‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 108 sur 163 · MONDE · texte numérisé non relu

MONDE

ÎS"^''^'^! '^''' * ^^^"^ ^'''^ °'''^^'®^» <>« q^^ es* regardé comme fot A\ !2 f,^""® ^^ ^® '"''"* P*' nn meuble proprement dit (49, page 15). Mobther marque la qualité de la chose; mobiiiaire, une relation quelconque avec la chose. Les lits, les tables, les chaises, sont proprement des effets mobiiiers; ils sont la chose même, des meubles ► 1 argent, les obligations, les récoltes coupées, sont proprement moàiliaires; ils ne sont pas meubles, mais on les assimile aux meubles »

MOBILIER (LE), LES MEUBLES. V. Meubles Ues).

MODE. V. Vogue. v ^/.

MODÈLE, RÈGLE. Y. Règle.

MODÈLE, TYPE. V. Type.

MODÉRER. V. Adoucir.

MODIQUE. V. Médiocre.

MOINS (AU), DU MOINS. \. Au moins.

MOISIR, SE MOISIR. Y. Passer.

MOISIR, CHANCIR. V. Chancir.

MOLESTER. V. Vexer.

MOMENT, INSTANT. Un moment n'est pas long : un instant 'est encore plus court. — Le mot de moment a une signification plus étendae ; il se prend quelquefois pour le temps en général, et il est d'usage dans le sens figuré.. Le mot d.*instant a une signification plus resserrée; il marque la plus petite durée du temps, et n'est jamais employé que dans le sens littéral. — Tout dépend de savoir prendre le moment favorable; quelquefois un instant trop tôt ou trop tard est tout ce qui. rait la différence du succès à Tinfortune. — Quelque sage et quelque Heureux qu'on soit, on a toujours quelque fâcheux moment qu'on m saurait prévoir. Il ne faut souvent qu'un instant pour changer la face entière des choses qu'on croyait le mieux établies. (G.)

MONACAL, MONASTIQUE. Ces deux mots se disent de ce qui a rapport aux moines (45 et 46, page 14). Mais monastique se dit plutôt au fond; et monacal de la forme, des dehors : « Vie, discipline, institution monastique; habit monacal n (Acad.); hic monacal.

L'adjectif monacal se dit aussi quelquefois de ce qui tient au fond : « Esprit monacal, vie monacale i^ (Acad.); mais alors il se urend en mauvaise part.

MONASTÈRE. V. Cloître.

MONASTIQUE. V. Monacal.

MONCEAU. V. Tas.

MONDE, UNIVERS. Monde, du latin mundus, exprime une idée a ordre, d'arrangement. Univers indique tout ce qui existe universelle- "^t dans l'espace indéfini : les étoiles, le soleil, les planètes, les co- 'uetes, etc., considérés comme formant un tout, ain ^li ^^^^^^ ^® ™<>* monde peut désigner des parties de l'Univers : J^i le système du monde s'eotend simplement de notre système *aire, et non du système de l'Univers entier. On dit de même le

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monde de Sirins, c'est-à-dire le système planétaîie dent Sinus est le

soleil.

Monde se prend encore dans une signification pins restreinte poni désigner le globe terrestre et même cpielques-nnes de ses parties. Faire le tonr dn monde, c^est faire le tour de la terre; Tancien monde, c'est Tancien continent; le nonvean monde, c'est l'Amériqae; le fnomfe maritime, c'est rOcéanie.

Enfin ce mot s'emploie anssi fignrément pour désigner la société des hommes en général on une certaine classe de gens : « Le monde e6t bien corrompu; dans quel monde vivez-vous »? (Acad.)

MONDE (LE GRAND), LE BEAU MONDE. Le grand monde, dit TAcadémie, c'est la société distinguée par les richesses^ par les dignités de ceux qui la composent; le beau monde, c'est la société la plus brillante.

« Le beau monde est Télite du monde poli. C'est la naissance et le rang qui font la grandeur et par conséquent le grand monde : c'est une politesse aisée tout à la fois et noble, l'élégance des formes, noe •certaine fleur d'esprit, l'urbanité dans le langage, un certain cbaiDie dans les manières, c'est là ce qui fait le beau monde, » ( R.)

MONT, MONTAGNE. Ces deux mots annoncent également l'idée d'une masse considérable de terre ou de roche, fort élevée au-dessus •du reste de la surface de la terre. ~ Mont désigne une masse détachée •de toute autre pareille, soit physiquement, soit idéalement : montagne ne présente que l'idée générale et commune, sans aucun égard à cette distinction. De là vient que pour caractériser individuellement quelque masse de cette espèce, on se sert de mont, parce que distinguer les individus, c'est, du moins par la pensée, les séparer des individus de même espèce, s'ils n'en sont même séparés physiquement; ainsi Ton dit le mont Olympe, le mont Liban, le mont Sinal, le mont Parnasse, etc. Mais dès que l'on n'envisage aucune distinction individuelle, on ne parle que de montagnes : on monte ou l'on descend une montagne; une montagne est plus ou moins élevée, plus ou moins escarpée; la cime, la descente, le pied d'une montagne; une chsdne de montagnes. (B.)

MONTUEUX , MONTAGNEUX. Un pays fort inégal, coupé de tertres, de collines, de monticules esimontueux; un pays couvert de hantes montagnes est montagneux. Certaines parties de la Picardie soQt fnonr tueuses; la Savoie est un pays montagneux. Ainsi montagneux suppose des hauteurs plus considérables et plus nombreuses que montueux; ^ussi dit-on un sol, un terrain montueux; on ne dirait pas bien un sol; - «iQ terrain montagneux,

MOQUERIE, RAILLERIE, PLAISANTERIE. La moquene se preDd •en mauvaise part; la raillerie peut être prise en bonne en on mauYaise part, selon les circonstances; la plaisanterie en soi ne peut être prise qu'en bonne part. — La moquerie est une dérision qui vient du mépri' ^ue l'on a pour quelqu'un; elle est plus offensante môme qa'nW

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