‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 37 sur 163 · BRAILLARD · texte numérisé non relu

BRAILLARD

ce qai était sur pied^ de mettre le haut en bas. (V. Abattre, Démolir, etc.) Un yent violent renverse des arbres; un ouragan bouleverse tout; il fait un pèle -mêle de ruines et de débris.

BOURRASQUE. V. Orage.

BOURGEOIS. V. Habitant.

BOURRIQUE. V. Anesse.

BOURRU, BRUSQUE, BRUTAL. Le >>urru est rude et maussade dans ses paroles et dans ses manières ces formes déplaisantes peuvent parfaitement s'allier chez lui avec une extrême bonté de cœur et nue grande bienveillance. On est bourru par caractère.

L'homme brusque est prompt et rule 'sar vivacité d'esprit : ses paroles et ses manières peuvent d'ailleurs r^'avoir rien de blessant.

L*homme brutal est grossier et emporté : il est tel par un manque d'éducation joint à l'impuissance de maîtriser les mouvements de colère (îui l'agitent.

BOURSOUFLAGE , BOURSOUFLURE. « Boursouflage ne se dit qu'au fi^ré, en parlant du style : Un style plein de boursouflage. Boursou^ pure se dit au propre et au figuré : Avoir de la boursouflure dans le visage; La boursouflure du style, » (Acad.)

^ais boursouflure du style dit moins que boursouflage : ce dernier^ i cause de sa terminaison , exprime une idée d'ensemble et de complication (24, page 8); il fait entendre non -seulement que le style est boursouflé partout, dans tout son ensemble, mais aussi qu'il est embarrassé et obscur.

BOURSOUFLÉ. V. Ampoulé et Enflé.

BOUT, EXTRÉMITÉ, FIN. Us signifient tous trois la dernière des parties qui constituent la chose ; avec cette différence que le mot de ^^, supposant une longueur et une continuité, représente cette dernière partie comme celle jusqu'où la chose s'étend; que celui à.*extré^ mité, supposant une situation et un arrangement, l'indique comme celle qui est la plus reculée dans la chose; et que le mot de fin, supposant un ordre et une suite, la désigne comme celle où la chose cesse. Le 6ou< répond à une autre bout; Vextrémité, au centre; et Idifin, au commencement. Ainsi l'on dit le bout de Tallée, \* extrémité àxx royaume, la fn de la vie. — On parcourt une chose d*un bout à l'autre. On pénètre de ses extrémités jusque dans son centre. On la suit depuis soa origine jusqu'à sa fin. (G.)

BRAILLARD, BRAILLEUR ; CRIARD, CRIEUR; PLEURARD, Pl-EUREUR. La terminaison ard marque une répétition plus fréquente <le l'action , une habitude tellement enracinée , qu'elle est comme un besoin incessant de brailler, de crier, de pleurer: elle exprime en même temps l'ardeur, l'excès, l'immodérSition (41, page 12). Le bailleur parle actuellement très- haut, beaucoup et mal à propos : 'e braillard le fait presque continuellement; il ue peut ouvrir la bouche sans brailler.

108 SYNONYMIES FRANÇAIS.

11 CD est de même du crieur et du criard : celui-ci crie toujours; il se plaint et gronde souvent poux des sujets de peu d'importance ou même sans sujet.

Pleureur se dit de celui qui pleure ou qui a l'habitude de pleurer; mais le pleurard est un enfant qui pleure presque toujours» sans sujet, en geignant, en faisant des lamentations.

BRAVOURE. V. Ccsur.

BREDOUILLER. V. Balbutier.

BREF, COURT, SUCCINCT. Bref m se dit qu'à l'égard de la durée : ^ temps seul est bref. Court se dit à l'égard de la durée et de l'étendue : la matière et le temps sont courts. Succinct ne se dit que par rapport à l'expression : le discours seulement est succinct. — Oa pro' longe le bref; on allonge le court ; on étend le succinct. Le long est l'opposé des deux premiers, et le diffus Test du degrnier. •— Des jours qui paraissent longs et ennuyeux forment néanmoins un temps qui paraît toujours trè&'bref au moment qu'il passe. L'habit long aide le maintien extérieur à figurer gravement; mais l'habit court est plus commode et n'6te rien à la gravité de l'esprit et de la conduite. L'orateur doit être succinct ou diffus, selon le sujet qu'il traite et l'occasion où il parle. (G.)

BREUVAGE. V. Boisson.

BRIGUE. V. Intrigue.

BRILLANT. V. Éclat.

BRISER. V. Casser.

BRONCHER. V. Trébucher.

BROUILLE, BROUILLERIE. Brouille exprime un état actuel et permanent de mésintelligence. La brouillerie est la mésintelligence qui survient accidentellement, qui n'aura probablement que peu de durée ^ parce qu'elle a des motifs moins graves que la 6rout7/e. Ainsi ôrouiV/e dit plus que brouillerie (22, page 7).

BROUILLER, EMBROUILLER. Mettre pêie-mèle, mêler; au figuré, mettre de la confusion, du désordre dans les affaires ou dans les idées Embrouiller ne s'emploie qu'au figuré, et par conséquent ne peut être que dans ce cas synonyme de brouiller; mais alors brouiller exprime le désordre cimsidéré en lui-môme, d'une manière absolue ; embrouille^ l'exprime relativement à notre esprit, qui ne distingue plus les choses ou les démêle difficilement (6, page 4).

« On brouille et on embrouille des affaires, des idées, des questions, un discours, ce qu'il s'agit de comprendre et de savoir : on les brouille en y mettant le désordre; on les embrouille en y jetant de l'obscurité. Les affaires sont brouillées par la mésintelligence et la discorde : elles sont embrouillées à cause de la difficulté de les entendre et de les expliquer. Ce qui est ôroui/W n*est pas en ordre et d'accord: ce qui est «w6roui7/^ n'est pas net et clair. » (R.)

BROYER, PULVÉRISER, PILER. Broyer, c'est triturer de manière

4 i-éduire en poudre ou en pâte : On broie du poivre; la meule broie le grain; les dents broient les alime;its; on broie les couleurs en les mêlant avec de l'eau ou avec de Tliuile.

Pulvériser signifie, littéralement, réduire en poussière. Au propre> il n'est guère employé qu'en parlant de substances <iue Ton n'est pas dans l'usage habituel de réduire en poudre : le chimiste pulvérise un corps solide pour pouvoir plus facilement l'analyser ou pour le combiner avec d'antres corps.

Piler, c'est écraser ou broyer avec un pilon dans un mortier.

BRUSQUE , BRUTAL. V. Bourru.

BRUTE. V. Animal, au propre et figuré.

BURLESQUE, GROTESQUE. Burlesque, terme de littérature désignant un genre d'une bouffonnerie outrée : Poème burlesque, vers burlesques, style burlesque, /(Acad.) Il se dit , par extension, de ce qui est plaisant par sa bizarrene : Accoutrement burlesque. Cet homme à une mine burlesque, ^Id.}

Grotesque est un terme emprunté aux arts de dessin. « Il se dit, au propre, des figures bizarres et chargées imaginées par un peintre, et dans lesquelles la nature est outrée et contrefaite. Dans ce sens on remploie le plus souvent comme substantif et au pluriel : Faire des grotesques. x> (Acad.) Au figuré, il signifie bizarre et ridicule ou extravagant : Un habit grotesque; mine grotesque; cet homme est grotesque; imagination grotesque.

Ce qui est burlesque, quoique bizarre et très -plaisant, n'est point ridicule ou contraire à la raison ; il peut même renfermer un grand sens, témoin plusieurs pages de Rabelais et les farces de Molière. Le ridicule ou l'extravagance caractérisent essentiellement ce qui est grotesque,

BUT, VUES, DESSEIN. Le but est , plus fixe; c'est où l'on veut aller: on suit les routes qu'on croit y aboutir, et Ton fait ses efforts pour y arriver. IjOS vues sont plus vagues; c'est ce qu'on veut procurer : on prend les mesures qu'on juge y être utiles, et l'on tâche de réussir. Le dessein est plus ferme ; c'est ce qu'on veut exécuter : on met en œuvre les moyens qui paraissent y être propres, et on travaille à en venir à bout. Le véritable chrétien n'a d'autre but que le ciel, d'autre vue que de plaire à Dieu, ni d'autre dessein que de faire son salut. — On se propose un but; on a des vues; on forme im dessein. La raison défend de se proposer un but où il n'est pas possible d'atteindre, d'avoir des vues chimériques, et de former des desseim; qu'on ne saurait exécuter. (G.)

BUTIN. V. Proie.

MGT. DES STNOKTMKfc

110 8TIIONTMES FRANÇAIS.

CABALE, INTRIGUE. Ces deux mots se disent de moyens, de pratiques employées pour faire réussir ou pour faire manquer une affaire, un projet^ un dessein, et en général pour atteindre un but. Ce but n'est jamoais la perpétration d'un crime, ni un attentat contre la sûreté de TÉtat ou contre le gouvernement, et c'est là ce qui distingue la cabale et V intrigue du complot, de la conspiration et de la conjuration. Cependant la cabale et Vintrigue supposent des intentions malveillantes, c'est pourquoi ces mots se prennent toujours en mauvaise part.

La cabale est essentiellement le fait de plusieurs personnes; l'intrigue peut n'être que le fait d'un seul individu. Celle-ci fortifie son action par la complication et la puissance des moyens qu'elle emploie pour atteindre son but; l'autre fortifie la sienne surtout par le nombre et l'autorité de ses adbérents.

La cabale agit presque toujours ouvertement; elle s'avoue : Vintrigw est toujours sourde, tortueuse, oblique; elle se cache. Il y a quelque chose de plus violent dans la première; il y a quelque chose de plus mystérieux et par conséquent de plus Uche dans la seconde.

CABANE, HUTTE, CAHUTE, CHAUMIÈRE. La cabane est une petite et chétive habitation construite en terre, en branchages, en roseaux, en bruyère, etc. La hutte est une simple loge, plus petite que la cabane et construite de la même manière; ce nom n'éveille d*autre idée que celle d*abri contre les intempéries de l'air. Cahute se dit par mépris de toute mauvaise et pauvre habitation. La chaumière est une petite maison couverte en chaume.

L'homme très-pauvre, dans les champs, et le bûcheron, dans la forêt, habitent ime cabane; les sauvages ont des huttes; dans beaucoup de campagnes les cidtivateurs habitent des chaumières.

CABARET, TAVERNE, GUINGUETTE. Le cabaret est un lien o* l'on vend du vin en détail, soit que l'acheteur l'emporte ou qu'il le boive dans le lieu même. Taverne se disait autrefois d'un mauvais cabaret fréquenté par la crapule; aujourd'hui on entend généralement par ce mot des restaurants où l'on fait la cuisine anglaise, ou bien des estaminets à l'instar de ceux d'Allemagne. La guinguette est un cabaret restaurant sitaé hors de la ville, et où le peuple va boire et manger les jours de fête. Cabaret se dit aussi pour restaurant,

CACHER, DISSIMULER, DÉGUISER, VOILER, FEINDRE. Cacher, au figuré, c'est simplement ne pas faire connaître, a On cache, par un I»rofond secret, ce qu'on ne veut pas manifester». (G.) Cacher est le le terme général.

Dissimuler, dit l'Académie , c'est cacher ses sentiments et ses des»

Caducité. 111

seins. On dissimule^ par une conduite réservée et artificieuse, ce qu'on ne veut pas laisser apercevoir en soi-même.

Déguiser, c'est cacher sous des apparences trompeuses. On déguise ce qu'on veut dérober à la pénétration d'autrui^ comme lorsqu'on dissimule; mais quand on déguise, on se sert d'apparences qui donnent le change : quand on dissimule, on ne s'en seit pas; seulement on tient profondément caché ce qu'on a dans le cœur ou dans l'esprit.

Voiler, c'est aussi cacher sous l'apparence ^ mais sous l'apparence réelle des choses. « On voile ses défauts^ dit M. Guizot, des apparences de quelques qualités louables qui y tiennent et qu'on peut posséder en effet. On déguise ses intentions en affectant des intentions différentes de celles qa'on a d.

Feindre, c'est faire semblant^ se servir d'une fausse apparence pour tromper. On feint d'être malade et Ton se porte bien; on feint de ne pas avoir entendu ce que l'on a entendu parfaitement.

La dissimulation ne laisse rien voir; la feinte montre simplement ce qui n'est pas; le déguisement montre ce qui n'est pas afin de cacher ce qui est; le voile cacho, sous quelque chose qui est^ quelque autre chose qui est réellement.

CACHER , TAIRE. V. Taire,

CACHÉ, SECRET, OCCULTE. Ce qui est caché est dérobé à notre vue ou à notre connaissance par quelque chose qui le couvre ou qui l'enferme; nous pouvons d^ailleurs en savoir ou en ignorer Texistence. Ce qui est secret n'est connu que d'un très-petit nombre de personnes, ou est très-peu connu : Affaire secrète. Les articles secrets dun traité. La nature agit par des voies secrètes, (Acad.) Ce qui est occulte existe mystérieusement pour nous ; c'est-à-dire que nous croyons à son existence^ que nous l'admettons, sans cependant nous en rendre raison : Causes occultes, propriétés occultes.

On découvre ce qui était caché; on apprend ou l'on parvient à connaître et l'on divulgue ce qui était secret; on voudrait savoir le pourquoi et le comment de ce qui est occulte.

CACOCHYME. V. Valétudinaire.

CADUCITÉ, DÉCRÉPITUDE. Caduc et décrépit, d'où caducité et décrépitude, sont des mots latins formés : le premier du verbe cado, choir, déchoir, tomber, tomber en décadence , en ruine; le second du verbe crepo, craquer, rompre, crever, jeter son dernier éclat ou son dernier soupir. La caducité désigne donc la décadence , une ruine prochaine; et la décrépitude annonce la destruction, les derniers effets d'une dissolution graduelle. — Décrépitude se dit proprement de l'homme, et ne peut se dire que des êtres animés. Caducité se dit même de certaines choses inanimées : on dit la caducité d^xm bâtiment, d'ime fortune , d'une succession, etc. Caduc se prend pour fragile, frêle, qui n'a qu'un temps, qui tire à sa fin, qui n'a point d'effet. Nous disons

une santé caduque, c'est-à-dire frêle, chancelante^; et nous ne dirons pas une santé décrépite, car la décrépitude est une maladie manifestée dins toute l'habitude du corps décrépit. ^llM&dJg^ emploie proprement ces termes pour distinguer deux â.ges ou deux périodes de la Tiei liesse. Il y a une vieillesse verte, une vieillesse caduque, une vieillesse décrépite. La caducité est une vieillesse avancée et infirme , qui mène à la décrépitude : la décrépitude est une vieillesse extrême et pour ainsi dire agonisante, qui mène à la mort. (R.)

CAGOTISME, GAGOTERIE; BIGOTISME, BIGOTERIE. Le mot eagotisme enchérit sur bigotisme : ce Le cagot, dit l'abbé Rouhaud, charge le rôle de la dévotion , dans la vue d'être impunément méchant OQ pervers ». Le bigot s^attache superstitieusement aux moindres pratiques extérieures de la religion, et les met au-dessus des devoirs de la vraie piété : il peut d'ailleurs être de bonne foi, avoir de la probité : il n'en est pas de même du cagot.

Cagotisme et bigotisme, comme ^indique la terminaison (32, page 9). expriment Tesprit, le caractère, la maniète de penser du cagot et du bigot. Cagoterie et bigoterie désignent les actions du cagot et du bigot, ou rhabitude de ces actions (22, page 7).

CAHOT, CAHOTAGE. Espèce de saut que fait une voiture en roulant sur un chemin pierreux ou mal uni. (Acad.) Cahot exprime simplement l'idée de cette espèce de saut : le cahotage, comme le dit trèsbien l'Académie^ est le mouvement fréquent causé par les cahots. La forte secousse d'mi cahot effhde ou peut faire verser; le cahotage fatiipie, parce que ce sont des secousses continuelles (24, page 8).

CAHUTE. V. Cabane.

CAILLÉ, COAGULÉ, FIGÉ. Tous trois se disent d'un liquide qui s'est épaissi ; mais caillé est le terme usuel ; coagulé est un terme didactique : l'un et l'autre se disent surtout du lait et du sang.

Quant k figé, il se dit d'un liquide gras qui s'est épaissi par le froid, par le refroidissement. « La graisse se fige, le beurre fondu se fige, nmile se fige, le bouillon se fige». (Acad.) On dit aussi de certains poisons qu'ils figent le sang dans les veines : c'est que l'action de ces poisons est considérée comme celle du froid ; ils refroidissent le sang, ils l'épaississent en détruisant sa chaleur naturelle.

CAJOLER. V. Caresser.

CALAMITÉ. V. Malheur.

CALCULER, SUPPUTER, COMPTER. Calculer, c'est faire des opérafions arithmétiques ou des applications particulières de la science des nombres, pour parvenir à \me connaissance, à une preuve, à une démonstration. Supputer, c*est assembler, combiner, additionner des nombres donnés pour en connaître le résultat ou le total. Compter, c'est faire des dénombrements, des énumérations, ou des supputations» des calculs ou des états, des mémoires, etc., pour connaître une quantité : terme vague et générique. — Vous comptez dès qiie ypus nombrez: un enfant

CAUCS. ii3

eoutpie d'abord sur ses dmgts, wa, deux, trois : VL ne suppute pas cb> ton tant qall ne pent pas dire aoi et deux fout trois, un et trois faut quatre, etc.; à plus forte raisiai, il est loin de ealcuier par des dinsions, des mnltiplicalions^ des sonstractions. Le cakul est sayant; il j .1 des méthodes saTanles de eaieul. Le eakui est une science : l'astio- Dome calcule le retoor des comètes; le géomètre calcule Hofini : on dît calculs astronomiques, algébriques; calcul intégral, différentiel, etc. Le compte est sortont écononùqne, je Tenx dire relatif aux affaires d'intérêt, d'administration , de commerce, de finance : on compte la recette et la dépense ; on dit les comptes d'en marchand, d*nn régi»' senr, d'nn caissier. La supputaRon entre dans les calculs et les eomp' tes : c'est nne opération déterminée et horoée de calcul. Cest ponrqnoi nn chionologiste siippute les temps, en partant des termes connos pour arrirer à un terme incertain : de même l'astronome suppute sor des tables pour fixer le temps, le moment dn rctonr d'nn phénomène. On fait des siq^putations de temps, de dépenses , ponr en aroir le lésuStat. — Supputer ne se dit guère qu'an propre. On dit quelquefois calculer pour combiner, raisonner, réduire à la force du calcul, etc. Compter signifie encore Êdre état de croire, se proposer, estimer, répéter, ainsi que faire fond. (R.)

CALENDRIER, ALMANACH . On entend par calendrier un système de division du temps par années solaires ou Ixmaires, composées chacune d'un certain nombre de jours> et subdivisées en mois, etc. : calendrier Julien, calendrier grégorien, ca/6m2rter républicain, calendrier des ÉgTptiens, des G3ialdéens, des Turcs, etc. Ce mot se dit aussi dHm tableau qui donne simplement l'indication des mois, des jours et des fêtes de Tannée, d'après un de ces systèmes. On fait des tableaux qui présentent la concordance du calendrier grégorien , qui est le nôtre, avec le calendrier julien, que suivent les Russes, avec le calendrier des Tores, etc.

A l'indication des mois, des jours et des fêtes de Tannée, Valmanaek ajoute des observations astronomiques, l'annonce des éclipses, des instructions sur des choses usuelles, quelquefois aussi de prétendues prédictions, des anecdotes, etc. Valmanach est ou un livre, ou simplement nn tableau collé sur carton et portant le titre d'Almanach de cabinet.

CALME. V. Tranquille et Tranquillité.

CALMER, y. Apaiser.

CAMARADE. V. Compagnon.

CAMARD. V. Camus.

CAMPAGNE (LA). V. Champs {les).

CAMUS, CAMARD. Qui a le nez court et plat— Camar</ exprime Texcès du défaut ( 41 , page 12 } : le camard, suivant la définition de l'Académie, a le nez plat et de plus écrasé. Camus se dit des personnes et des animaux : Un chien camus. (Acad.) Camard ne se dit que def

IIA SYNONYMES FRANÇAIS..

personnes ; c*est un terme familier et légèrement méprisant. — Camu» se dit aussi au figuré^ en parlant de quelcpi'un (pii a été trompé dans l'attente de quelque chose.

CANDEUR. V. Naïveté.

CANONISATION. V. Béatification.

CAPABLE. V. Adroit et Capacité.

CAPACITÉ, HABILETÉ ; CAPABLE, HABILE. Capacité a plus de rapport à la connaissance des préceptes ; et habileté en a davantage à leur application. L'une s'acquiert par Tétude, et l'autre par la pratique. — Qui a de la capacité est propre à entreprendre. Qui a de l'habileté est propre à réussir. — Il faut de la capacité i^xa commander en chef; et de V habileté pour commander à propos. (G.)

L'homme capable peut; il a les qualités requises pour faire : Vhabile exécute parfaitement. Voyez l'art. Adroit, capable.

CAPITAL, PRINCIPAL. Capital se dit d'une manière absolue ; principal exprime une idée relative : une affaire est capitale, c'est-à-dire grave par elle-même; une affaire est prtnctpa/e relativement à d'autres qui sont secondaires, accessoires, qui se rattachent à l'affaire principale.

Le capital est une valeur ou un ensemble de valeurs commerciales : le principal d'une dette est la partie essentielle, fondammentale de cette dette, celle qui a occasionné les frais ou qui produit les intérêts qui y sont ajoutés. Le commerce emploie dans ce sens le moi capital; mais La Fontaine a eu raison de dire :

Je vous pairai, lai dit- elle.

Avant Tout, foi d'animal, Intérêt et principal.

CAPRICE. V. Humeur.

CAPRICIEUX. V. Fantasque.

CAPTER, CAPTIVER. Capter, c'est employer auprès d'une personne l'adresse, l'artifice, tous les moyens, même condamnables, pour parvenir à quelque chose. Captiver, c'est séduire par la beauté, par le talent, par un mérite quelconque. On peut captiver involontairement : dans la captation la volonté agit toujours fortement; elle s'efforce de circonvenir, de tromper, de faire tomber dans le piège. Ces considérations suffisent pour faire comprendre la différence qu'il y a entre capter la bienveillance et captiver la bienveillance de quelqu'un,

CAPTIEUX. V. Fallacieux et Insidieux.

CAPTIF, PRISONNIER, ESCLAVE. Captif, en latin captivus, signifie littéralement qui a été pris et est retenu de force ; prisonnier, qui est en prison. Comme l'a très -bien fait observer M. Guizot, « Un homme qu'on vient de prendre est cap^i/ jusqu'au moment où le geôlier l'a enfermé dans sa prison; alors il est de ilus prisonnier. Un

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