ARISTOLOCHE SERPENTAIRE
Culture. — On ne la cultive guère que dans les jardins botaniques. Elle se propage par les graines semées sur couche au commencement du printemps et repiquées plus tard en bonne terre.
Partie usitée. — La racine. C'est une petite souche d'où partent des fibres grêles, grises, entremêlées ; sa couleur est brune au
dehors, jaunâtre en dedans ; son odeur est forte, pénétrante, surtout quand on la frotte, sa saveur chaude, térébenthinée. Il en existe, dans le commerce, trois sortes confondues sous le nom d'aristoloche serpentaire, et une quatrième, reconnaissable à ses radicules plus grosses, moins nombreuses et beaucoup moins aromatiques, provenant d'une plante que Guibourt a nommée Aristolochia pseudo-serpentaria.
Composition chimique.
— Cette racine contient :
huile volatile, matière résineuse , principe extractif amer (serpenta ri ne), principes gommeux , albumine, amidon, sels. Ses propriétés sont dues à l'huile volatile et à la résine.
Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Tisane par infusion, pp. 20 : 1000.
2° Poudre, 1 à 18 grammes.
3° Teinture, 5 décigrammes à 1 gramme.
Action physiologique. — À petite dose, c'est un stimulant qui augmente l'appétit, facilite les fonctions de l'estomac. A dose plus élevée, elle détermine des nausées, des pesanteurs de tête; sous son influence, les sécrétions et les selles s'accroissent, le pouls devient plus fréquent et plus plein ; elle peut même déterminer une violente céphalalgie, des troubles intellectuels; de l'agi tation, pendant le sommeil.
Usages* — Eu Amérique, elle passe pour un excellent remède
Fig. 22. —Aristoloche serpentaire de Virginie.