TAU
dont cât organe peut opérer l'élaboration; sang quoi , loin de procurer la guérison radicale et de relever les forces, on finirait par déterminer une diarrhée qui bientôt amènerait le marasme et la mort.
FAUSSE-COUCHE. — On dit qu’une femme fait une fausse-couche, avorte ou se blesse, lorsque son enfant est expulsé de sa malrice à une époque de la grossesse où il n’est pas viable, c’est-à dire avant la dernière moitié du sixième mois. Cet accident est infiniment plus fréquent dans les trois premiers mois de la grossesse que plus tard ; tous les accoucheurs -ont d’accord sur ce point et reconnaissent aussi que le sexe de l’enfant ne fait rien sur cette fréquence.
Les causes qui déterminent l’avortement proviennent de la femme ,du foetus, ou d’uue puissance mécanique. Parmi les causes qui proviennent de la femme, on cite surtout un état trop pléthorique, une faiblesse naturelle ou acqui St*, les saignées fréquemment répétées sans nécessité une maladie de la matrice, les vices de conformat ion du bassin, des pertes en blanc trop abondantes, une maladie inflammatoire de la vessie ou de l'intestin. Les filles qui se marient trop jeunes ou trop vieilles y sont aussi plus exposées. De la part du fœtus, les maladies de l’œuf donnent souvent lieu à l’avortement, surtout dans les premiers temps, et le plus souvent dans ce ca$ il meurt : de même que les fruits qui se flétrissent avant d’être développés se séparent et tombent à la moindre secousse de la branche qui les supporte, de. même le fœtus dans les animaux, doit se détacher et être bientôt expube de la matrice quand il a cessé de vivre.
Les causes mécaniques qui déterminent l’avortement sont aussi variées que nombreuses : de leur nombre sont les maladies nerveuses de la femme, comme î épilepsie, l’hystérie qui porteut à dei mou-