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Partie usitée. — La graine

Composition chimique. — La graine de lin contient : mucilage, matière extrac' tive mêlée de quelques sels, sucre, amidon, cire, résine molle, matière colorante jaune, albumine végétale, huile grasse, sels. Le mucilage est formé de deux principes différents, l'un principalement composé d'arabine et de sels que l'on peut extraire par l'eau froide ; l'autre, qu'on enlève en faisant succéder à l'eau froide l'action de l'eau bouillante, paraît surtout constitué par la bassorine et se gonfle considérablement au contact de l'eau. Tout le mucilage réside dans l'épisperme. L'huile grasse est contenue dans l'embryon qui à lui seul constitue l'amande. Elle est d'un jaune clair, d'une odeur et d'une saveur particulières ; c'est la plus dense des huiles de graines. Elle se congèle à — 27° ; elle est très siccative, et l'on augmente cette propriété en la faisant bouillir avec ^ à £ de litharge.

Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Mucilage de lin : avec graine de lin, 1 partie; eau, 5 parties; on fait digérer pendant six

Fig. 171.— Lin cultivé.

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heures, et Ton passe. 2« Tisane de lin, pp. 10 : 100, par infusion. 8° Lotion et lavement par décoction, pp. 10 : 1000. 4° Farine de lin ; on l'obtient par contusion au mortier de fer ou par broiement dans un moulin spécial. Elle doit être préparée récemment afin d'éviter la rancidité de l'huile. 5» Cataplasmes avec farine de lin 4, eau bou^ lante 13.

Usages. — Les graines de lin ont une saveur douceâtre et sont malsaines comme aliments. Leur action, légèrement diurétique et adoucissante, les fait prescrire sous forme de tisane dans les affections gastro-intestinales de nature inflammatoire et dans certaines maladies des voies urinaires (néphrite, cystite, blennorrhagie). Le lavement préparé avec la décoction est un procédé commode pour introduire dans le rectum certaines substances peu solubles. Les bains, les lotions avec la décoction constituent un adoucissant que Ton utilise dans certaines affections cutanées (eczéma, dartres).

L'huile de lin est difficilement attaquable par les sucs digestifs ; elle purge en déterminant une indigestion. On administre les graines soit entières, soit légèrement écrasées comme relâchantes. Réduites en poudre ou en farine, elles sont la base des cataplasmes émollients si usités comme agents émollients et antiphlogistiques. Lorsque la farine est ancienne et est devenue rance, elle cause une petite éruption cutanée à la région où Ton a placé le cataplasme. On confectionne avec l'huile de lin les instruments de chirurgie dits en gomme élastique, tels que bougies, sondes, canules, pessaires; pour cela, on accumule successivement à la surface d'un moule en toile des cou-' ches d'huile de lin qu'on laisse se sécher et se consolider à l'air. Le lin fournit une de nos plus importantes matières textiles, et la toile de lin blanchie et usée est utilisée sous forme de charpie, de compresses, de bandes.

Le lin cathartique (Linum catharticum L.) possède une saveur amère et nauséeuse; ses feuilles étaient jadis usitées comme purgatives.

LIQUID AMBAR D'ORIENT. Liquidambar orientale Mill., L. imberbe-L. Balsamifluées.

Description (fîg. 172). — Arbre assez gros, tronc droit, nu inférieurement, pyramidal, à rameaux cylindriques, lisses, rougeâtres. Feuilles alternes, pétiolées, palmées, à 5 lobes un peu obtus, découpés, lobés et dentelés, glabres des deux côtés, même sur les nervures postérieures. Fleurs disposées en grappes terminales, un peu plus courtes que les feuilles. Mâles, ramassées en une boule munie à sa base d'un involucre, de 4 folioles membraneuses, inégales, caduques, dépourvues de calice et de corolle, formées seulement par de nombreuses étamines dont les filets courts sont ramassés en un paquet

LIQUIDAMBAR D'ORIENT

un peu dense et supportent des anthères didymes, biloculaires à quatre sillons. Femelles, situées au-dessous des mâles, présentant la même disposition en boule, avec un involucreàla base. Le réceptacle sphérique est creusé d'alvéoles nombreuses; il donne attachée des fleurs formées par un calice écailleux, campanule, anguleux,, accrescent. Ovaire obi on g, biloculaire, multiovulé ; styles 2, subulés; stigmates pubescents, recourbés, adnés d'un côté, dans la longueur de chaque style. Le fruit consiste en capsules nombreuses , ovales , ponctuées, biloculaires, bivalves, enfoncées dans les alvéoles du réceptacle et formant une boule hérissée de toute part, par les pointes saillantes de chaque capsule. Graines oblongues, lisses, ailées.

Habitat. — 11 croît en Asie Mineure, en Arabie, en Ethiopie.

Culture. —En France, il vient aisément en pleine terre et se multiplie facilement par marcottes.

Partie usitée. — Le baume connu sous le nom de styrax liquide. Pour l'obtenir, on enlève l'écorce de l'arbre, on la pile, on la fait bouillir dans de l'eau de mer, et l'on recueille le produit qui vient nager à la surface, on le purifie en le fondant une deuxième fois dans la même eau, et le filtrant. Le styrax ainsi obtenu est une substance molle, tenace, glutineuse, grisâtre, opaque, d'une odeur forte, persistante, fatigante, de saveur acre, durcissante l'air et se recouvrant à la longue d'une efflorescence d'acide cinnamique, imparfaitement soluble dans l'alcool froid, qui en sépare une matière cristallisée, solidifiable par la chaux ou la magnésie. On doit le choisir exempt d'impuretés, ce que l'on constate en le traitant par Palcool bouillant, qui le dissout complètement.

Fig. 172. — Liquidambar.

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