NOMMER
dre méprisables. On dénigre un ouvrage, une marchandise; on ne les noircit pas : on dénigre et on noircit un auteur, un marchand. (R.)
NOIRCIR, SE NOIRCIR. V. Passer.
NOISE. V. Dispute,
NOM, DÉNOMINATION. V. Nommer, dénommer.
NOM, RENOM, RENOMMÉE, RÉPUTATION. «Les trois premiers signiâeni ce qu'on publie de quelqu'un, tandis que rotation exprime littéralement ce qt^on en pense (de putarCf penser, estimer, croire), et la célébrité, Téloge qu'on en fait (de célébrer, louer, exalter). Mais dans l'usage, le nom annonce plutôt une sorte de célébrité, le renom se rapporte mieux à la réputation; la renommée est au-dessus de Tune et de l'autre. — Le renom est le nom répété, redoublé, répandu suivant la force de la particule réduplicative et intensive re (5, page 3); il emporte donc un plus grand nom, une plus grande réputation. Quand il est employé d'une manière absolue, comme dans ces exemples homme de renom , ville de renom, il prend le sens dQ renommée, qui ne s^emploie pas de cette sorte. -- La renommée est un très-grand nom^ un nom partout connu, le renom ((ui a le plus d'éclat et de durée, une réputation aussi haute que vaste. Ce mot, par la valeur de sa terminaison, annonce l'assemblage, une réunion, un résultat de divers jugements, d'une foule de suffrages, des différentes réputations acquises par une suite de faits, etc. ( 28, page 9) . — Par le nom vous êtes connu, distingué : par le renom , on fait du bruit, on a de la vogue : par la renommée, vous êtes fameux, tout est rempli de votre nom , et il est durable. Le nom vous tire de l'obscurité; le renom vous donne de réclat; la renommée vous couronne de toute sa gloire. En deux mots, ce que le nom commence, le renom Tavance, la renommée le consomme. » (R.)
La réputation, uniquement fondée sur l'opinion que le public a de quelqu'un, a beaucoup plus de rapport à la valeur morale de l'homme que le nom, le renom et la renommée. Oa peut s'être fait un nom, jouir môme d'une grande renommée, et avoir une très-mauvaise réputation.
NOMMER , APPELER. Appeler n'est point synonyme de nommer, lorsqu'il signifie inviter à venir à soi; mais dans une acception secondaire, il signifie dire le nom de la personne ou lui donner un nom sans rintention de la faire venir à soi ou à son secours, et c*est alors qu'il devient synonyme de nommer. — Appeler annonce proprement des signes faits avec la main : Yappel est un signal pour faire venir. Mais comme en appelant , il est assez ordinaire que l'on nomme les personnes, on a dit appeler pour nommer: Comment l'appelez -votw? comment se nomme-/-i7? Nommer marque le nom propre de la per- : onne : appeler n'énonce qu'un signe ou une qualification distinctive, pielle qu'elle soit. On nomme quelqu'un par son nom; od Y appel le de diverses manières. — Appeler demande à sa suite quelque nom on
DICT. DES STNOHYIIES. ^
;[uelque signe particulier^ pour qu'il signifie nommer /mais on ne nomme les gens que par leurs noms propres^ on patronymiques^ ou usités ; et on les appelle ou de leurs noms^ ou par leurs qualités, ou de différentes qualifications. Vous nommez Tibère, et vous Vappelez monstre. Vous nonmiez Louis XII, et vous Vappelez le père du peuple. Vous nommez Bayard et vous Vappelez le chevalier sans peur et sans reproche. — Plusieurs anciens peuples (et il en reste des traces dans le Nord), en nommant un tel, V appelaient fils d'un tel : il n'y avait pas moyen de renier son père. ( R. )
NOMMER, DÉNOMMER. NOM , DÉNOMINATION. Nommer, c'est simplement donner un nom , désigner par le nom , ou faire connaître le nom : « Gomment nowmez-vous cet homme? On le nomme Pierre». ( Acad.) Dénommer est un terme de pratique, qui signifie désigner une personne par tous ses noms, par ses titres et ses qualités, de façon qu'elle ne puisse être confondue avec une auti'e : la préfixe dé est ici analytique, complétif et déterminatif (7, page 4).
La même différence existe entre le nom et la dénomination. Ce dernier est ainsi défini par rAcadémie : « Désignation d'une personne ou d'une chose par un nom qui en exprime ordinairement Tétat^ l'espèce, la qualité, etc. : Donner à quelqu'un une dénomination flétrissante».
NONCE, LÉGAT. Le nonce est un prélat que le pape envoie en simple ambassade : le légat est un cardinal qu'il envoie avec des pouvoirs extraordinaires à un concile ou auprès de quelqu'un des princes chrétiens.
NONGHALANT. V. Indolent.
NONOBSTANT. V Contre.
NORD, SEPTENTRION. V. Levant.
NORD (DU), SEPTENTRIONAL. V. Méridional.
NOTABLE, REMARQUABLE. Notable, qui mérite d'être noté, d'être conservé dans la mémoire, d'être transmis à la postérité. Remarquable, qui mérite d'être remarqué. — Une chose notable est une chose qui mérite qu'on en prenne note : une chose remarquable est une chose qui mérite qu'on Tobserve avec plus d'attention, avec plus de soin que les autres choses de la même espèce. (L. )
NOTES, REMARQUES, OBSERVATIONS, CONSIDÉRATIONS, RÉFLEXIONS. Les notes servent proprement à éclaircir ou expliquer un texte : les remarques à relever dans un ouvrage ou dans un sujet ce qui attire ou mérite particulièrement l'attention : les observations, à découvrir par un nouvel examen des choses nouvelles, et à conduire, par de nouveaux développements ou d'un ouvrage ou d'un sujet, à des résultats du moins plus certains : les considérations, à développer avec étendue les différents rapports d'un objet intéressant et la raison des choses, en présentant l'objet distinct sous ses différentes faces : les réflexions, à creuser les idées ou à tirer de nouvelles pensées du fond des choses. — Les Jiotes doivent être claires, courtes, précises, comm«