PAVOT-COQUELICOT
sultats assez avantageux. On remploie aussi avec succès dans les blennorrhagies, les blennorrhées, les hémorrhagies. Son amertume le fait prescrire dans la dyspepsie atonique, la débilité générale. C'est surtout contre la migraine que l'on a vanté ce produit, un peu à tort peut-être. En effet, la migraine n'étant point une affection toujours identique avec elle-même, le guarana ne peut réussir ici que dans les cas où la caféine a donné de bons résultats; malheureusement aussi, son action s'use bien vite, et, comme beaucoup d'autres substances, elle devient tout à fait inefficace au bout de quelque temps.
PAVOT-COQUELICOT. Papaver rhœas L., P. erraticum T. Coquelicot-pavot, Pavot des champs, Pavot rouge, Ponceau. Papavéracées.
Description (fig. 20b). — Plante rude, hérissée de poils, roides, finementdenticulés. Racine grêle, pivotante, presque sessile, fibreuse. Tige de 3-6 décimètres, dressée, rameuse. Feuilles alternes, ordinairement pennatipartites, à lobes oblongs, lancéolés, aigus, incisés, dentés, rudes, à dents terminées par une soie. Fleurs (juin-juillet) rouges, grandes, portées par de longs pédoncules terminaux dressés, munis de poils étalés ou appliqués. Calice caduc (fig. 206, s) à 2 sépales couverts' de longs poils étalés, concaves, tombant au moment de l'épanouissement. Corolle (fig. 20b') à 4 pétales déçusses , larges , suborbicul aires, plissés, entiers ou irrégulièrement crénelés sur les bords, tachés de noir vers l'onglet ou concolores. Étamines nombreuses à anthères biloculaires , oblongues, noirâtres; filets écarlates, filiformes. Ovaire supère (fig. 205) simple, glabre; style nul; stigmates 8-10 sur un disque régulièrement lobé, à lobes se recouvrant par leurs bords. Fruit IRg. 207) (capsule) subglobuleux ou obové; arrondi à la base, glabre, s'ouvrant par des trous, à une seule loge dans laquelle s'avancent, sous forme de cloisons, de nombreux trophospermes lamelleux (fig. 208), chargés de semences réniformes très nombreuses. @.
Habitat. — Les moissons, les champs cultivés, les remblais des chemins de fer.
Partie usitée. — Les pétales. Ils ont une odeur forte et désagréable ; leur saveur est vireuse et amère.
Récolte, dessieation, conservation. — On les récolte pendant tout l'été. On les dessèche rapidement et avec précaution dans un grenier bien chauffé ou à l'étuve, après les avoir étendus sur du papier, en évitant de les froisser, et en les remuant pourtant de temps en temps, pour empêcher l'agglomération. Si l'opération est bien conduite, ils ne noircissent pas. On les crible alors pour séparer les étamines et les œufs d'insectes. On doit les enfermer encore