‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 50 sur 226 · CAMOMILLE PYRÈTHRE · texte numérisé non relu

CAMOMILLE PYRÈTHRE

lides contenus dans l'urine; il amoindrit les combustions organiques, enraye le mouvement de désassimilation ; s'il ne nourrit pas, il empêche de se dénourrir et se comporte, à ce titre, comme les alcooliques, sans en avoir les inconvénients. Par sa caféone, principe aromatique et antiseptique, il corrige certaines eaux malsaines et peut rendre de véritables services aux armées en campagne.

Usages. — La café est usité dans les céphalalgies et surtout dans celles qui surviennent après le repas chez les personnes nerveuses et pléthoriques ; il combat la stupeur, la somnolence, l'état apoplectique, l'hémorrhagie cérébrale. 11 est avantageusement opposé au narcotisme produit par l'opium et les Solanées vireuses; dans ce cas, il empêche le coma, facilite l'élimination rapide par l'urine, et par son acide cafétannique, sorte de tannin, il transforme les alcaloïdes de ces substances toxiques en composés insolubles ou peu solubles. C'est un médicament d'épargne, et l'on comprend qu'on l'ait indiqué dans la phthisie. On l'a vanté, à haute dose, contre les hernies étranglées, à cause des contractions intestinales qu'il réveille. Il est salutaire dans la goutte, pourvu que le régime ne soit pas trop substantiel et que le malade n'abuse pas de l'alcool. Enfin il a été préconisé dans les fièvres d'accès, dans les fièvres typhoïdes de forme adynamique, la diarrhée chronique, certaines aménorrhées, la période algide du choléra, l'asthme essentiel ; la coqueluche (café vert). L'infusion du café noir sert à masquer le goût de certains médicaments amers ou nauséeux, tels que le quinquina, le sulfate de quinine, le sulfate de magnésie, le séné, l'huile de ricin.

CAÏNCA. — Voy. Chiocoque dompte-venin.

CAJEPLT. — Voy. Mélaleuque cajeput.

CAMOMILLE PYRÈTHRE. — Anthémis pyrethrum L., Anacyctus pyrethrum DC. Anacyle pyrèthre, Pyrèthre d'Afrique, Pyrèthreoffinale.GoMPOsÉES-SÉNÉciONiDÉES. "AvSyipliç, petite fleur; wrfpeôpov, nom grec d'une sorte de camomille.

Description (fig. 46). — Plante de 20 à 25 centimètres. Racine pivotante, fusiforme ou cylindrique, peu rameuse. Tiges nombreuses, simples inférieurement, un peu couchées à la base, redressées dans la partie supérieure. Feuilles radicales, pétiolées, étalées en rosette ; les caul inaires sessiles, pinnatffides, à divisions linéaires, un peu épaisses, charnues, velues, d'un vert bleuâtre. Fleurs (juillet-août) ordinairement solitaires à l'extrémité de la tige. Involucre hémisphérique composé d'écaillés imbriquées, oblongues, presque égales, scarieuses sur les bords. Réceptacle convexe, garni de paillettes. Fleurs du centre d'un jaune pâle; ce sont des fleurons tabulés, à cinq dents, hermaphrodites, â cinq étamines syngénèses; style 1. Les fleurs de la circonférence sont des demi-fleurons

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