Partie usitée. — Le rhizome
Récolte , " dessiccation, conservation. — On le recueille au printemps et à l'automne, pour le faire sécher. Dans le commerce, on le trouve en fragments de la grosseur du doigt, comprimés et comme articulés, présentant sur Pun des côtés les restes des racines et sur 1/aulre les vestiges des feuilles. Son odeur est suave, sa saveur arrière, acre, aromatique et comme camphrée.
11 nous arrive de la Belgique, de la Hollande, de la Pologne, mais on pourrait le récolter en Normandie, en Bretagne, où la plante est commune. On doit le rejeter ïuand il est piqué des vers. Composition chimique.
- L'Acore aromatique contient : huile volatile, résine visqueuse, fomme, matière extractive, inuline(?), amidon, acorine (?). Formes pharmaceutiques, doses, *- 1<> Poudre, 1 à 4 gram.
Fig. 11. — Acore aromatique.
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2° Infusion ou décoction, pp. 20 : 100. 3» Sirop, 25 à 100 gram. &o Teinture, 4 à 15 gram. — 5» Extrait, 1 à 2 gram. 6° Vin, 50 à 100 gram. Ce rizhome entre dans la composition de la thériaque et dans un grand nombre de préparations tombées en désuétude.
Usages. — C'est une substance stimulante qui est peu usitée en France, mais qui est très employée en Allemagne, en Sibérie et dans l'Inde. On s'en est servi dans l'atonie de l'estomac, la dyspepsie, le vomissement, dans les fièvres intermittentes, dans l'épistaxis et les hémorrhagies qui suivent l'avortement. En Allemagne, on la prescrit associée à la Sabine, dans la goutte chronique. On s'en sert pour parfumer la bière; on l'a recommandée pour rendre la voix plus claire.
AGARIC BLANC. — Voy. Polypore du mélèze.
AGARIC DU CHÊNE. — Voy. Polypore amadouvier et P. onguiculé.
ALIBOUFIER BENZOIN. — Styrax benzoin Dry. Styràcacées. Asstyrak, nom arabe de la plante.
Description. — Arbre élevé, à rameaux arrondis, recouverts ainsi que le tronc d'une écorce blanchâtre. Feuilles alternes, pétiolées, entières, oblongues, acuminées, lisses en dessus, pubescentes en dessous. Fleurs blanches, axillaires, formant des grappes composées, plus longues que les feuilles, pédicelle;s floraux courts et unilatéraux. Calice campaniforme, à 5 dents peu marquées, court et velu. Corolle infundibuliforme, 4 ou 5 fois plus longue que le calice, à 3 lobes profonds, linéaires, obtus, recouverts à l'extérieur d'un duvet grisâtre. Etamines 6 à lô^ncluses, unies par la base; filets ciliés à leur extrémité supérieure; anthères linéaires, introrses. Ovaire supère en grande partie, à 4 loges biovulées; style grêle; stigmate quadrifide. Fruit globuleux, sec, ordinairement uniloculaire, avec vestiges des cloisons avortées, contenant 1-4 graines. 5-
Habitat. — Cet arbre croît naturellement à Bornéo, à Sumatra, à Java, dans le royaume de Siam ; il se plaît dans les plaines et sur les bords des rivières.
Partie usitée. — Le baume (benjoin) qui s'écoule des incisions qu'on a pratiquées dans l'écorce; on doit les renouveler de temps en temps. Chaque arbre donne environ 500 gram. de benjoin; on réunit les produits, on les liquéfie par la chaleur et on coule le tout dans des caisses du poids de 50 à 150 kilog. Le benjoin présente une saveur douce et balsamique, qui, à la longue, irrite la gorge; il excite fortement l'éternuement quand on le pulvérise. Il brûle avec d'abondantes vapeurs blanches d'acide benzoïque, et se dissout dans l'alcool et l'éther. L'eau le précipite de ses dissolutions en prenant une couleur qui rappelle celle du lait (lait virginal). On
aloès 77
connaît deux espèces de benjoin, celui de Siam et celui.de Sumatra.
1° BENJOIN DE SUMATRA. — On le rencontre sous deux formes : La première variété (benjoin amygdalotde) est en masses considérables, formées de larmes blanches ressemblant à des amandes, disséminées dans une pâte opaque, rougeâtre, à cassure inégale, écailleuse. Son odeur à l'état récent rappelle celle des amandes amères. La deuxième variété (benjoin commun) est en masses rougeâtres, sans apparence de larmes, mélangées de nombrenx débris d'écorce.
2° BENJOIN DE SIAM. — Il est en larmes isolées ou réunies par une matière brune, vitreuse et transparente. Les larmes isolées larges, anguleuses, plates, blanches, opaques, ont une odeur de vanille qui leur a valu le nom de benjoin à odeur de vanille.
Composition chimique. — Le benjoin contient : acide benzol" que, huile volatile, résine, matière soluble dans Veau et l'alcool.
Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Poudre, 5 décigr. à 2 gr., dans du pain azyme; 2« teinture; 3» teinture composée avec baume de tolu. On l'emploie encore sous forme de pilules, de sirop, de cigarettes (papier nitré enduit de tejnture). Il entre dans la composition des pilules de Morton, du baume du commandeur, des clous fumants, qui servent à masquer les mauvaises odeurs dans les chambres des malades.
Action physiologique. — Localement, c'est un irritant; quand il est diffusé dans l'organisme, son action est simplement stimulante; cette stimulation paraît s'exercer sur les organes de la génération. L'acide benzoïque qu'il contient est éliminé par l'urine sous forme d'acide hippurique.
Usages. — On s'en sert dans les inflammations chroniques des voies respiratoires. Les vapeurs de benjoin obtenues en projetant la poudre sur de§ charbons ardents et la fumée des cigarettes ont été indiquées contre l'aphonie et l'enrouement. On a également vanté ces "vapeurs dans le rhumatisme; dans ce cas, on dirige les vapeurs sur la partie malade avec un appareil spécial, ou bien on la frictionne avec de la flanelle que l'on a exposée à l'action de ces vapeurs. La teinture simple ou composée sert à combattre les engelures non ulcérées; associée au cold-cream, elle donne de bons résultats dans le traitement des gerçures du sein ; on l'a également indiquée comme hémostatique.
ALKÉKENGE. — Voy. Coqueret alkékenge.
ALOÈS. — On donne le nom d'aloès au suc épaissi, extracto-résineux qu'on retire des feuilles de plusieurs plantes appartenant au genre aloe, de la famille des Liliacées. Ce sont des végétaux acaules, à racines fibreuses, à feuilles charnues, sessiles, disposées en ro-
sace, s'amincissant de la base au sommet, membraneuses et dentées sur les bords. Fleurs portées sur des hampes de longueur variable, à l'extrémité desquelles elles forment de longs épis. Périanthe à six divisions disposées sur deux rangs. Etamines 6, hypogynes. Ovaire triloculaire. Style trigone. Le fruit est une capsule trigone, loculicide. Ces plantes habitent les pays chauds. Presque toutes sont originaires du Cap ou de l'Afrique tropicale. ^.
L'aloès est fourni par un très grand nombre d'espèces dont plusieurs rentrent comme synonymes ou variétés dans les trois espèces suivantes qui paraissent être les sources principales de ce produit pharmaceutique : 1° L'aloès vulgaire (A. vulgaris Lam., A. perfoliata, 7t. vera L., A. barbadensis Mil.) 2° L'aloès sucotrin ou socotrin (A. socotrina Lam., A. perfoliata L., A. vera Mil.). 3° L'aloès en épi (A. spicata Thun.). Voici les caractères principaux de ces espèces : Aloês vulgaire, feuilles épaisses, longues, lancéolées, tachetées, à bords sinueux, épineux. Fleurs en grappe rameuse, régulières, d'un jaune verdâtre. Etamines incluses. Aloès sucotrin, feuilles ensiformes, à sommet recourbé en dedans, découpées en scie et blanchâtres sur les bords. Fleurs en grappe non ramifiée, d'un rouge écarlate à la base, verdàtres vers le sommet. Etamines inégales dont trois exsertes. Aloès en épi (flg. 12), feuilles très épaisses, de 1 mètre de long, pointues, pourvues d'épines latérales éloignées, vertesy tachetées de blanc; fleurs campanulées, blanches, teintées de vert; etamines exsertes.
Variété de forme. — Au point de vue des caractères extérieurs, on peut distinguer trois variétés d'aloès :
\ù L'Aloès lucide, rougeâtre, plus ou moins transparent, à cassure lustrée, d'odeur douce et agréable. C'est le plus pur de tous.
2» L'Aloès hépatique d'une couleur rappelant celle du foie, non transparont, à cassure lustrée, mate ou cireuse. Il renferme quelques impuretés et constitue un produit inférieur a'u premier.
3° L'Aloès caballin, en masses noires, d'odeur nauséabonde, quelquefois empyreumatique, d'un goût désagréable. 11 contient une assez grande quantité de corps étrangers (sable, charbon, débris du végétal); c'est le plus impur des trois; il doit son nom (caballus. cheval) à l'usage qu'en font les vétérinaires.
Variétés de provenance. — 1° Aloès de Socotora ou socotrin. Il provient de l'île de Socotora, de l'Arabie et de Zanguebar. Il est solide, quelquefois mou, transparent et d'un rouge hyacinthe (A. lucide), ou opaque et couleur de foie rougeâtre (A. hépatique), — Odeur agréable rappelant celle de la myrrhe. Saveur très amère. Cassure unie, lustrée, conchoïdale. Poudre d'un jaune d'or. Il est rare dans le commerce français ; on la retire de l'A. socotrina; on
fabrique, dans le même pays, des aloès de qualité inférieure qui se classent parmi les caballins.
2o Aloès des Barbades ou de la Jamaïque. Solide, rougeàtre, devenant noir à la surface avec le temps. Cassure terne et un peu grenue. Odeur de myrrhe rappelant l'iode. Poudre rouge sale. 11 est inférieur à celui de Socotora et, comme lui, rare en France. II provient des A.
vulgaris et sinuata.
3° Aloès de Curaçao. Il ressemble beaucoup au précédent, mais il a une odeur spéciale.
4° Aloès du cap de Bonne- Espérance. En masses considérables, d'un brun noirâtre, avec un reflet vert caractéristique, opaque vu en masse, transparent et rouge foncé vu en lames minces. Cassure vitreuse.
Odeur peu agréable. Saveur amère. Poudre jaune verdâtre.
C'est notre aloès officinal et à peu près le seul usité dans la médecine française. 11 peut affecter les trois formes d'A.
lucide, hépatique, caballin. On l'attribue aux A. picatd, ferox, africana, linguœformis, perfoliât a.
5* Aloès de Natal. Il est d'un brun grisâtre et très opaque.
11 contient en plus un principe cristallin qu'on ne trouve pas dans les autres espèces.
Fabrication de l'aloès. — Les procédés varient avec les pays : d° On coupe les feuilles, on les place verticalement dans un grand vase; le suc qui s'écoule est recueilli et évaporé, soit au soleil, soit au feu. 2° On hache les feuilles, on les pile, on exprime le suc, on le laisse déposer, puis on le fait épaissir par évaporation. 3° On divise les feuilles, on les place dans un panier qu'on plonge, pendant un moment, dans l'eau bouillante, on réitère cette opération
plusieurs fois, et, quand le liquide est assez chargé, on le fait évaporer.
Composition chimique. — On connaît plusieurs analyses de Paloès, mais elles sont peu concordantes. On en a extrait une matière colorante non purgative, Paloétine, C6H14010 (Robiquet), un glucoside cristallisé, l'aloïne, CMHl8Ou -h Aq, qui serait le principe actif et dont l'énergie serait quatre à cinq fois supérieure à celle de Paloès (Smith et Stenhouse). Suivant son origine, on lui donne les noms de Socaloine (A. socotrin), Barbaloine (A. des Barbades), Natahine (A. de Natal). Les propriétés physiques et chimiques de Paloïne varient un peu dans les divers aloès.
Formes pharmaceutiques, doses. — 1° La poudre, tonique 5 à 10 centigram., purgatif 1 à 6 décig. On Pemploie le plus souvent en pilules à cause de son amertume, associée au quinquina et à la cannelle (pilules antecibum), à la gomme-gutte et à la gomme ammoniaque (pilules de Bontius), au jalap et à la rhubarbe (grains de santé de Frank), à la gômme-gutte et à Pessence d'anis (piluks d'Anderson), au savon médicinal. 2° En nature et sous forme de fragments non pulvérisés, 1 à 6 décig. 3° La teinture, 1 à 2 grara. et plus. &° La \einlure composée (élixir de longue vie), 5 gram. et plus. 5° Le vin composé] avec gingembre et cardamome, tonique l à 8 gram.^ purgatif 25 à 50 gr. 6° L'extrait, mêmes doses que la poudre, peu usité. L'aloès s'administre encore en lavements 2 à 8 gram., en suppositoire uni au beurre de cacao. Il entre dans la composition de Pélixir de Garus.
Action physiologique. — A doses non purgatives, mais répétées, il excite Pappétit, augmente la tonicité de Pestomac et de l'intestin, produit des selles plus faciles, en exagérant la sécrétion de la bile. Il exerce une action spéciale sur l'intestin, détermine de la chaleur et de la cuisson à l'anus, congestionne les vaisseaux hémorrhoïdaux; cette influence s'étend même quelquefois aux organes génito-urinaires, et il peut occasionner une légère dysurie, des douleurs utérines, l'augmentation des règles. A doses plus élevées, c'est un purgatif spécial, dont l'action se porte surtout sur le foie. Enfin, à haute dose, il agit à la façon des drastiques et produit une inflammation gastrointestinale. Les narcotiques contrarient ses effets. A l'extérieur, il détermine une légère irritation de la peau.
Usages. — A4>etite dose, il est employé pour relever les fonctions languissantes de Pestomac (dyspepsie atonique) ; on s'en sert dans les maladies cérébrales chroniques, à cause de son action, spéciale sur le gros intestin dans les états congestifs chroniques du foie : il agit ici en déterminant l'évacuation de la bile et en provoquant un écoulement sanguin par Panus ; dans les hydropisies consécutives,
soit seul, soit associé aux autres drastiques; dans la constipation proto ou deutéropathique ; pour pousser aux hémorrhoïdes et les rendre fluentes ; comme emménagoguef?) ; comme anthelminthique(?). On Ta utilisé dans certaines maladies chroniques de la peau pour provoquer une dérivation sur le tube intestinal ; dans le pansement de certains ulcères fongueux; en injections dans les trajets flstuleux. On doit s'en abstenir chez les personnes disposées à la diarrhée, aux inflammations intestinales, à des flux hémorrhoïdaux abondants, chez les calculeux et les personnes atteintes de maladies inflammatoires de la vessie, chez les femmes sujettes à des métrorrhagies, ainsi qu'à l'époque de la ménopause.
AMANDIER CULTIVÉ. Amygalus communis L., A. sativa Bauh. Rosacées-Amygdalées. De a^ySaXo;, amandier.
Description (flg. 13). — C'est un arbre de 6-12 mètres, d'une forme rarement régulière, tronc raboteux, couvert d'une écorce grise et cendrée, ■ à rameaux grêles, d'un vert clair. Feuilles alternes, pétiolées, simples, elliptiques, lancéolées, dentées, glabres. Fleurs (février -mars) blanches ou rosées, solitaires ou géminées, à pédoncules courts, paraissant avant les feuilles, régulières, hermaphrodites. Galice campanule, à 5 lobes obtus, étalés, rougeâtre extérieurement.
Corolle à 5 pétales libres, arrondis, rétrécis à la base en un onglet court, étalés, insérés ainsi que les étamines au sommet du tube calicinal. Étamines 25 à 30 sur plusieurs rangs. Ovaire à 1 loge; style se terminant par un stigmate chargé de papilles. — Le fruit (juin-septembre) est une drupe verte, ovoïde, allongée, comprimée, terminée en pointe au sommet, à chair peu épaisse et coriace, s'ouvrant ordinairement par un sillon longitudinal pour laisser échapper le noyau. Ce dernier est rugueux, crevassé, contenant une graine (amande) formée d'un épisperme fauve au dehors, blanc au dedans, et d'un embyron
Fig. 13. — Amandier cultivé.
à cotylédons très développés, blancs, charnus, oléagineux. Suivant les variétés, la coque du noyau peut être dure ou tendre et la graine douce ou amère. 5.
Habitat. — L'amandier est originaire de la Mauritanie; il est très commun dans la région des oliviers et cultivé dans presque toute la région des vignes.
Partie usitée. — La graine. Les meilleures amandes sont entières, grosses, bien nourries, non vermoulues, sans odeur; leur cassure est blanche. Celles qui sont ridées, molles, vermoulues, d'un goût acre, d'une saveur rance et dont la cassure est jaune doivent être bannies de l'usage médical.
Composition chimique. — Les amandes douces contiennent : eau, sucre liquide, gomme, émulsine, huile grasse. Les amandes amères renferment de plus : matière résineuse, amygdaline. L'émulsine ou synaptase a pour formule C20H35Az2O82, l'amygdaline est représentée par C40A27AzO22. Au contact de l'eau et de l'émulsine, qui agit à la façon d'un ferment, l'amygdaline se décompose en donnant de la glycose, de l'essence d'amandes amères et de l'acide cyanhydrique.
C40H27AzO22 -+- 4HO = O*H602 4- C*AzH ■+- 2C«Hlf011 Amygdaline. Ess. d'am. amères. Ac. cyanhydr. Glycose.
L'acide cyanhydrique constitue la partie active de toutes les préparations pharmaceutiques dont les amandes amères sont la base; mais, comme on peut le voir par la réaction que nous venons d'indiquer, il n'existe pas en nature dans les graines, l'eau est indispensable à sa formation. L'huile grasse s'obtient par pression et à froid, 100 kilog. d'amandes douces donnent 47 kilog. d'huile, tandis que la même quantité d'amandes amères n'en produit que 35 kilog. Cette huile, claire, transparente, plus légère que l'eau, se solidifiant à — 10% est à peu près sans couleur et sans odeur, et présente la même composition, que les amandes soient douces ou qu'elles soient amères. L'essence que l'on obtient par distillation avec Peau est impure; elle contient des quantités notables d'acide cyanhydrique qui lui communique ses propriétés vénéneuses; purifiée, elle n'est plus toxique, mais seulement irritante à la façon des autres essences; elle atténue ou fait disparaître l'odeur d'un grand nombre de substances.
Préparations pharmaceutiques, doses. — Les amandes douces, privées de leur pellicule par une immersion de quelques minutes dans l'eau chaude, servent avec une addition de sucre à confectionner le lait d'amandes ou émulsion. On ajoute à cette préparation quelques amandes amères pour en rehausser le goût. C'est