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Partie usitée. — Le fruit, appelé jujube

Récolte, dessiccation. — On les récolte à la maturité, on les fait sécher au soleil, sur des claies ou des nattes, et on les enferme dans des caisses sans les comprimer. Par la dessiccation, ils se rident, leur chair devient spongieuse, jaune, mucilagineuse. Les meilleurs sont ceux qui sont les plus pesants et qui ont conservé leur pulpe. On doit les rejeter quand la pulpe est tout à fait sèche.

Composition chimique. — Les jujubes contiennent : principe muqueux, sucre, un acide végétal qui est probablement l'acide tnalique.

Formes pharmaceutiques, doses. — On emploie les jujubes ■en tisane, par décoction, dans de l'eau ou du lait, pp. 30 à 60 : 1000. On prépare avec leur décoction, la gomme et le sucre, une pâte <îonnue sous le nom de pâte de jujube ; mais, contrairement aux prescription du Codex, les jujubes sont le plus souvent absentes de cette préparation et souvent remplacées par de l'opium. Unies aux figues et aux raisins secs, elles constituent les fruits béchiques ou pectoraux.

Usages. — Les fruits du jujubier ont une odeur faible, cependant un peu piquante et agréable, quand on les ouvre ; leur saveur «st sucrée et mucilagineuse. Us sont réputés pectoraux, adoucissants, béchiques, diurétiques même et employés à calmer la toux, les catarrhes pulmonaires et vésicaux, les irritations intestinales. Le bois du jujubier fournit un extrait possédant les propriétés du «cachou. Les fruits frais ont une chair ferme, aigrelette, vineuse, assez agréable ; on les mange en cet état dans le Midi.

JUSQUIAME NOIRE. Hyoscyamus niger L. Jusquiame commune, Hanebanne, Potelée, Gareillade. Solanacées (r<;, porc, et xvxpoç, fève, fruit servant à la nourriture des porcs).

Description (fig. 162). — Plante de 3-8 décimètres, d'un vert sombre, livide, velue, visqueuse, d'odeur vireuse. Racine pivotante, longue, peu épaisse, blanchâtre en dedans. Tige dressée, cylindrique, recourbée en arc, rameuse à sa partie supérieure. Feuilles molles, velues, aiguës, profondément sinueuses, quelquefois pinnatifides et à lobes triangulaires, lancéolés, inégaux. Les radicales en rosette et pétiolées, les caulinaires alternes, sessiles et amplexicaules. Fleurs (mai-juin) d'un jaune sale et veinées de lignes pourpres, presque sessiles, en épi unilatéral feuille, d'abord court et

roulé en crosse, puis allongé, naissant à l'aisselle de feuilles florales rapprochées et disposées sur 2 rangs. Calice subcampaniforme, un peu tomenteux, persistant, accrescent, à 5 dents acuminées et écartées. Corolle infundibuliforme, régulière, à tube cylindrique étroit, un peu plissé; limbe oblique, à 5 divisions inégales et obtuses. Étamines 5, déclinées ; filets un peu velus ; anthères oblongues, violettes. Ovaire supère, petit, presque globuleux, glabre. Style 1, long, violacé ; stigmate capitulé. Fruit {capsule) ovale, obtus, renflé à sa base, creusé d'un sillon sur chaque côté, s'ouvrant longitudinalement vers son sommet, en forme d'opercule, biloculaire.

Graines nombreuses presque réni formes, réticulées, ponctuées, grisâtres. ® ou ®.

Habitat. — Elle est fréquente sur le bord des chemins, les lieux incultes, les décombres.

Culture. — La jusquiame est si commune, qu'on ne la cultive pas pour les besoins de la médecine ; on pourrait, si on le désirait, la multiplier par ses graines. Tous les terrains et toutes les expositions lui conviennent. „. .A9 .

Fig. 162. — Jusquiame noire.

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