TAUX
est placée, étendue snr le mar : la tenture est tapteserii en tant qu'elle rerèt etpare le xnar< — * La iapisserie est proprement un genre particulier é« faJ^rication ou de manufacture : on dit les tapUgeries de Flandre^ d.'Aubus8on, des GobeMns. lAieniure désigne vaguement tout ce qui est «mployé au même usage : on>dit des tentures Ae tapisserie, àGspapiers* tentures, etc. Nos dames font quelquefois de la tapisserie, mais pour couvrir quelques sièges. ( R. )
TARDER^ DIFFÉRER. L*idée propre da tarder est celle d'être, de demeurer longtemps à venir^ à faire; et lldée de différer, c^le de remettre, de renvoyer à un autre temps ^ à un temps plus éloigné. Tarder ne signifie pas seulement différer à faire une chose, c^est différer en sorte que ce qu'il y a à faire ne se fasse pas à temps ou à propos, dans le temps convenable. Tarder ne 'désigne que le faitjsans aucune raison du retard : différer annonce une résolution de la volonté qui détermine le délai. Enfin on tarde, en ne se pressant pas de faire ou en faisant lentement, sans prendre un certain terme ; on diffère en renvoyant, en rejetant la chose à un autre temps, ou fixe ou indéterminé. — Ne tardez pas à cueillir le fruit , s'il est mûr : s'il n'est pas mûr, différez. Il est quelquefois sage de différer; il est toujours imprudent de tarder» On perd du temps à tarder; on en gagne quelque* fois à différer. Il résulte de là quMl convient de dire tarder, lorsqu'on a tort de différer, — Il n'y a pas à différer, quand la chose presse. Pendant que vous tardez, l'occasion est passée. (R.)
TARGUER (SE). V. Prévaloir (se),
TAS, MONCEAU. Us sont également un assembbge de plusieurs choses jslaeées les unes sur les autres, avec cette différence que le tas peut être rangé avec symétrie, et que le monceau n'a d'auitre arrange* ment que celui que le- hasard lui donne. — 11 parait que le mot de tas marque toujours un amas fait exprès, afin que les choses, n'étant point écartées, occupent moins de place; et que celui de monceau ne désigne quelquefois qu'une portion détachée par accident d'une masse ou d'un amas. •— On dit un tas de pierres, lorsqu'elles sont des matériaux préparés pour faire un bâtiiient; et l'on dit un monceau de pierres, lorsqu'elles sont les restes d'un édifice renversé. (G.)
TAUX, TAXE, TAXATION. L'idée commune qui fonde la synonymie de ces trois mots, est celle de la détermination établie de .quelque valeur pécuniaire. — Le taux est cette valeur môme : la taxe est le règlement qui la détermine : les taxations sont certains droits fixes attribués à quelques officiers qui ont le maniement des deniers du roi. -^On ne dit que taux, quand il s'agit du denier auquel les intérêts de l'argent sont fixés. On dit assez indifféremment taux ou taxe, en par* lant du prix établi pour la vente des denrées, ou de la somme fixée que doit payer un contribuable; mais ce n'est que dans le cas où il n'est pas plus nécessaire de faire attention à la valeur déterminée qu'à l'autorité déterminante : car un contribuable qui voudrait représenter
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qu'il ne peut payer ce qd'on exige de loi, faute de proportion avec ses facultés, devrait dire que son taux est trop haut; et s'il voulait dire que les impositeurs ^ ne l'ont pas traité dans la proportion des antres contribuables, il devrait dire que la taxe est trop forte. — On ne dit que taxe^ s*il s'agit du règlement judiciaire pour fixer certains frais qui ont été faits à la poursuite d'un procès, on d'une imposition en deniers sur des personnes en certains cas. — On dit quelquefois taxation au singulier pour signifier Topération de la taxe, (B.)
Ainsi la taxation est l'action de taxer, d'établir la taxe (20, page 7 ).
TAVERNE. V. Cabaret.
TAXE, TAXATION. V. Taux.
TEL, PAREIL, SEMBLABLE. Termes de comparaison. Achille, tel qu'un lion, pareil à un lion, semblable à un hon, poursuivait les Tix)yens. — Tel désigne l'objet qui est de môme qu'un autre, qui a les mêmes qualités et les mêmes rapports, qui lui est parfaitement conforme, etc. Pour sentir toute la force du mot et de la comparaison qu'il exprime^ il nV a qu'à rapidement parcourir ses différentes applications usitées, a Tel fut le discours d'Annibal à Scipion j>; c'est là le discours même d'Annibal. « Telle est la condition des hommes, qu'ils ne sont jamais contents de leur sort »; c'est leur nature, leur caractère, leur qualité distinctive. a Tel maître, tel valet»; c'est [comme si Ton disait, autant vaut le maître, autant vaut le valet. Tel tient lieu de pronom et de nom : « Un tel a dit; tel fait des libéralités qui ne paye pas ses dettes». Toutes ces phrases marquent la qualité, la forme, le caractère propre des choses, la rigoureuse exactitude, la parfaite conformitéj la comparaison la plus absolue, et jusqu'à l'identité des choses. — Pareil désigne des choses qui, sans être rigoureusement égales entre elles et les mêmes, ont néanmoins de si grands rapports, qu'elles peuvent être mises en parallèle, être comparées ensemble, s'appareiller l'une avec l'autre, de manière que l'une ne diffère guère de l'autre, qu'elle ne paraisse pas le céder à l'autre, qu'elle soit propre à lui servir d'équivalent ou de pendant. — La ressemblance n'est pas une égalité ou ime conformité parfaite : les choses qui ne sont que semblables ne soutiennent pas l'examen et le parallèle que les choses pareilles comportent, et elles sont loin d'être telles ou les mêmes quant à leur nature, à leur caractère, à leurs formes et leurs qualités distinctives. Semblable dit moins que pareil, et pareil moins que tel, — Un objet tel qu'un autre ne diffère pas de celui-ci. Un objet^MzretV à un autre ne le cède point à celui-ci. Un objet semblable à un autre s'assortit avec celui-ci. — Achille, tel qu'un lion, a toute la furie ou la qualité distinctive de cet animal; vous le prendrez pour un lion. Pareil à un lion, il a le même degré de furie; vous l'égalerez au lion. Sem-
1. Ce mot n^est pas dans le dictionnaii* de rAcadémie; mais il ert ^»"« eesx de Boiste et antres lexicographe*.