FAI
t’itto n, qu’il est de la dernière importance de préserver avec soin les enfants de toutes ics mlluences qui pourraient agir sur eux d’une manière délavorable .
Règle générale , un individu faible doit être le plus possible maintenu dans des circonstances qui iie nécessitent pas de sa part de grands efforts de réaction : ainsi une température douce, une habita tion saine et bien aérée , un exercice modéré , des vêtements suflisamment chauds, des frictions sèches ou aromatiques sur tout le corps, un régime restaurant mais de facile digestion, etc., lui sont nécessaires et beaucoup plus utiles surtout que tous ce-, prétendus spécifiques fortifiants si vantés par les charlatans, et dont on ne saurait trop se méfier.
On se sert encore assez souvent du mot faiblesse comme synonyme d’ évanouissement . (Voyez ce mot).
FAIM CANINE. — Appétit vorace , faim excessive et que l'on appaise avec beaucoup de dilliculté. Cet étal porte en médecine le nom de boulimie et de Cynorexio.
Les personnes atteintes de cetto affection sont tourmentées par une faim insatiable; plus elles pren- ,( nent d’aliments plus elles désirent manger, et leur estomac étant surchargé par l'énorme quai'nité de ■ substance qu’elles digèrent , • ou les voit tomber en ( défaillance, vomir tout ce qu’elles ont pris , ou rendre les aliments à demi-digiirés par des selles analogues à de la bouillie grisâtre et accompagnées de .. vives tranchées.
La faim canine n’est pas une maladie particulière indépendante de l’affection de quelque organe; elle :..| ,-stf au contraire le plus souvent le résultat d’une irila tion de l’estomac. En effet, tout ce qui réveille ..j, la sensibilité de. col organe augmente l’appelit el donne la faim. Ainsi la faim canine se rencoilre.
K Al
souvent dans U cours de certaines lièvres iiitermit* tentes , dans certains états nerveux et dans plusieurs affections vermineuses, surtout dans celles qui so»l produites par la présence du toenia ou ver solitaire : elle est fort commune aussi h la suite des maladies aiguës qui ont épuisé les forces du malade, et dépend alors du besoin qu'ont toutesles parties du corps de réparer les pertes qu’elles ont éprouvées. Dans certains cas cependant le désir et le besoin extrêmes des aliments paraissent dépendre d’une conformation particulière de l’estomac, qui digère avec une grande promptitude les substances qui y sont introduites. On voit en oflet des femmes robustes, pendant leur grossesse , des jeunes gens qui prennent beaucoup d'exercice , ou des personnes qui font usage des substances aromatiques et échauffantes, prendre une quantité prodigieuse d'aliments : la faim canine ne doit pas alors être considérée comme une maladie, mais elle n’en est pas moins redoutable à cause des suites funestes qu'elle entraîne, comme la maigreur, la fièvre hectique , la phthisie , des obstructions et l'hjdropisie. 11 faut donc la combattre de bonne heure par l’usage des moyens propres à détruire les causes qui l'entretiennent : celui des anlhelmentiques ou vermifuges, dans le cas d’une a (fection vermineuse ( Voyez Vins); celui des calmants et des antispasmodiques , lorsqu’elle est jointe à une maladie convulsive, etc. Mais survient-elle pendant la convalescence et à la suite d'une fièvre aiguë , ou de toute autre maladie grave qui a miné les forces du malade? la méthode la plus sûre d'y remédier est de diriger convenablement le régime, de le proportionner avec l’exercice que fait l'individu, et surtout d'augmenter graduellement la .quantité des aliment», afin ôt u iriroduire dans l’estomac que ceux