fait que faciliter vers le cerveau l'arrivée du sang dont il se trouvait privé. Généralement, aux premiers signes ue défaillance , il suffit de ■s’asseoir, si l’on est debout, ou de se renverser pour prévenir l’évanouissement. S'il survient nonobstant, on se hâte de dégager la poitrine et le cou, de pratiquer des frictions sur la région du cœur, de faire flairer des odeurs fortes, de l’éther, du vinaigre on des alcoolau aromatiques , de l’ammoniaque , de réchauffer les
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paities qui se refroidissent, en les frictionnant, en Iss recouvrant de linges chauds; des aspersions d'eau froide au visage dissipent aussi presque toujours l’évanouissemenl très promptement. Aussitôt que le malade reprend l’usage de ses sens et qu’il peut avaler, s’il se sent faible , il est bon de lui faire prendre quelques cuillerées d’un vin généreux, d’une potion cordiale, de bouillons, etc.
Un point des phs importants est de ne pas confondre l’évanouissement avec l 'asphyxie, le coup de sang , l apoplexie , etc. Il suffira d’étudier ce que nous avons dit de ces dernières maladies pour les distinguer les unes des autres , et appliquer à chacune le mode de traitement qui lui couvient.
ÉVENTRATION. — Par oe mot on désigne communément les hernies qui se font par la ligne médiane de l’abdomen ou ligne blanche , et même celles qui se font par l’ombilic ou le nombril. La conduite a tenir à leur égard est la même que pour toutes les autres hernies : réduire les viscères, les maintenir réduits au moyen d’un bandage, ou mieux d’une ceinture appropriée ; combattre les complications; entretenir la liberté du ventre. Nous indiquerons au mot hernies les diverses conditions de fabrication e d application appropriées aux différents bandages
déplacées1 ^ ^ S0UlCnir des Parties quelconque*
EXCROISSANCE. — On appelle ainsi les parties qui se développent accidentellement sur les diverses
régions du corps. Telles sont les loupes, les polypes •es bemorrhotdes, 1*. verrues, les cors etc. ( Voue
UenZTi Ma'S JT 8°UVeDt ÛUSsi- les excroissances hennont à une aflcction vénérienne et prennent alors
e. noms que nous indiquerons en temps et lieu.
Quelle oue soit la nature des excroissances, il est
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presque toujours nécessaire de les enlever , et biec rare qu’elles disparaissent d’elles-mémes, alors même qu'elles sont vénériennes, et après le traitement île la maladie sous l'influence de laquelle elles se nom développées. On les enlève de trois manières : en les coupant avec des ciseaux courbes sur le plat , ee qui est le moyen le plus prompt; en les étreignant avec uue ligature à l'aide d’un (il de chanvre ciré ou d'un lil de soie, ce qui convient aux personnes que l’ instrument ellraic ; enfin en les cautérisant à l aide du fer rouge ou des caustiques, tels que le oiiiMie d'argent, la pierre infernale, etc., moyen «iirtoul applicable aux excroissances qui ne sont que peu saillantes, comme celles qui se développent au pourtour ou sur la surface même de certains ulcères uu même des vésicatoires, etc.
KA1ULESSB. — Manryie do foicc, débilité
Nous avons indiqué aux mots A ma r isolement et Convalescence les circonstances principales qui peuvent accidentellement déterminer l’état de faiblesse. Nous ne nous occuperons ici que de la faiblesse itirelle et des moyens généraux les plus convenables pour y remédier.
La faiblesse naturelle ou constitutionnelle, entre t autres causes, se transmet très fréquemment par voie d’hérédité; elle a cela de très grave, qu’elle dispose * facilement à toutes sortes de maladies, lesquelles v sont aii'-i plus longues, plus rebelles et plus sus- « ccpliblcs do récidive que dans un tempérament vigoureux.
C’est donc surtout dès leur naissance et pendant leur première enfance, époque où s’établissent les londemeuls d oue bonne ou d’une mauvaise consti - ii