Partie usitée.— Les fleurs
Leur odeur est agréable, leur saveur douce et aromatique.
Récolte , dessiccation. — On les cueille au printemps, on coupe les capitules et on les lait sécher à l'étuve. Ils doivent conserver leur belle couleur jaune après la dessiccation. Cette opération doit d'ailleurs être faite avec soin, car, si l'humidité n'est point complètement chassée, ils s'altèrent promptement.
Formes pharmaceutiques, doses. — !• Infusion, pp. 40 :
iOOO. 2° Sirop, 30 à 60 gram.
Les fleurs font partie, avec celles de la mauve, de la guimauve et du pied de chat, des fleurs pectorales (espèces pectorales, quatre fleurs) ; elles entrent dans la composition du sirop d'érysimum et de grande-con soude.
Usages. — Les fleurs du tussilage sont béchiques, stimulantes et surtout employées contre la toux, d'où le nom de la plante (tussisr toux, et agere, chasser). Elles facilitent l'expectoration dans les rhumes, les catarrhes bronchiques, et leur usage dans ce genre d'affection est immémorial. On a indiqué la tisane de tussilage dans les scrofules; les résultats qu'elle peut donner ici sont au moins douteux. On a également vanté cette plante contre l'engorgement des glandes, les éruptions cutanées, la teigne, dans les affections de poitrine se liant à un état scrofuleux. A l'extérieur, les feuilles et les fleurs sont souvent employées en cataplasmes maturatifs. Les feuilles sèches se fument comme celles du tabac, pour combattre la toux et l'asthme. Leur suc a été proposé pour calmer la toux.
Fig. 266. — Tussilage commun.
VALERIANE OFFICINALE
VALÉRIANE OFFICINALE. Valeriana officinalis L. Valériane sauvage. Valérianées.
Description (flg. 267). — Plante de 10-15 décimètres, velue à la
base. Racine tronquée, pourvue d'un grand nombre de fibres épaisses, blanchâtres, allongée , odorante. Tige droite, fistuleuse, simple inférieurement, à 2-3 branches dichotomes dans sa partie supérieure. Feuilles opposées, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles, toutes pennatiséquées, à 7-8 segments un peu pubescents, incisés, dentés, ou entiers, à nervure saillante. Fleurs (juillet-août) d'un blanc rosé, odorantes, hermaphrodites, en corymbes trichotomes, amples, étalés; chaque trifurcation présente à la base deux bractées lancéolées, linéaires, acuminées, scarieuses, ciliées aux bords. Cha-
Fig. 267. — Valériane officinale.
que fleur est de plus enveloppée d'une bractéole tri fi de.' Calice adhérent, ovoïde, allongé, strié, à limbe roulé en dedans pendant la floraison, muni de divisions sétiformes, plusieurs se déroulant en aigrette à la maturité. Corolle tubuleuse, infundibuliforme, limbe évasé à 5 lobes obtus, inégaux ; tube bossu à la base. Étamines 3 incluses. Ovaire infère, uniloculaire, uniovulé; style filiforme, grêle,.exsert ; stigmate bifide. Fruit (achaine) strié, ovoïde, allongé, couronné par une aigrette plumeuse. ^ .
Habitat. — Elle est très répandue en Europe, et croît dans les bois humides, le bord des eaux, des fossés et des ruisseaux de presque toute la France. Elle paraît manquer dans la région des oliviers.
Culture. — La valériane venue spontanément suffit aux besoins de la médecine. La culture en affaiblit les propriétées, aussi ne la