TENIR
blable i un lion, il en imite la furie; sa vne vous rappelle l'idée du iion. — Tel sert proprement à fixer lldée de la chose par la comparaison exacte avec un objet connu. Pareil sert à estimer dans la Lalance le prix de la chose, par la comparaison juste avec un objet apprécié. Semblable sert à donner une sorte de représentation de la chose, par sa comparaison sensible avec un objet familier. (R.)
TÉMOIGNAGE D'AMITIÉ. V. Démonstration.
TEMPÉRAMENT. V. Naturel.
TEMPÉRANT. V. Sobre.
TEMPÉRER. V. Adoucir, mitiger.
TEMPÊTE. V. Orage.
TEMPLE, ÉGLISE. On appelle temples les édifices que les anciens consacraient à leurs divinités. On donne le même nom aux lieux où les protestants exercent leur culte : « Le temple de Janus, le temple d'Apollon. Il y a dans ce bourg un temple de protestants ». — En parlant des édifices consacrés au culte des catholiques romains, on dit temple et église; mais le premier ne s'emploie que lorsqu'on considère ces édifices comme habités particulièrement par la Divinité; et église signifie proprement un édifice commun ou s'assemblent les fidèles pour exercer leur culte. Par conséquent, temple exprime quelque chose de plus auguste q\i*église, — Il faut se tenir avec respect dans les temples, et songer sans cesse qu'on y est en présence de la Divinité. Tous les dimanches, le peuple s'assemble dans Véglise pour entendre la messe. — Temple se dit au figuré; église ne se dit qu'au propre. On dit que l'esprit et le cœur de l'homme sont les temples de la Divinité : c'est là qu'elle veut être adorée. (L.)
TEMPS. V. Durée.
TENDRE, TENDRESSE. V. Sensible.
TENDRES REGARDS, REGARDS TENDRES. V. Savant homme.
TÉNÈBRES, OBSCURITÉ, NUIT. Les ténèbres semblent signifier quelque chose de réel et d'opposé à la lumière. Vobscurité est une pure privation de clarté. La nuit est la cessation du jour, c'est-à-dire le temps où le soleil n'éclaire plus. — On dit des ténèbres, qu'elles sont épaisses; de Vobscurité, qu'elle est grande; de la nuit, qu'elle est sombre. On marche dans les ténèbres, à Vobscurité, et pendant la nuit. (6.)
TÉNÉBREUX. V. Obscur.
TENIR, RETENIR, CONTENIR. Tenir et retenir signifient l'un et Tautre maintenir dans un certain état; mais retenir suppose un dangc? on bien de la résistance, et par conséquent plus d'efforts de la part de celui qui maintient (5, 8«, page 8). Vous tenez votre cheval au pas; vous retenez sur le bord d'an précipice votre cheval lancé an galop; s'il a pris le mors aux dents, vous vous efforcez aussi de le retenir.
Retenir signifie aussi, comme contenir, arrêter on modérer le mouvement, l'action; réprimer. Mais retenir, c'est tenir fortement pour empêcher de se mouvoir, d'avancer, de sortir, de se développer; c'est
arrêter tout à faH l'action^ la DMmTement. Contenir, c'est simplemeat modérer, diminaer l'excès'da mouvoDeat. Ce que vous contenez ne se meut que comme tous le voulez : ce que vous retenez ne 8& ment^ n'agit pas du toot. Il en est de même au figuré.
TENTURE. V. Tapisserie.-
TERME, LIMITES, BORNES. Le terme est un point; les' limites sont une ligne; les bornes, un obstacle. (She.)
Le terme est où l'on peut aller. Les limites sont ce qu'on ne doit point passer. Les bornes sont ce qui empêche àe passer outre. — On approche ou Ton éloigne le terme. On resserre ou Ton étend les limites. On avance ou l'on recule les bornes, (G.)
Les bornes sont ce qui renferme tellement une chose dans le lieu qu'elle occupe, qu'il l'empêche de s'étendre ou d'être étendue plus loin. On dit, au propre, les bornes d'un champ; et au figuré, les bornes de la vie^ les bornes du pouvoir. — Le terme est le but où l'on tend, le point où. finit la chose ou l'action. Qaand on dit les bornes de la vie, on entend par là le temps au delà duquel la vie ne saurait s'étendre ; et quand on dit le terme de la -vie, on veut dire le point où finit le cours de la vie. Les bornes de la vie n'existent que dans rex-t> trême vieillesse; le terme de la vie peut se présenter à tout âge. — Le terme a rapport à l'action qu*on fait ou qu'on a. faite; les bornes, à l'action qui pourrait se faire. Une chose qui est à son terme est finie; une chose qui a des bornes ne saurait passer au delà.. -^ Les limites supposent une ligne de séparation entre deux choses, de manière qu'c» ne peut la passer sans empiéter de l'une sur l'antre^
TERME, MOT. y. Mot.
TERMES PROPRES, PROPRES TERMES. Les termes propres sont ceux que l'usage a consacrés pour rendre précisément les idées que l'on veut exprimer. Les propres termes sont ceux mêmes qui ont été employés par la personne que l'on fait parler, ou par l'écrivain que Ton cite. — La justesse dans le langage exige< que l'on choisisse scrupuleusement les termes propres; c'est à quoi peut servir l'étude des difiérences délicates qui distinguent les synonymes. La confiance dans les citations dépend de la fidélité que l'on a à rapporter les propres termes des livres ou des actes que l'on allègue. (B.)
TERMINER. V. Achever.
TERRAIN, TERROIR, TERRITOIRE. L'idée commune est celle d'une certaine étendue de sol. — Le terrain est un espace de terre considéré soit par rapport à quelque ouvrage, à quelque construction qu'on pourrait y faire, comme ime maison, une fabrique, soit par rapport à quelque action qui s'y passe. Le terroir est le sol considéré par rapport à l'agriculture; c'est la t^rre mise en culture, destinée à produire des récoltes. Le territoire est tonte la terre qui forme la circonscription d'une commune, l'étendue d'un département, d'une proviuce, d'uu royaume.