LYCOPODE EN MASSUE
le catarrhe pulmonaire chronique, la fin de certaines pneumonies et bronchites capillaires, le croup, la coqueluche, l'angine striduleuse, pour pallier les essoufflements des anémiques et des chlorotiques. Elle paraît avoir donné quelques bons résultats dans le tétanos. On a proposé remploi de l'infusion, en injections, contre la rigidité du col utérin, pendant le travail de l'accouchement. En Allemagne et en Angleteterre, on s'est servi de l'infusion de Iobélie en fomentations dans le traitement des plaies douloureuses.
La Iobélie syphilitique a été préconisée comme antisyphilitique sous forme de décoction. Elle est inusitée.
LYCOPODE EN MASSUE. Lycopodium clavatum L. Lycopode officinal. Lycopodiacéês.
Description (fig. 174). — Plante d'un vert clair de 6 à 8 décimètres/ Tige allongée, rampante, très rameuse, maintenue contre le sol au moyen de nombreuses racines adventives filiformes, cachée par des feuilles placées sur deux rangs, les supérieures alternant avec les inférieures, serrées, lancéolées, aiguës, terminées par une soie, un peu arquées, légèrement dentées sur les bords. D'entre les ramifications s'élèvent des pédoncules grêles, dressés, portant des feuilles peu nombreuses, écartées les unes des autres, irrégulièrement verticillées, terminées par 2-3 épis simples, cylindriques, quelquefois placés à la même hauteur ou légèrement espacés. Chaque épi en massue se compose d'un axe central qui est la continuation de la tige, de petites écailles triangulaires, rétrécies à la base, courbées en dehors, frangées au bord, se terminant par une très longue pointe. A Faisselle de chacune de ces écailles se trouve une capsule réniforme (microsporange) sessile, à 2 valves, contenant des microspores qui s'échappent à l'automne. ^ .
Le lycopode fructifie en juillet et en août.
Habitat. — On le trouve dans les landes montagneuses et les bruyères humides de certaines montagnes , telles que la chaîne des Vosges, les Alpes, les Pyrénées. On le rencontre aux environs de Paris. On le multiplie par boutures ou divisions des rameaux.
Partie usitée. — Les microspores, que l'on désigne sous le nom de lycopode, de poudre de lycopode, de soufre végétal. Le lycopode se présente sous la forme d'une poussière d'un jaune tendre, très fine, très légère, inodore, insipide, extrêmement inflammable, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, qui chacun lui enlèvent une partie de ses principes constituants. Lorsqu'on le mouille avec de l'alcool étendu et qu'on l'examine au microscope, on voit que ses granules ont la forme de tétraèdres à bases convexes (flg. 175) ; on les a comparés à des sphéroïdes dont une portion de la surface serait surmontée de 3 facettes qui par leur réunion donneraient une espèce de pyramide