‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 35 sur 226 · ARISTOLOCHE SERPENTAIRE · texte numérisé non relu

ARISTOLOCHE SERPENTAIRE

Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Infusion, pp. 15 à 30 : 1000. 2° Poudre, 2 à 8 grammes. 3° Extrait, 1 à 4- grammes. -4° Sirop. Les substances incompatibles sont toutes celles qui précipitent par le tannin.

Action physiologique. — Les feuilles de busserole sont astringentes, amères ; elles excitent la sécrétion salivaire et déterminent une sensation de chaleur et de constriction dans la bouche et le pharynx. A haute dose, elles produisent l'irritation de l'estomac, des nausées, des vomissements ; elles stimulent énergiquement les organes génito-urinaires, augmentent les urines, les colorent en brun et diminuent la formation des dépôts urinaires ; enfin, chose singulière, malgré les principes tannants qu'elles renferment, elles rendent, dit-pn, les selles plus faciles.

Usages. — Les usages de ces feuilles sont ceux des autres astringents végétaux ; on les a conseillées contre l'hémoptysie, l'hématturie, la ménorrhagie, la diarrhée, la leucorrhée, la gonorrhée ancienne, dans la bronchite chronique s'accompagnant d'une abondante sécrétion de pus ou de muco-pus. C'est surtout dans les affections chroniques de la vessie et du rein qu'elles ont été préconisées, comme diurétiques, anticatarrhales, antinéphrétiques et lithontriptiques. Elles seraient, d'après quelques observateurs modernes, un succédané du seigle ergoté, capable non seulement d'accélérer les contractions de l'utérus, mais pouvant encore réprimer les hémorrhagies utérines par inertie (de Beau vais).

ARISTOLOCHE SERPENTAIRE. Aristolochia serpentaria Willd., A. offixtinalis Nées. Serpentaire de Virginie, Vipérine de Virginie. Aristolochiçes.

Description (fig. 22). — Plante volubile de 2-3 décimètres. Racine rampante, formée d'un grand nombre de fibres blanchâtres, longues, grêles, un peu rameuses, disposées en faisceau. Tige grêle, presque simple, un peu coudée en zigzag, pubescente. Feuilles alternes, pétiolées, cordiformes, aiguës, entières, pubescentes, légèrement ciliées sur les bords, planes, minces, vertes. Fleurs (juin-juillet) petites, d'un rouge brun, solitaires, longuement pédonculées, situées à la partie inférieure de la tige et semblant presque sortir de terre. Périanthe à tube recourbé en cercle, renflé à la base, limbe étalé, circulaire ou légèrement triangulaire. Étamines 6, soudées et confondues au centre de la fleur avec le style et le stigmate. Ovaire globuleux, lanugineux ; style court ; stigmate concave à 6 divisions. Fruit {capsule) globuleux, déprimé, à côtes saillantes, contenant 4-6 semences grisâtres, cordiformes, épaisses. ^.

Habitat. — On la rencontre dans les montagnes de l'Amérique du Nord, la Caroline, la Virginie, la Louisiane.

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