‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 142 sur 226 · MÉLISSE OFFICINALE · texte numérisé non relu

MÉLISSE OFFICINALE

Récolte, dessiccation. — On le» récolte an commencement de l'été, quand la floraison n'est pas encore avancée. On les fait sécher enveloppées dans des cornets de papier; elles doivent conserver leur couleur jaune.

Composition chimique. — Elles renferment une matière particulière neutre, la coumarine, C18H60*. Cette substance est blanche, cristallisant en prismes, d'odeur aromatique, de saveur acre, puis agréable, peu soluble dans l'eau froide; très soluble dans l'eau bouillante, l'alcool et l'éther.

Formes pharmaceutiques, doses* — 1° Infusion ou décoction, pp. 15 à 30 : 1000. 2° Eau distillée. 3° Huile de mélilot. On peut lui substituer le mélilot des champs (Melilotus arvensis jWilld.).

Usages. — L'action de cette plante paraît assez peu marquée. Elle passe pourtant pour sédative, antispasmodique, carminative, résolutive. On l'administre en lavement contre les coliques venteuses. Ses usages sont surtout externes ; on emploie quelquefois le mélilot cuit sur les tumeurs inflammatoires, l'infusion en lotions dans la conjonctivite, l'érythème cutané.

MÉLISSE OFFICINALE. Melissa officinalis L. Citronnelle. Labiées-Mélissées.

Description (fig. 182). — Plante de 3-8 décimètres, tantôt munie de poils épais, tantôt très velue. Racines grêles, cylindriques, dures, un peu rameuses, presque obliques et fibreuses. Tiges dressées, té* tragones, très rameuses ; rameaux étalés. Feuilles opposées, courtement pétiolées, ovales, cordiformes, dentées, ridées en réseau, d'un vert gai. Fleurs (juin-août) jaunes avant l'an thèse, puis blanches, quelquefois maculées de rose, brièvement pédonculées, toutes tournées du même côté, disposées en cymes axillaires de 6-12, plus courtes que les feuilles florales. Galice tubuleux, campanule à 2 lèvres; la supérieure aplatie, à 3 dents aiguës, l'inférieure bifide. Corolle bilabiée, tube grêle, cylindrique, recourbé, un peu plus long que le calice, lèvre supérieure dressée, voûtée, bifide, l'inférieure i 3 lobes, le médian et inférieur grand, entier, échancré en cœur à son sommet; les deux latéraux petits, ovales et obtus. Étamines 4, didynames, rapprochées en arc sous la lèvre supérieure; anthères à connectif étroit et à lobes divergents. Style 1 ; stigmate bifide. Le fruit consiste en 4 achaines nus, ovales, bruns, situés au fond du calice, y.

Habitat. — Elle est assez commune dans les provinces méridionales de la France; elle croît autour des habitations et dans les lieux incultes.

Culture. — On la sème, au printemps, dans une terre bien préparée. On la multiplie aussi au printemps, ou mieux à l'automne

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