BATAILLE
lorsqu'ils font cndarer à l'an d'eux des tourments bornbles; féroceÈ^ quand ils dansent autour de leur victime expirante eu témoignant leur joie de la Toir souffrir.
BARBARISME, SOLÉCISME. Le barbarisme est l'emploi dans une langue d'un terme, d'une forme ou d'une tournure qui n'appartiennent point à cette langue : le solécisme est une faute contre les règles de cette langue.
BARRE, BARREAU. Barreau est le diminutif de barre (35, page 10) : les barreaux d'une chaise sont de petits Làtons qui servent à assembler et à maintenir les âiontants de la chaise. En outre, barre est le terme général; le mot barreau, lors même qu'il se dit d'une grande pièce de bois ou de métal, fait entendre que cette pièce a une forme particulière et une destination spéciale : Les barreaux ctune fenêtre; les barreaux (f me grille, (Acad.)
BAS, ABJECT, VIL. Bas et abject ne diffèrent que par les degrés : ce qui est abject est très-bas, dans une profonde humiliation; car abject ne se dit qu'au figuré. L'idée de ces deux mots, relative à la Hauteur ou à l'élévation, ne peut pas être confondue avec celle de vil, relative au prix des choses, au cas qu'on en fait. On est bas par sa place, t;i7 selon l'opinion ou par l'appréciation des qualités. Il faut donc dire bas et abject; car celui-ci renchérit sur l'autre. On peut donc dire vil et abject; car les deux idées sont différentes : mais on ne dira guère vil et bas ; parce que bas, s'appliquant également au prix des choses, dit moins que vil. Les denrées peuvent être à bas prix, sans être àvt/prix. Ces deux termes, comme synonymes à'abject, ne doivent être employés ici que dans le sens figuré. ~ Ce qui est bas manque d'élévation; ce qui est abject est dans une grande bassesse; ce qui est vil, dans nn grand décri. On ne considère pas ce qui est bas; on rejette ce qui est abject; on rebute ce qui est vil. L'homme bas est méprisé; l'homme abject, rejeté ; l'homme vil, dédaigné. — Un homme est bas, qni déroge à la dignité de son état. Un homme est abject, qui se ravale lusqu'à faire entièrement oublier ce qu'il est. Un homme est vil, qui renonce à sa propre estime et à celle des autres. — Une profession est ^w, quand elle est abandonnée au pauvre petit peuple. Une profession ^i abjecte, quand elle rabaisse l'homme au-dessous de lui-même, et le réduit à des humiliations dures pour l'homme de cœur. Une profession est vile, lorsque l'opinion y attache une sorte d'infamie, ou qu'elle n'e'^t exercée que par des honmies regardés comme infâmes. (R.)
BASSESSE. V. Abaissement.
BATAILLE, COMBAT. La bataille est une action plus générale, et ordinairement précédée de quelque préparation. Le combat semble être nne action plus particulière, et souvent imprévue. Ainsi les actions qui se sont passées à Cannes entre les Carthaginois et les Romains , à Pharsale entre César et Pompée, sont des batailles. Mais l'action où tes Horaces et les Curiaces décidèrent du sort de Rome et d'Albe, celle
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dn passage da Rhin, la défaite d'un oonyoi on d'an parti, sont des eombais. — Le moi de combat a plus de rapport à l'action même de se kittre qne n*en a le mot de bataille; mais celui-ci a des grâces partienliëres lorsqu'il n'est question qne de dénommer Taction. CTest pourquoi Ton ne parlerait pas mal en disant qn'à la bataille de Fleuras le combat fut opiniâtre et fort chaud. (6.)
BATIMENT, ÉDIFICE. Bâtiment se dit de toute construction, soit en maçonnerie, soit en charpente: une maison. est un bâtiment, un navire est un bâtiment. Édifice ne se dit que de heUes et vastes constnctions en maçonnerie, ou de constructions spéciales remarquables par leur élégance ou leur solidité, par les ornements d'architecture qui les décorent ou qui leur donnent un caractère particulier : les palais, les châteaux, les églises, une tour, un phare, un observatoire, un arc de triomphe, sont des édifices,
BATIR. V. Construire.
BATTRE, FRAPPER. Pour battre il faut redoubler les coups; pour frapper il suffit d*en donner un seul : aussi battre ayant pour sujet un nom de personne, suppose toujours l'intervention de la volonté, l'intention de faire Taction; tandis que l'on peut frapper par mégarde, sans le vouloir. De plus, battre exprime la violence, sans application à un endroit précis; frapper implique la aétermination de l'endroit où tombe le coup : onbatim homme; on le fhqtpe au visage, à la tète, sur l'épaule.
BATTU. V. Vaincu.
BAVARD. V. Babillard.
BAVARDAGE. V. Babil.
BÉATIFICATION , CANONISATION. Ce Sont deux actes émanés de l'autorité pontificale, par lesquels le pape déclare qu\me personne dont la vie a été exemplaire et accompagnée de miracles, jouit après sa mort du bonheur éternel, et détermine l'espèce de culte qui peut lui être rendu. — Dans l'acte de béatification le pape ne prononce que comme personne privée, et use seulement de son autorité pour accorder à certaines personnes, à un ordre religieux, & une communauté, le privilège de rendre au béatifié mi culte particulier» qu*on ne peut r»* garder comme superstitieux ou répréhensible, dès qu'il est muni du sceau de l'autorité pontificale. ^ Dans l'acte de canonisation, le pape parle comme juge après un examen juridique et plusieurs solennités, prononce ex cathedra sur l'état du saint, et détermine l'espèce du enlte qui doit lui être rendu par TÉglise universelle. (B.)
BÉATrrUE. V. Bonheur.
BEAU , JOLI. Le beau est grand, noble et régulier; on ne peut s'empêcher de l'admirer : quand on l'aime, ce n'est pas médiocremeni; il attache. Le joli est fin, délicat et mignon; on est toujours porté à le louer : dès qu*on l'aperçoit, on le goûte; il plait. Le premier tend avec plus de force & la perfecUon, et doit être la règle du goût Le second