‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 128 sur 226 · Partie usitée. — La fleur · texte numérisé non relu

Partie usitée. — La fleur

Récolte — On y procède vers le mois de mai. Ces fleurs, préalablement mondées, sont désignées, dans le commerce de l'herboristerie, sous le nom de fleurs d'ortie.

Formes pharmaceutiques» doses. — 1° Infusion, 10 : 1000. 2° Suc, 60 à 120 gram.

358 LAMINAIRE DIGITÉE

Usages. — Bien que cette plante figure dans le Codex de 1866, elle ne présente aucune propriété médicinale bien accusée. Pour les uns, elles est légèrement tonique; d'autres lui reconnaissent une action astringente. La tisane est un remède populaire contre la leucorrhée. On la prescrit aussi quelquefois dans les hémorrhagies, les scrofules.

LAMINAIRE DIGITÉE. Lcminaria digitata Lamx. , Palmaria digitata Link., Fucus digitatus L. Baudrier de Neptune. Algues- Fucacées.

Description. — Racines fibreuses, circonscrivant une cavité conique centrale. Stipe court, presque cylindrique, ferme, élastique, de consistance presque cornée, mais pouvant se couper assez aisément quand il est à l'état frais. Fronde aplatie, large de 1 à 3 décimètres, longue de 4 à 3 mètres, d'un vert olive chez la jeune plante, devenant plus tard foncée et tachée de brun, épaisse, opaque, luisante, simple dans le jeune âge, cordiforme, très entière, se divisant plus tard par le haut en lanières inégales entre elles, et devenant palmée. Par la dessiccation, la fronde se ride et devient olivâtre. Spores amphigènes, dressées, agrégées en sores plus ou moins étendus, présentant les caractères de l'animalité (zoospores).

Habitat. — Commune sur les côtes de la France et de l'Angleterre, dans toutes les mers de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

Composition chimique. — Elle présente, après sa dessiccation, des efflorescences blanches formées par de petites houppes cristallines d'un éclat nacré et soyeux qui rappellent l'asbeste et qui sont formées par une mannite particulière, la physcite. La laminaire renferme de l'iode.

Usages. — Quand on dépouille cette plante de son enveloppe extérieure, elle se dessèche rapidement à la température ordinaire, diminue considérablement de volume, prend une texture homogène très compacte, ce qui permet de la tailler, de la tourner en cylindres susceptibles de recevoir le poli . C'est la forme qu'elle affecte dans le commerce. Ces cylindres ont la grosseur d'une plume d'oie, ils sont longs de 20 à 25 centimètres, fermes, élastiques, tenaces, noirs extérieurement, ressemblant à une gousse de vanille, très fragiles, à cassure nette, pouvant se tailler comme du bois et se réduire en fragments de la grosseur d'une épingle. La laminaire digitée, en s'hydratant, éprouve une dilatation telle,que son volume, en quatre heures, peut devenir quadruple et sextuple de ce qu'il était primitivement. Cette dilatation se produit d'une façon lente, progressive, uniforme, sur tous les points du cylindre, et elle a l'avantage de ne pas s'accompagner de fétidité, inconvénient que présente l'éponge préparée lorsqu'on s'en sert comme tente.

Cette propriété rend la laminaire précieuse; en chirurgie, on s'en est servi pour dilater le col de l'utérus, les canaux lacrymaux, la trompe d'Eustache ; pour élargir un trajet fistuleux, au fond duquel se trouve un séquestre ou un projectile à extraire; pour combattre les rétrécissements de l'urèthre. Dans ce dernier cas, elle n'est pas sans danger. Avant d'employer les cylindres, il faut avoir soin de les racler pour les dépouiller de leur couche extérieure noire, puis les faire macérer dans l'eau tiède pendant quelques minutes. On ne doit pas les enduire de corps gras, car alors ils refuseraient de se gonfler. On peut s'en servir soit entiers, soit divisés, soit encore accolés par 3-4 suivant l'indication. Us ont le défaut, quand ils se sont gonflés, de faire piston et de se retirer difficilement, et leur sortie amène quelquefois une vive douleur. On remédie à cet inconvénient en glissant le long de l'agent dilatateur, au moment de le retirer, une sonde cannelée qui permet l'introduction de l'air.

LAURIER CAMPHRIER. Laurus camphora L. , Cinnamomum camphora Nées, Camphora officinarum Bauh. Camphrier du Japon. Laurinées.

Description (flg.

165). — Arbre toujours vert, assez élevé, port ressemblant à celui du tilleul. Racine pivotante, ligneuse, ramifiée.

Tronc droit, cylindrique, à écorce inégale , raboteuse , à bois blanc, rameux, devenant rougeâtre en se séchant, d'une odeur aromatique agréable, divisé supérieurement en branches très rameuses, ramUSCUleS SOU- Fi*- 165- ~ Laurier camphrier.

vent rougeâtres. Feuilles alternes, ovales, lancéolées, acuminées, un peu ondulées sur les bords, à 3 nervures longitudinales, pétiolées, coriaces, vertes et luisantes en dessus, glauques en dessous, persistantes, exhalant, quand on les froisse, une vive odeur de camphre. Fleurs petites (juin-juillet), disposées en grappes jie cyme

peu ramifiée, quelquefois non rameuse, composée de 15-18 fleurs mâles, femelles ou hermaphrodites. Périanthe simple, petit, blanchâtre, à 6 divisions profondes, obtuses. Étamines 9, fertiles, insérées à la base du calice, sur 2 rangs, 3 intérieures extrorses, 6 intérieures introrses; filets munis à la base de 2 appendices latéraux; anthères à 4 valves. Ovaire libre, uniloculaire; style allongé; stigmate simple, discoïde. Fruit (baie) pisiforme, d'un pourpre noirâtre, entouré à sa base par le réceptacle persistant et durci, d'une odeur de camphre très pénétrante. Graine charnue, oléagineuse.

Habitat. — On le rencontre dans les montagnes les plus orientales de l'Inde, en Chine et au Japon. Il fleurit, mais ne fructifie pas en France, bien qu'il puisse acquérir une certaine élévation.

Culture. — En Europe, on le multiplie par marcottes que Ton couche en automne. Il faut souvent plus d'un an avant que la branche ait poussé des racines. Il vaudrait mieux employer des graines venues de l'Inde ou du Japon dans des vases pleins de terre. II vient très bien en pleine terre, pourvu que l'on choisisse un sol chaud et sec, abrité du vent et d'un soleil trop ardent. On doit l'arroser abondamment en été.

Partie usitée. — L'huile volatile solide que l'on obtient en distillant le bois avec de l'eau, qu'on connaît sous le nom de camphre, et dont la composition est représentée par Cî0H18O2. 11 existe de plus, dans le camphrier, une essence liquide (huile de camphre) qui ne diffère de l'essence solide que par un équivalent d'oxygène en moins.

Camphre. — Le camphre arrive brut de la Chine et du Japon ; pour le purifier, on le mélange avec un peu de chaux et on le sublime, soit dans des matras à fond plat, soit dans des alambics particuliers; l'opération doit être conduite avec ménagement, et le camphre se condense alors dans la partie froide de l'appareil. Tel qu'on le trouve dans le commerce, il est en pains de 1 à 2 kilogram., concaves d'un côté, convexes de l'autre ; c'est un corps blanc, éger, demi-transparent, d'apparence grasse, onctueux au toucher, un peu flexible, facile à rayer, mais ne pouvant être pulvérisé que par l'intermédiaire de l'alcool ou de l'éther. 11 peut cristalliser en aiguilles ou en tables hexagonales. Sa densité est de 0,98. Son odeur est vive et pénétrante, sa saveur fraîche, acre, amère, aromatique. Il est très volatil, surtout par les temps chauds; il fond à 175° et bout à 204°; il brûle au contact des corps enflammés avec une flamme blanche et brillante, s'accompagnant d'une fumée épaisse. L'eau n'en dissout que ^^ en acquérant l'odeur et la saveur de cette substance. L'alcool, l'éther, les huiles fixes et essentielles, le chloroforme, l'acide acétique, le dissolvent en grande proportion.

Fermes pharmaceutiques, doses. — Parmi les nombreuses préparations de camphre usitées en médecine, nous citerons : 4° la poudre, 50 centigram. à 4 gram.; 2° les cigarettes de Raspail (aspiration de camphre à travers un tuyau de plume) ; 3° l'eau camphrée, pp. 1 : 425; 4° l'eau* éthérée camphrée (camphre 4, éther sulfurique 3, eau distillée 60) ; 5» Teau-de-vie camphrée (camphre 4, eau-de-vie 39); 6° f alcool camphré ou esprit de camphre (camphre 4 , alcool à 90«,9) ; 7° le vinaigre camphré (camphre en poudre 4, vinaigre blanc fort 40); 8° Péther camphré (camphre 4, éther sulfurique 4); 9° la pommade camphrée (camphre 4, axonge 4); 40° l'huile camphrée (camphre 4, huile d'olive 7). On l'emploie encore sous forme : 44° de lavement, 25 centigram. à 4 gram. suspendus par un jaune d'œuf, dans 200 gram. d'eau de guimauve ; 42° d'eau sédative (ammoniaque liquide 6, sel marin 6, alcool camphré 4, eau distillée 400). 11 entre dans la composition du vinaigre des quatre voleurs, du baume opodeldoch, etc. On connaît un autre camphre dont la composition chimique serait un peu différente, celui de Bornéo, qui provient de l'île de ce nom et de Sumatra. 11 est fourni par le Dryobalanops camphora Colebr. (Diptérocarpées). Il n'arrive pas en Europe, autant à cause de son prix élevé que de la réputation dont il jouit dans l'archipel Indien.

Action physiologique. — Par son contact, il détermine une réfrigération manifeste de la peau, des muqueuses buccale, pharyngienne et gastrique ; à cette action astrictive et réfrigérante succède une action irritante qui est en rapport avec le degré de sensibilité de la partie. A l'intérieur, il est toxique et d'autant plus que l'animal occupe un degré moins avancé dans l'échelle des êtres; il peut, à hautes doses, devenir toxique pour l'homme. Introduit dans l'économie, soit sous forme de vapeur et par le poumon, soit en nature par la bouche ou le rectum, il détermine une action anesthésique, avec ralentissement de la circulation pouvant aller jusqu'à la syncope. Si la dose est exagérée (dix grammes environ), à ces effets de sursédation succèdent : une excitation fébrile avec pouls rapide et très fort, des nausées, des vomissements, des vertiges, de la pâleur, du délire, Péclampsie et puis enfin l'insensibilité et la mort. Il exerce sur les organes génito-urinaires une action sédative qui tient soit à ses propriétés anesthésiques générales, soit à une action locale. Gomme toutes les huiles essentielles, c'est un agent antiseptique. Il s'élimine promptement par les voies respiratoires.

Usages. — Les propriétés anesthésiques locales du camphre expliquent son efficacité contre les douleurs névralgiques, le rhumatisme, la goutte, la migraine, l'odontalgie, et son emploi banal sous forme de teinture ou d'huile contre les douleurs externes, les

389 LAURIER CANNEUER

contusions. L'action sédative sur les organes génito-urin aires est mise à contribution dans les uréthrites avec strangurie, dans la dysurie provenant du spasme du col vésical, dans l'érotomanie, la nymphomanie, la cystite cantharidienne. On l'emploie, dans l'érysipèle, probablement à cause de son action réfrigérante, dans le traitement local des gangrènes, de la pourriture d'hôpital, du charbon, de la pustule maligne, du sphacèle ergo tique, de l'érysipèle gangreneux, ainsi que dans certaines maladies dites putrides, telles que la variole noire hémorrhagique, la fièvre typhoïde, le typhus, la peste, à cause de ses propriétés antiseptiques. L'action parasiticide est utilisée dans la gale, l'herpès tonsurant, le favus, la mentagre. On l'a vanté dans les affections nerveuses, telles que l'épilepsie, l'éclampsie, l'hystérie, la chorée. Raspail, se basant sur les propriétés antiseptiques et parasiticides du camphre, a voulu en faire un remède à tous les maux; il est inutile de réfuter une pareille théorie, qui malheureusement a trouvé de nombreux adeptes, probablement en vertu de l'aphorisme : Credo quia absurdum.

LAUM1ER CANNELIER. Laurus ctnnamomum L. , Cinnamomvm zeylanicum Brey., C. zeylardcum optimum Thw. Gannelier de Céylan, Laurackes.

Description (fig. 166). — Arbre toujours vert, de 5 à 7 mètres de haut, dont toutes les parties et notamment l'écorce exhalent une odeur de cannelle. La tige, dont le diamètre atteint 30 à 45 centimètres, est recouverte par un épiderme d'abord verdâtre, puis griisàtre; l'écorce a d'abord la même teinte que l'épiderme, mais arree le temps elle devient fauve ou jaune rougeâtre ; les branches 9*mt opposées, cylindriques ou légèrement tétragones, glabres. Les feuilles, presque opposées, pétiolées, ovales, oblongues, lancéolées, coriaces, entières, glabres, lisses et luisantes en dessus, légèrement gteuques en dessous, présentent, outre la nervure médiane, 24 nervures secondaires incurvées.* Fleurs (février-mars) régulières, hermaphrodites, petites, d'un blanc jaunâtre, duveteuses, disposées en grappes ramifiées de cymes bi pares. Réceptacle en forme de ct*spe. Pérlanthe persistant, à 6 sépales alternes sur deux rangs. Étamines 12, formant 4 verticales, chacun de 3 étamines, les deux extérieurs à anthères introrses, le troisième à anthères extrorses, à filets présentant à leurs bases deux glandes latérales stipitées. Ces anthères sont quadriloculaires et s'ouvrent par un panneau; les étamines de la quatrième rangée sont réduites à l'état de languettes stériles. Ovaire unique, uniloculaire. Style simple; stigmate renflé e* tête» Fruit (baie) d'un brun bleuâtre semblable à un gland de chêne, accompagné par le calice et le réceptacle persistants, à palpe verdâtre et onctueuse, à amande huileuse. £.

LAURIER CANNELIER

Habitat. — 11 croît à Ceylan et dans l'Inde, d'où il a été transporté au Japon, à Bourbon, à Maurice, à la Guyane, au Brésil.

Culture. — On cultive le laurier cannelier en vergers ou en bouquets; les plantations se font sans ordre; on sème les graines

Fig. 166. — Laurier cannelier.

en août, elles germent dès le Vingtième jour. L'accroissement de cet arbre est rapide, si le sol est riche en humus, mais alors l'écorce est peu épaisse; les sols sablonneux sont préférables.

Partie usitée. — L'écorce mondée connue sous le nom d'écorce de cannelle de Ceylan.

Récolte. — Ce n'est qu'au bout de cinq ans* que l'on recueille l'écorce ; quelquefois même, on est obligé d'attendre huit et même

364 LAURIER CANNELIER

douze ans. La durée de l'exploitation est de trente ans. On fait deux récoltes par an, la première d'avril en août, qui est la meilleure, la seconde de novembre en janvier. On choisit les branches âgées d'au moins trois ans, on racle l'épiderme, on fend longitudinalement l'écorce avec un instrument tranchant, on enlève alors des lanières qu'on roule en tubes, en insérant les plus petites dans les plus grandes, et on fait sécher au soleil.

La Cannelle de Ceylan se présente (fig.'167, A) sous la forme d'écorces minces, papyracées, roulées en tuyaux gros comme le doigt, long comme le bras, emboîtés les uns dans les autres, à surface lisse, de couleur jaune rougeâtre ou fauve, de saveur agréable, aromatique, chaude, un peu sucrée. C'est la cannelle officinale ; elle arrive en Europe en ballots ou fardes de 25 à 30 kilogrammes. L'écorce qui provient du tronc (cannelle mate) est plus épaisse, presque plate, d'une odeur et d'une saveur faibles ; elle doit être bannie de l'usage médicaL La Cannelle du Malabar ou de Java est un peu plus grande que celle de Ceylan, plus rouge; ses tubes sont plus gros et souvent munis de leur épiderme. La Cannelle de Cayenne se présente en bâtons un peu plus Jongs, plus volumineux, d'une teinte plus pâle, d'un goût et d'une odeur plus faibles. On donne le nom de Cassia lignea aux cannelles de qualité inférieure.

D'autres plantes peuvent fournir des écorces ayant plus ou moins d'analogie d'aspect et de saveur avec l'écorce de Ceylan. Nous citerons : l°La Cannelle de Chine (fig. 167, B), fournie par leCinnamomum aromaticum Bl. Ses bâtons ressemblent à ceux de la cannelle de Ceylan, mais ils ne sont point ajustés les uns dans les autres, l'écorce est beaucoup plus épaisse ; sa couleur est plus foncée, son odeur moins agréable; sa saveur, chaude et piquante, présente un goût de punaise, sa cassure est nette. Elle arrive en caisses assez semblables à celles du thé. Elle est moins estimée que celle de Ceylan. 2» La Cannelle blanche, produite parle Cannella alba Murr. Cannellacées. Inusitée. 3° La Cannelle giroflée des Moluques, ou Ecorce de Culilawan, Cinnamomum Culilawan Blum. Laurinées. 4° La Cannelle giroflée du Brésil, du Dicypellium caryophyllatum L. Laurinées.

Composition chimique. — La cannelle de Ceylan renferme : principe gommeux, amidon, matière colorante, acides tannique et cinnamique, huile volatile. Cette essence est liquide, d'un jaune clair, brunissant avec le temps, d'une odeur suave pesant spécifiquement 1,02 à 1,05, très soluble dans l'alcool, cristallisant instantanément par son mélange avec l'acide nitrique. On l'extrait soit de la cannelle de Ceylan, soit de celle de Chine. La deuxième qualité provient de la fleur de cannelier de Ceylan.

LAURIER CANNELIER

mm

Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Poudre, 6 à 20 décigTam. 2° Eau distillée, 20 à 30 gram. 3° Eau de cannelle alcoolisée, 20 à 100 gram. 4° Alcoolat de cannelle, 4 à 25 gram. 5° Teinture, 4 à 30 gram. 6° Infusiou, pp. 4 à 10 : 1000. 7° Sirop, 17 à 32 gram. 8» Vin, 40 à 100 gram.

9° Essence, 2 à 3 gouttes. Elle entre dans la préparation de la thériaque, du diascordium,' du laudanum de Sydenham, de l'eau de mélisse composée, du sirop antiscorbutique. Incompatibles: sels métalliques, alcaloïdes.

Action physiologique. — La cannelle doit ses effets physiologiques à l'huile essentielle et au tannin. Le premier de ces corps est un excitant ; l'action astringente du tannin est bien connue. La cannelle est donc un tonique stimulant. Elle excite la contractilité de la tunique musculaire de l'appareil digestif, augmente la sécrétion du suc gastrique et favorise ainsi la digestion. En même temps, elle accroit la force et le nombre des pulsations. Sous l'influence de l'excitation du cœur et de l'estomac, il se manifeste, surtout si la dose est un peu élevée, une excitation générale des systèmes nerveux et musculaire, une augmentation dans la calorification. Cet effet s'accompagne parfois de constipation. On lui attribue aussi la propriété de stimuler la peau et l'utérus ; ce serait encore un aphrodisiaque capable d'exciter l'organe génital.

Fig. 167. — Ecorces de cannelle, grandeur naturelle.

A, cannelle de Ceylan; a, coupe transversale.

B. cannelle de Chine; 6, coupe transversale.

Page 1