SINCÉRITÉ
la shnpUsse, toute cordiale, s'y abandonne sans réserve. Avec la sia^ pticité, on parle du cœur : avec. la simplesse, on parle de toute Taboa* 4aDce du cœur. Autant la simplicité est naturelle^ autant la, simpiesse 4sst naïve. La simplicité tient à une innocence pure; la simplesse, ^ une l)onbomie charmante. Nicole et La Fontaine étaient des bommes simples : daûs Nicole c'était de la simplicité, et dans La Foutaiue de la éimplesse, — On pardonne à celui qui a pécbé ]^t simplicité : il a mal fait sans malice. On consolera même celui qui a pécbé par simplesse : il a mal fait sans le vouloir et même à bonne intentiou. » ( B.)
SIMULACRE, FANTOME, SPECTRE. Simulacre, CQ qui '^ si simulé, feint, contrefait, du verbe simulare. On a particulii'remeut appelé eimulacres les idoles ou les fausses représentations des j faux dieusE. Le simulacre est une représentation ou fausse ou grossière , informe, yaine, qui ne rappelle que quelques traits d'un objet défiguré, si l'objet «xiste ou a existé : on dit un simulacre de ville, de république, de Tertu, etc., pour indiquer de fausses ou de vaines apparences. Le simulacre vain, celui d'un objet qui n'a rien de réel, devient synonyme de fantôme et de spectr^. — Fantôme, mot emprunté du grec : dans l'usage commun, c'est un objet ou une apparition fantastique^ ouvrage de l'imagination, sans aucune réalité; c'est une vision extraordinaire de figures fort éloignées de la nature, soit particulièrement par leur grandeur, soit par toute autre singularité apparente. Ce terme s'applique aussi à tout objet destitué de réalité, ou à toute idée destituée -de raison : on dit un fantôme de roi, un fantôme de puissance. — Spectre est une figure extraordinaire qu'on voit en effet ou qu'on croit voir; mais une figure horrible, affreuse, effrayante. On le dit aussi •d'une personne extrêmement décbarnée et défigurée. — Le simulacre «n'a qu'un caractère vague; et il se dit de tous les objets vains, vides ou faux, et des choses comme des personnes. Le fantôme est caractérisé par des foi mes ou des traits bizarres, étranges, et' qui ne sont point •dans la nature ; et il se dit particuLièi ement des objets qui paraissent ■vivants. Le sitectre a cela de caractéristique qu'ilrepréseate des objets défigurés et faits pour inspirer de l'horreur ou de relîroi; et il se ■dit proprement de ces objets qui semblent évoqués, suscités, envoyés par une puissance supérieure pour avertir, menacer, tourmenter les bommes. (U.)
SINCERITE, FRANCHISE, NAÏVETÉ, INGÉNUITÉ. La sincérité «mpéclie de parler autrement qu'on ne pense; c'est une vertu. La franchise fait parler comme on pense ; c'est un effet du naturel. La naïveté î'ôM dire librement ce qu'on pense; cela vient quelquefois d'un •défaut de réflexion. V ingénuité fait avouer ce qu'on sait et ce qu'on sent ; c'est souvent nue bêtise. — Un homme sincère ne veut point tromper. Un homme franc ne saurait dissimuler. Un homme naïf n'est, guère propre à flatter. Un homme ingénu ne sait rien cacher. — ImL sincérité fait le plus grand mérite dans le commerce du cœur. La