‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 148 sur 163 · TOMBE · texte numérisé non relu

TOMBE

cnle^ plus pitoyable que digne d'une censure sérieuse et sévère. — Les petits esprits seront sujets à des tics; et les personnes ardentes^ à des manies. Il y a des gens qui ont le tic de mettre la main à tout ce que TOUS faites, ou leur mot à tout ce que vous dites, et qui ne savent que ^'âter. Il y a des gens qui ont la manie de vouloir tout réformer, tout changer, tout perfectionner, et qui ne feront que bouleverser. (R.)

TIRER, RETIRER. Faire sortir d'un péril, d'une position fâcheuse. — On tire une personne d'un danger ou d'une mauvaise position quelconque; on ia retire d*un grand danger, ou d'un péril où elle s'est fortement engagée, ou enfln d*un danger où soi-même on Tavait exposée.

Tirer et retirer sont encore synonymes dans le sens de recueillir un avantage, un profit; mais tirer exprime simplement le fait, tandis que retirer fait entendre que Ton avait prévu ou calculé d'avance ces avantages : « L'mstruction, les leçons qu'on peut tirer de l'histoire. Il retire beaucoup de ce domaine ». (Acad.)

TISSU , TISSURE. Liaison et entrelacement de fils constituant une étoffe.^ Le tissu est Touvrage tissu, Tétoffe, la toile même : la tissure est la qualité donnée au tissu , à Touvrage, par la manière dont l'ouvrier a fait le travail (23, page 8 ). Le tissu comprend la matière et ses qualités; il est de soie , de laine, de fil, etc., beau ou laid, fin ou grossier, suivant la matière employée : la tissure ne désigne que la qualité de la fabrication, résultant de la main-d'œuvre; elle est lâche ou serrée, égale ou inégale. Au figuré, on n'emploie aujourd'hui que le mot tissu,

TOISON. V. Laine.

TOLÉRER, SOUFFRIR, PERMETTRE. On tolère les choses, lorsque, les connaissant et ayant le pouvoir en main, on ne les empoche pas. On les souffre, lorsqu'on ne s'y oppose pas, faisant semblant de les ignorer ou ne pouvant les empêcher. On les permet, lorsqu'on les autorise par un consentement formel. — Tolérer et souffrir ne se disent que pour des choses mauvaises ou qu'on croit telles. Permettre se dit et pour le bien et pour le mal. — Les magistrats sont obligés quelquefois de tolérer certains maux , de crainte qu'il n'en arrive de plus grands. Il est quelquefois de la prudence de souffrir des abus dans la discipline de l'Église, plutôt que d'en rompre l'unité. Les lois liumaines ne peuvent jamais permettre ce que la loi divine défend : mais elles défendent quelquefois ce que celle-ci permet, (6.)

TOMBE, TOMBEAU, SÉPULCRE, SÉPULTURE. La tombe et le tombeau sont élevés : le tombeau est plus élevé que la tombé. Sépulct^e et sépulture se distinguent de tombe et de tombeau par Tidée contraire à celle d'élévation. Notre mot ensevelir, tiré du latin sepelire^ signifie envelopper dans un linceul. La sépulture est le lieu où les corps morts sont, suivant sa destination, mis en terre et renfermés. Le sépulcre est tout lieu qui renferme iJroCondément, et retient à jamais un corps.

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comme un gouffre qui l'engloutit. --> La tombt est proprement la table de pierre, de marbre on de tonte antre matière, élerée on placée aodessos de la fosse qni a reca les ossements, qni contient les cendres des morts. Le tombeau est nne sorte d*ôdiflce ou nn ouvrage de l'art, érigé à rhounenr des morts , ponr consacrer et illustrer leur mémoire par raoge de leur vie, par des emblèmes, des allégories, etc. Ainsi la tombe est humble, simple, modeste devant le tombeau, La tofnbe est sons nos pieds, le tombeau sur nos tètes : Tune n'est que pour le souvenir, et l'autre est pour la gloire. Ces deux termes se confondent an figuré; mais Torateur qui sait sa langue, les considère et les emploie sous ces rapports distinctifs : il s*arrète à la tombe lorsqu'il parle de l'homme vulgaire; lorsqu'il s*agit des grands, il s'élève an tombeau, — L'idée de la sépulture n'est pas aussi noire que celle du eépulcre, La sépulture est proprement le lieu désigné on consacré, tel que nos cimetières, pour rendre les derniers devoirs aux morts, avec les pieuses et religieuses cérémonies de rinhumation. Le sépulcre est particulièrement le caveau, la fosse, et en général un lieu quelconque qui reçoit, engloutit, consume les corps, les cendres, les dépouilles des morts. La sépulture conserve toujours son caractère religieux; mais ce caractère n'est point essentiel au sépulcre. Enfin la sépulture est commune à plusieurs, à uu peuple, à une famille; chaque mort a son sépulcre. (R.)

TOMBER. V. Choir.

TOMBER A TERRE ou PAR TERRE. V. Terre.

TOMBER D'ACCORD. V. Consentir.

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