FIS
FISTULE. — On désigne par ce mot tout écoulement de matière, secrétée ou autre, par une ouverture accidentelle aboutissant à l’extérieur. Les deux fistules les plus communes sont: celle qui consiste eu un écoulement continuel des larmes sur la joue , au lieu de suivre son cours habituel par le nez, et celle qui dépend d’un abcès qui s’est formé autour de l’intestin rectum et s’est fait jour à la marge de Panùs: La première est la fistule lacrymale, la seconde est la fistule à l’anus.
La fistule lacrymale est le résultat direet do l’oblitération du canal nasal à la suite de laquelle les larmes déposées à l’angle interne de l’orbite, dans le sac lacrymal, en sortent par une ulcération de ce sac; elle se guérit par la dilatation du canal nasal au moyen d'injection et de l’introduction de petites bougies ou de cordes à boyau ; par la cautérisation de la membrane dont l'épaississement empêche les larmes de couler ; par l’établissement d’une voie artificielle.
Quant aux fistules à l’anus; sont-elles très anciennes; offrent-elles un grand nombre d’ouvertures, de clapiers, de callosités ; leur ouverture inter.ne est-elle située au delà de la portée du doigt; enfin leur destruction nécessiterait-elle le sacrifice d’une gramde étendue de parties molles; affectent-elles une personne phtisique? on s’en tient aux soins de propreté, au repos, aux lotions plus ou moins détersives suivant la nécessité. Mais, quand on juge la guérispn probable, on cherche à l'obtenir au moyen d’une opération qui consiste le plus souvent dans l’incision des parties comprises entre le trajet fistuloux, l’intestin et l’anus nclutiveraeiit. Le pansement qui suit l’incision confite î» introduire dans le rectum , à l’aide d’un portemèche, une tente de charpie enduite de cérat, d'un volume médiocre d’abord, et de moins<en moins voln-
mineuse , conduite le long du «J* >igt indicateur de la main gauche et poussée jusqu'à u-dessus de l'angle supérieur de la plaie. On achève le pansement avec de la charpie brute placée à plat, recouverte de compresses maintenues par un bandage en ï double.
FLEt’RS BLANCHES. — On appelle de ce nom, auquel L s médecins ont substitué celui plus scientifique de Icncorihêe , les écoulements ou pertes en blanc auxquels sont si fréquemment sujettes les femmes à tout âge, mais particulièrement dans la pi-node de leur vie qui sépare l'enfancc de la jeunesse. *
Ces pertes, très variables sous le rapport de la couleur, de la densité et de la quantité du lluide fourni , surviennent au milieu de circonstances aitssi nombreuses que différentes les unes des autres. Tantôt ru effet elles dépendent d’une stimulation directe, ranime de la présence d’un corps étranger, un pessaire, par exemple, d'injections irritantes, de l'abus des plaisirs vénériens, de la grossesse, ou d’un accouchement laborieux , de l'usage des chaufferettes , lundis que d'autres fois elles sont le résultat sympathique d’une maladie de l'estomac ou des intestins, de la den.il ion chez les petites filles ou d'affeetions morales chez les adultes ; < u bien elles dépendent d’une suppression de réglés qu'elles rem placent d’un lait trop brusquement artéte, d’un ulcère, d’un vésicatoire ou d'un cautère inconsidérément supprimés; mai* le plus ordinairement elles tiennent a une faiblesse ou à une détériorât irin générale de l’ économie , et se développent sous ITuUuenre d'uu defaut d'exercice, de l'habitation de lieux bas, humides et mil éclairés, d'une nourriture trop peu substantielle.
On sent de suite combien il impôt te de distinguer entre elles ces différentes causes. Ce qui en ravie-
FLH
rise surtout tes fleurs blanches qui dépendent d’une détérioration de l’économie ou résultent d’un effet sympathique, c’est qu’elles sont rarement précédées des signes d’iîritatiori par lesquels débutent celles qui tiennent à une des autres causes que nous avons énumérées. Dans le premier cas la pevtc est ordinairement continue, coïncide presque toujours avec une faiblesse dans tous les membres, une tendance à l’apathie, une décoloration et souvent une bouffissure de la face, un engorgement des jambes , une m Itessc profonde. Dans tous les cas les Heurs blani*.’s constituent toujours une maladie longue, incommode, qui peut avoir des suites fielleuses. Elles sont généralement d’autant plus graves qu’elles sont plus anciennes, qu’elles tiennent à des habitudes difficiles à déraciner, que la personne est d’un lempéramentplus lymphathique cl pius avancée en âge. Quelquefois cependant elles disparaissent ou diminuent ^'elles-mêmes, comme on le remarque chez quelques jeunes filles, «à l’époque on elle s se forment citez d’autres, au moment même du mariage ou a la première grossesse.
L’avantage qu'ont la plupart des femmes de la campagne de vivre éxeniptes de la maladie qui nous occupe, prou,ve assez que c’est particulièrement dans l’usage rationnel des choses utiles h la vie que se rencontre le moyen de prévenir son- développement ; et son excessive fréquence chez les femmes des rangs élevés de la société démontre également que si la mauvaise nourriture, les abus de régime I habitation de lieux bas et humides, la malproprélé en sont des causes bien communes , l’oisiveté . i indolence, les 'cilles prolongées , les passions excitées, les jouissances recherchées ont souvent le même résultat.